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mise
à jour:
January 4, 2005
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Exemples
d’applications de CA
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Pays
Nigéria
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Domaine
Santé
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Technologie
Santé des enfants
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Détenteurs des Connaissances
Femmes Igbos
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Source: Obikeze, D. S. IK K Monitor
5(2) 1997 CIRAN
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Application: Rites en matière de soins
de santé maternels et infantiles en post-partum et
leur observation par les Igbos du sud-est du Nigéria
Pendant une période de quatre semaines après la naissance
appelée : ‘omugwo’, la mère et l’enfant sont isolés et celle-ci
est dégagée des obligations des travaux ménagers dont s’occupe
la grand-mère du nouveau-né. On donne à la mère une soupe
chaude faite avec du poisson séché, des yams, beaucoup de
poivre et un assaisonnement spécial à base d’herbes appelé
‘udah’, qui provoque des contractions de l’utérus, ce qui
favorise l’expulsion des caillots de sang. Ce régime aide
à la reproduction du sang perdu pendant la naissance, à restaurer
l’énergie, à faciliter la guérison des plaies, ainsi qu’à
la restauration du bon fonctionnement des divers organes du
corps et favorise la lactation. Pour une femme qui donne naissance
pour la première fois, ce temps est utilisé pour recevoir
une formation dans l’exercice du métier de parent et en matière
de travaux ménagers de la part de sa mère.
Enseignement: Les rites 'Omugwo' doivent être reconnus
et intégrés dans les programmes de santé, ainsi que
dans les stratégies d’ assistance dans ce domaine.
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2
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Pays
Tanzanie / Rwanda
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Domaine
Agriculture
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Technologie
Agroforesterie
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Détenteurs des Connaissances
Agriculteurs Washambaas
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Source
Divers rapports GTZ 1980
– 1990, ou contacter : rwoytek@worldbank.org
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Application: Transfert du système agricole
washamba au Rwanda, adaptation et 're-transfert'.
Les Washambaas des montagnes Usambara en Tanzanie avaient
développé un système de culture qui imite la végétation
climax de la forêt feuilleuse, en intégrant dans la même
parcelle, sur plusieurs niveaux, des plantes annuelles et
des plantes vivaces. Ces principes furent transférés à Nyabisindu
au Rwanda dans le cadre d'un projet d'assistance GTZ (agence
de coopération allemande). Des banquettes de niveau à usage
multiple spéciales avec arbustes et plantes à fourrage furent
ajoutées au système et 're-transferées' aux Washambaas,
une fois que la densité de la population, ainsi que la demande
accrue pour du bois à brûler, eurent provoqué un épuisement
des sols.
Enseignement: L'imitation de la végétation
naturelle est une approche valable pour la conservation
des sols. Transférer et ajouter des éléments pour traiter
de nouveaux problèmes ajoute de la valeur au système original
de culture des terres.
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3
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Pays
Egypte
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Domaine
Construction; Energie
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Technologie
Architecture
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Détenteurs des Connaissances
Architectes, maçons
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Source
BASIN News No.
12 1997 Eschborn , ou contacter Schreckenbach H.
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Application: Réintroduire l'architecture traditionnelle
égyptienne
Suivant une réorientation des politiques nationales de
l'énergie, la commission égyptienne de l'énergie atomique
a fait des recherches pour déterminer des méthodes de construction
permettant d'économiser l'énergie ainsi que les matériaux
de construction. Un échange d'expériences au niveau des
régions fut organisé et les observations suivantes furent
confirmées : les toits en arcs possèdent une surface plus
petite que ceux de forme plate (nécessitant donc moins de
matériaux de construction) pour couvrir un espace intérieur
d'une dimension identique.En outre, comme le montre les
simulations sur ordinateur, l'économie en chaleur est de
20 % par rapport aux toits de forme plate. Les toits en
arc permettent en effet à l'air chaud de s'élever, laissant
l'air plus froid au niveau du sol. D'autre part, des ouvertures
en hauteur fournissent une "climatisation naturelle" par
ventilation croisée. De plus, des lucarnes au niveau des
voûtes et des dômes fournissent 4 à 5 fois plus de lumière
que les fenêtres placées plus bas sur les murs verticaux.
Moins de surface consacrée aux fenêtres est également nécessaire
si l'on veut réduire les volumes à chauffer ou à refroidir.
Finalement, des pièces avec des toits en arc procurent un
sentiment agréable pour les occupants, ils donnent en effet
l'impression d'être moins oppressants que ceux de forme
plate.
Enseignement: Faire valider les connaissances
traditionnelles par la technologie moderne et faire prendre
conscience les praticiens du développement et les décideurs
de cet état de fait.
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Pays
Burkina Faso
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Domaine
Agriculture
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Technologie
Conservation des sols
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Détenteurs des Connaissances
Agriculteurs mossis
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Source
Warren, D. M., Rajasekaran, B. 1993, Putting local knowledge
to good use, International Agricultural Development 13 (4):
8-10
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Application: Renaissance des pratiques de terrassement
et de collecte des eaux dans le Sahel
Au début du siècle les mossis construisaient des terrasses
en alignant des pierres (banquettes de niveau) sur les terres
qu'ils cultivaient. Plus tard, à cause de l'instabilité
politique, cette pratique fut abandonnée. Après plusieurs
sécheresses durant les années 1970, les banquettes furent
recréées. Des fosses permettant de conserver l'eau furent
ajoutées. Elles étaient remplies de produits organiques
afin d'accroître la fertilité des sols. Plus de banquettes
en pierre furent ajoutées au fil des ans. Elles atteignent
à peu près un mètre de hauteur, forment des terrassements
sur les pentes et sont construites durant la morte-saison
ou la saison sèche, en utilisant relativement peu de main-d'oeuvre.
Les banquettes semi-perméables permettent une infiltration
progressive de l'eau et ainsi d'éviter son écoulement trop
rapide provoqué par des pluies rares mais fortes. Ceci permet
de réduire le risque de mauvaise récolte, ainsi que l'érosion
des sols. Durant les sécheresses désastreuses des années
1983 et 1984, les cultures poussèrent sur les terres avec
des banquettes, tandis que dans les champs adjacents rien
ne poussa. Le Fond International pour le Développement Agricole
(International Fund for Agricultural Développement , IFAD)
assista le Burkina Faso dans la dissémination de cette technologie
au centre du pays, un plateau très peuplé, ou 150 villages
possèdent aujourd'hui sur leurs champs des banquettes de
pierre. Les récoltes de sorgho ont augmenté d'environ 40
pour cent dans les champs avec des banquettes.
Enseignement: Les pratiques développées localement
requièrent un environnement politique et économique favorable.
Une approche participative permet aux agriculteurs le choix
de la technologie.
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Pays
Ghana
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Domaine
Agriculture
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Technologie
Recherche et vulgarisation agricoles
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Détenteurs des Connaissances
Femmes agriculteurs
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Source
ACDI
Grain Développement Project
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Application: Science au niveau de la base - Projet
de développement des céréales au Ghana
Les projets de recherches agricoles financés par l'ACDI
et le CRDIC bénéficient de plus en plus des connaissances
autochtones, qui ont joué un rôle clé dans le développement
de techniques adéquates et dans le suivi des recherches
. Un projet de développement des céréales au Ghana appuyé
par l'ACDI, s'est mis à l'écoute des agriculteurs, la plupart
étant des femmes. Ceci a permis de non seulement déterminer
leurs besoins, mais aussi, une fois que de nouvelles variétés
améliorées furent développées, de disséminer les connaissances
nouvelles. Les femmes agriculteurs jouent aussi un rôle
essentiel dans la préservation des céréales utilisées traditionnellement.
Enseignement: Les femmes en tant que détenteurs des
connaissances sont des sources importantes d'informations
pour la recherche scientifique et sont des agents d'extension
crédibles et convaincants.
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Pays
Zimbabwe
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Domaine
Environnement
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Technologie
Procédés de contrôle
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Détenteurs des Connaissances
Jeunes sortant de l'école
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Source
University of Florida, Notes CA), contact :mailto:pcmohan@worldbank.org
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Application: Des jeunes sortant de l'école
contrôlent les effluents menacés par des activités minières.
Dans les communautés entourant Cap Mine au Zimbabwe, des
chercheurs locaux ont mené des expériences avec des jeunes
sortant de l'école, qui furent couronnées de succès. Ils
ont développé des schémas impliquant ces jeunes en tant
que surveillants de la qualité de l'eau, dont la tâche consistaient
à assister les résidents des communautés à repérer les infiltrations
et à diriger le déversement des effluents dans des voies
d'eau affectées par des activités minières. Les fermiers
ont montré un grand intérêt à mieux comprendre les effets
des activités minières sur les réservoirs locaux et les
systèmes d'adduction d'eau. L'étude qui en a résulté a ainsi
permis d'améliorer les procédés de contrôle de l'impact
sur l'environnement des activités de l'industrie en question.
Enseignement: Impliquer les jeunes sortant
de l'école dans des activités de contrôle et de surveillance
est d'un bon rapport coût-efficacité et permet la création
d'un groupe de pression local qui peut avoir une influence
sur les actions des pouvoirs publics et du secteur privé.
En outre, les jeunes ont ainsi la possibilité de comprendre
leur environnement local.
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7
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Pays
Cameroun
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Domaine
Elevage
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Technologie
Médecine vétérinaire; ethno-botanique
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Détenteurs des Connaissances
Gardiens de bétail Fulanis; vétérinaires modernes et
traditionnels
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Source
Toyang, N. J.et al. Ethno-veterinary medicine practices
in the Northwest Province of Cameroon IK Monitor
3 (1995)
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Application: Combiner les pratiques vétérinaires
ethniques avec les services vétérinaires publiques
Dans la province du nord-ouest du Cameroun des vétérinaires
et des membres du personnel du Ministère de l'Elevage, des
Pêches et des Industries Animales, ainsi que de l'Institut
pour la Recherche Animale, ont joint leurs forces dans le
cadre d'une coopération avec le Heifer Project International
(HPI) autour du projet :''The Ethno-veterinary Medicine/Fulani
Livestock Développement Project''. Ce projet a pour but
de trouver des solutions aux problèmes liés à la chèreté
et à l'offre plutôt aléatoire de médicaments et services
vétérinaires, tout en essayant de trouver les moyens d'améliorer
la santé des animaux de la région de manière durable, en
utilisant de façon complémentaire la médecine vétérinaire
indigène et la médecine vétérinaire officielle. Les bénéfices
de cette approche sont une réduction de la dépendance vis-à-vis
des médicaments et autres produits vétérinaires importés,
la possibilité de découvrir de nouveaux médicaments, ainsi
que la possibilité d'utilisation de médicaments naturels
possèdant moins d'effets secondaires négatifs. Ainsi, la
communication et les contacts entre les propriétaires de
bétail et les vétérinaires se sont améliorés; la première
association de vétérinaires traditionnels du Cameroun fut
fondée et une mise en réseau active entre praticiens indigènes
et spécialistes officiels de la santé animale fut réalisée.
En outre, les traitements traditionnels par les herbes,
la classification des plantes actives et les pratiques de
transformation des produits alimentaires et laitiers furent
documentés.
Enseignement: S'appuyer sur les connaissances
autochtones aide non seulement à la réalisation d'objectifs
techniques mais permet aussi d'améliorer la communication
entre bénéficiaires et experts traditionnels et modernes,
ainsi que l'échange et le transfert des connaissances .
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Pays
Mozambique
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Domaine
Santé, Education
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Technologie
Prévention du SIDA
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Détenteurs des Connaissances
Guérisseurs locaux
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Source
Green, E.C. Tropical Doctor, Supl. 1, p.1-4, 1997: Participation
of traditional healers in AIDS prevention programs
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Application : Prévention du SIDA en impliquant
les guérisseurs traditionnels dans les campagnes de sensibilisation.
La recherche médicale ethnique au Mozambique a permis d'approfondir
la compréhension (biomédicale) des croyances et pratiques
liées aux maladies sexuellement transmissibles (MST) en
Afrique du Sud, et d'aider à la conception de stratégies
de communication culturellement congruentes, dans la lutte
contre le SIDA. Les programmes de prévention SIDA/MST qui
en ont résulté eurent (entre autre) pour objet l'enseignement
des concepts de biologie médicale aux guérisseurs traditionnels
en utilisant des symboles, métaphores et concepts d'étiologie
déjà utilisés pour expliquer les maladies sexuellement transmissibles
familières et reconnues localement. Ceci a beaucoup aidé
les guérisseurs à comprendre ces concepts de biologie médicale
non familiers et a permis de leur préparer le terrain afin
qu'ils soient en mesure de promouvoir le changement de comportement
de leurs clients, ainsi que les moyens modernes de prévention,
tels que l'utilisation de préservatifs pour hommes.
Enseignement: Impliquer les détenteurs des
connaissances traditionnelles (guérisseurs) dans les actions
de sensibilisation concernant un domaine psychologiquement
et socialement sensible tel que la sexualité, possède un
impact plus élevé pour un coût moindre.
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Pays
Sahel (Divers pays du)
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Domaine
Elevage animal
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Technologie
Reproduction
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Détenteurs des Connaissances
Bergers
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Source
Köhler-Rollefson, I., IK Monitor
1(3) April 1993. Voir aussi : ''the FAO Domestic Animal
Diversity Information System''
(DAD-IS)
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Application: Les pasteurs traditionnels en tant que
gardiens de la diversité biologique
Les nomades assurent la reproduction de leurs troupeaux
sur plusieurs générations afin qu'ils puissent s'adapter
aux conditions souvent dures du milieu dans lequel ils vivent.
Ceci a permis la production de plusieurs types d'animaux
différents, souvent avec des différences si peu marquées,
que la science conventionnelle ne les reconnait pas nécessairement.
Pourtant, ces animaux ont développé des caractéristiques
tellement en rapport avec leur milieu naturel que leur stock
génétique est devenu une source précieuse pour les programmes
de reproduction. Bien que la méthode de conservation du
sperme (cryogénie) préserve le code génétique, elle n'inclue
pas l'information adéquate nécessaire pour la reproduction
des types. Les pasteurs gardent leurs animaux sur les terres
très marginales du Sahel. Leur façon de maintenir leur cheptel,
chèvres, moutons, chameaux et chevaux, offrent des indications
importantes concernant l'élevage animal dans des zones où
d'autres formes d'utilisation de la terre, devant tenir
compte des besoins d'une population toujours en augmentaion,
ne pourraient se faire.
Enseignement: Bien que les banques du sperme
des espèces rares (variétés) préservent le code génétique,
elles ne contiennent pas les informations nécessaires à
l'élevage animal. S'agissant de terres marginales, la conservation
par la pratique in-situ (sur place), est le seul moyen de
préservation de la diversité biologique.
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Pays
Kenya, Tanzanie
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Domaine
Santé
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Technologie
Botanique
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Détenteurs des Connaissances
Massais
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Source
Sindiga, I. IK Monitor
2(2) December 1994
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Application: Connaissances en botanique des
masais
En tant que bergers, les massais ont une connaissance étendue
des herbes et arbustes qui poussent sur leurs terres de
pâturage. Ils distinguent les plantes qui sont bonnes pour
l'augmentation de la production de lait de celles qui font
grossir le bétail et en améliorent la condition. Ce savoir
est particulièrement important pendant les années exceptionnellement
sèches, lorsqu'ils doivent prendre des décisions concernant
les lieux où ils doivent faire paître le bétail; et aussi,
quelles herbes repoussent plus vite que d'autres; et, en
fonction de la disponibilité des ressources, quels animaux
devraient être éliminés les premiers.
Enseignement: Le savoir des masais concernant
la résistance des plantes (herbes) à la sécheresse , est
utile pour l'évaluation des ressources des terres à pâturage
surexploitées.
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Pays
Tanzanie
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Domaine
Agriculture
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Technologie
Contrôle de l'érosion Nutrition des plantes
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Détenteurs des Connaissances
Agriculteurs Matengos. Hautes terres du sud
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Source
Rutatora,
D.F. IK Monitor 5(2) August 1997
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Application: Forces et faiblesses des ' Matengo
pits'
Le système de jachère en billons cloisonnés (Matengo pits)
est pratiqué sur les pentes les plus raides, pour la culture
du mais, des haricots, du blé, des patates douces et quelque
fois du tabac, en rotation, sur les collines de Matengo
Highlands, sur des terres arables en quantité limitées et
sous la pression d'une population très concentrée et en
augmentation. Les arbustes et les herbes sont coupés et
placés dans des espaces rectangulaires, formant comme une
grille posée sur toute la zone. Une série de ces dépôts
est placée au travers de la pente le long du contour, et
une autre allant du haut au bas de la pente, formant des
parterres de tailles variables d'à peu près un mètre carré
et de trente centimètres de profondeur. On cultive dans
les billons et les parterres des plantes diverses selon
un système rotatif complexe. Les résidus des récoltes sont
enterrés sous de nouveaux billons, là ou il y avait des
fosses l'année précédente et vice versa. Les champs de Matengo
sont considérés comme ayant entre 70 et 80% moins d'écoulement
d'eau provoqué par la pluie que d'autres champs non traités.
Cette pratique a été appliquée pendant plus de 100 ans.
Elle reste cependant très laborieuse, la plupart des tâches
sont faites par les femmes et elle ne peut être mécanisée.
Enseignement: Ce système pose un défi aux
praticiens du développement et aux agriculteurs, afin qu'ils
puissent développer ensemble une pratique de culture basée
sur les 'Matengo pits', qui possède le même effet sur la
conservation des sols et qui, en même temps, diminue le
labeur des femmes
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Pays
Nigeria
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Domaine
Finances rurales
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Technologie
Epargne et crédit
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Détenteurs des Connaissances
Fermiers Igalas dans l'Etat de Kogi
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Source
Nweze, N.J. IK Monitor
2(2) August 1994
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Application: Pratiques financières des communautés
d'agriculteurs autochtones
Les communautés agricoles du Nigéria ont développé divers
systèmes d'épargne et de crédit. Les fermiers forment généralement
des associations de ce type en accordant une importance
particulière aux aspects épargne et accès aux ressources
sur une base rotative. Certaines de ces associations fonctionnent
avec des règles et des statuts. La majorité d'entre elles
sont, de fait, fortement réglementées, mais opèrent sur
la base de règles formelles non écrites. Pour les membres,
l'épargne est obligatoire et doit se pratiquer sur une base
régulière, habituellement en fonction des jours de marchés.
Les emprunts ne sont pas utilisés pour l'acquisition de
produits consommables. Ils sont utilisés pour des usages
tels que par exemple le paiement des frais de scolarité
ou des travaux effectués dans les fermes. Le remboursement
des emprunts est assuré grâce au contrôle social existant
au sein de ces sociétés. Les membres ne reçoivent habituellement
pas d'intérêts sur les dépôts et les conditions des prêts
sont favorables. Il n'est pas fait mention de la manière
dont on traite les cas de non remboursement des prêts. On
suppose que le contrôle social suffit à assurer la pérennité
d'une association d'épargne et de crédit . Cependant, la
base de l'épargne est trop réduite pour l'accumulation ou
pour des crédits nécessaires à des investissements majeurs.
Jusqu'à présent, il semble qu'il y ait eu peu de reconnaissance
des pratiques financières autochtones existantes par les
institutions formelles de crédit.
Enseignement : Les associations autochtones rurales
d'épargne et de crédit existantes ne sont pas encore reconnues
par le secteur financier formel. La collaboration sur une
base équitable augmenterait l'impact des institutions formelles,
ainsi que le potentiel d'investissement dans les zones rurales
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Pays
Népal
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Domaine
Développement communautaire
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Technologie
Gouvernance et transparence
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Détenteurs des Connaissances
Communautés au Népal
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Source
Lier l'offre de l'aide alimentaire d'urgence au développement
- Une question de bonne gouvernance. Upadhyaya K. et Beier,
M., Katmandu 1993
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Application: Des communautés assurent la transparence
lors de la distribution de l'aide alimentaire
Pour s'assurer que l'aide alimentaire atteint la population
ciblée, un programme dit ''Food for Work''(nourriture contre
du travail) du gouvernement népalais assisté par GTZ, a
déterminé en consultation avec les villageois, qu'utiliser
des distributeurs locaux et assurer la supervision de la
distribution de nourriture par la communauté, serait la
manière la plus appropriée de mener à bien cette tâche.
Au lieu de camions couverts, des chariots tirés par des
bœufs furent utilisés pour le transport. Cette approche
eut plusieurs avantages. Utiliser les chariots a permis
aux communautés rurales concernées d'obtenir un revenu supplémentaire,
ce qui bien sûr n'aurait pas été possible si des compagnies
de transport par camions de la ville avaient été utilisées.
La charge d'un chariot correspond à une mesure utilisée
localement et les quantités distribuées pouvaient donc être
facilement calculées par les membres de la communauté. Les
chargements pouvaient ainsi être estimés facilement et par
tout le monde, et toute perte ou allocation inappropriée
pouvait être remise en cause publiquement. D'autre programmes
similaires dans le pays ont fini par adopter cette approche.
Enseignement: Utiliser les unités de mesure
et les moyens de transport locaux pour la distribution en
gros de riz, dans le cadre d'un programme ''nourriture contre
du travail'', facilite la transparence et permet la bonne
gouvernance au niveau local
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Pays Sénégal
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Domaine
Santé, éducation, organisation
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Technologie
Auto-prise en charge
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Détenteurs des Connaissances
Groupes de femmes Bambaras
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Source
University of Florida, Notes CA, contact : mailto:pcmohan@worldbank.org
Article: Notes CA Octobre 1998
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Application: Des sénégalaises en milieu rural abolissent
la circoncision féminine dans leur communauté.
Des femmes de Malicounda au Sénégal décidèrent que le problème
qu'elles souhaitaient régler étaient la coutume de la circoncision
féminine - pratiquée dans les communautés Bambaras/Mandingues
et Pulaars, mais non dans celles de la majorité Wolof. En
s'informant sur ce qui est pratiqué ailleurs et sur les
effets de la circoncision sur la santé et la vie sexuelle
des filles, elles développèrent toute une série d'arguments
et finirent par convaincre le conseil du village d'abolir
officiellement cette pratique. Non satisfaites des résultats,
elles constituèrent alors une équipe (comprenant aussi quelques
uns de leurs époux acquis à la cause) ayant pour but de
rendre visite aux villages avoisinants, y parler aux femmes
et les aider à obtenir gain de cause au sein de leur propre
communauté pour ce qui concerne l'abolition de la circoncision
féminine. En janvier 1998, un congrès regroupant 16 villages
de la région - dont les habitants étaient tous de lignage
Bambara ou Mandingue-s'était tenu pour discuter des changements
à adopter concernant cette pratique et adopter la "Déclaration
de Malicounda." On entendit parler de cette initiative jusqu'en
Casamance, région du sud du Sénégal, où un autre groupe
de 16 villages (de lignage pulaar) a tenu une conférence
similaire pour adopter la même déclaration. Le Président
Abdou Diouf du Sénégal lui-même proposa que le "Serment
de Malicounda soit adopté au plan national.
Enseignement: Mobiliser l'opinion publique
contre l'ordre établi peut aider à modifier des pratiques
culturelles discriminatoires
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Pays Sénégal
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Domaine
Développement communautaire, environnement
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Technologie
Auto-prise en charge, diversité biologique, conservation
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Détenteurs des Connaissances
Villageoises de Popenguine
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Source
University of Florida, Notes CA, contact : Pmohan@worldbank.org
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Application: Des efforts communautaires et publiques
permettent de remettre en état la réserve naturelle de Kër
Cupaam et de contribuer à la diversité biologique.
La flore et la faune de la Réserve Naturelle de Popenguine,
où font halte de nombreux oiseaux migrateurs qui suivent
la côte atlantique de l'Afrique de l'Ouest, ont été sévèrement
endommagées par la sécheresse, l'augmentation des pâturages
et la collecte du bois à brûler. Afin de restaurer la réserve,
un groupe de femmes créa l'Association des Femmes de Popenguine
pour la Protection de l'Environnement. L'association installa
un pare feu végétal autour de la réserve, replanta des espèces
locales fournies par une pépinière créée à la même époque,
et forma de jeunes volontaires venant des zones urbaines
environnantes dans le domaine de la conservation de la nature,
lesquels finirent également par effectuer la plupart des
travaux (physiques) dans la réserve. Les femmes réussirent
non seulement à régénérer la biodiversité locale et à restaurer
la végétation naturelle de la zone, mais leurs efforts contribuèrent
apparemment aussi à la réapparition d'espèces animales que
l'on n'avait plus vu dans cette région depuis des années
: porcs épics, mangoustes, patas, chacals, civettes, etc.
Pendant les huit années qui suivirent, l'association utilisa
d'abord ces propres ressources puis d'autres fournies par
des bailleurs de fonds. La restauration de l'écologie de
la réserve a susciter la création de diverses activités
touristiques dont bénéficie réellement la population.
Enseignement: S'approprier les ressources
naturelles par le biais des communautés locales contribue
à la préservation de la diversité biologique et permet d'obtenir
un revenu additionnel.
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Pays Sénégal
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Domaine
Associations d'épargne et de crédit
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Technologie
Associations d'épargne et de crédit
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Détenteurs des Connaissances
Communauté du village de Fandène
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Source
University of Florida, Notes CA, contact : pmohan@worldbank.org
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Application: Créer des banques locales avec
responsabilité de groupe.
Fandène est un village situé à six kilomètres de Thiès
au Sénégal. Il était autrefois le siège d'une mission et
d'un centre communautaire catholiques. En 1987, les résidents
de Fandène créèrent leur propre mutuelle d'épargne et de
crédit. Cette mutuelle possède à présent des branches dans
vingt villages voisins, musulmans et chrétiens. Ce réseau,
dont la branche de Fandène est entièrement autogérée et
dont les autres sont en voie de l'être, a progressivement
amassé un capital de vingt millions de francs CFA. Les diverses
branches reçoivent des demandes de prêts de la part de groupes
et d'individus de la région sous forme écrite qu'ils évaluent
eux-mêmes. Une assistance technique est également offerte
pour aider les emprunteurs à tirer le meilleur bénéfice
des prêts qu'ils contractent. Les institutions d'épargne
dans chaque communauté collectent les remboursements dont
le taux d'intérêt annuel est de 15% et réinvestissent les
profits dans leur propre développement institutionnel et
dans des programmes de services sociaux locaux. Le réseau
de Fandène a aussi constitué des équipes offrant des conseils
techniques aux groupes dans des quartiers à bas revenus
des villes voisines de Thiès et Dakar, qui souhaitent mettre
sur pied leur propre programme d'épargne et de crédit.
Enseignement: Des associations d'épargne et de crédit
établies au niveau des communautés locales et contrôlées
par elles, facilitent l'accumulation du capital dans les
zones rurales.
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Pays Sénégal
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| Domaine: Santé |
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Technologie
Santé maternelle et infantile
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Détenteurs des Connaissances
Femmes de Saam Njaay, dans la région deThiès
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Source
University of Florida, NotesCA, contact : mailto:pcmohan@worldbank.org
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Application: Des cliniques autogérées dans
la campagne sénégalaise, permettent une amélioration de
la santé des enfants.
Un groupe de femmes du village de Saam Njaay au Sénégal
a établi un programme de "pesage des bébés" et de santé
maternelle. Grâce à des contributions en matériel d'une
organisation philanthropique et l'appui de quelques maris,
elles étendirent le programme à plus de 15 villages de la
région, où les femmes enceintes et les mères de jeunes enfants
peuvent se rendre dans une infirmerie pour des consultations
et des visites médicales . Le groupe étendit progressivement
le contenu du programme qui devint un système complet de
médecine préventive, de premiers soins et d'orientation
des patients vers le dispensaire régional lorsque nécessaire.
Son personnel maintient des fiches détaillées sur les consultations
et les traitements et il fut ainsi possible pour le groupe,
en début d'année1996, de faire ses propres analyses statistiques,
retraçant l'incidence et l'évolution des maladies infantiles
dans la région. Ainsi, en tenant compte de plusieurs indicateurs
importants, le résultat montre une nette amélioration de
la santé des concernés.
Enseignement: S'appuyer sur des organisations
locales aide à l'intégration des systèmes de santé traditionnels
et modernes pour l'amélioration des soins de santé primaires
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Pays: Burkina Faso
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| Domaine: Éducation |
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Technologie
Enseignement primaire. Education des adultes
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Détenteurs des Connaissances
Fédération inter-village Nomgana, district de Loumbila
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Source
University of Florida, Notes CA, contact : mailto:pcmohan@worldbank.org
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Application: Une école primaire de village
et une campagne d'éducation des adultes utilisent la langue
locale pour faciliter l'apprentissage .
L'association locale Manegbzanga a lancé un programme expérimental
utilisant la langue mooré en tant que base pour l'apprentissage
du français, dans le cadre d'une campagne d'alphabétisation
des adultes. La méthode d'enseignement fut développée avec
l'assistance de linguistes de l'université de Ouagadougou.
Elle inclue l'apprentissage de la lecture , de l'écriture
et de l'arithmétique en langue mooré, qui est aussi la langue
de base pour l'enseignement du français. Le programme eut
beaucoup de succès et a du faire face à des demandes d'inscription
nombreuses de la part d'enfants et d'adolescents, qui n'avaient
pu faire l'école primaire. En fin de compte, le programme
entier de l'école primaire fut adopté. Il fut mis en œuvre
sous la supervision d'instructeurs auparavant au chômage
possédant en moyenne neuf ans d'instruction scolaire et
spécialement formés dans les nouvelles méthodes. Les tests
administrés en Décembre 1996 montrent que les écoliers du
centre venaient en tête, avant ceux qui fréquentent l'école
primaire de la région faisant partie du système formel,
pour le français et les mathématiques, et possédaient en
outre une bonne maîtrise de leur langue maternelle écrite.
Le niveau de succès des filles (légèrement majoritaire en
nombre) du groupe était bien supérieur à celui des garçons.
Enseignement: Outre l'amélioration des performances
des élèves quittant l'école, l'utilisation de la langue
locale dans le cadre d'un programme d'éducation permet de
fournir des emplois à des enseignants et des opportunités
nouvelles aux filles.
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19
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Pays: Burkina Faso
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Application: Publier dans les langues locales permet
l’accès à l’information ainsi que l’augmentation des taux
d’alphabétisation..
Dans la région de Gluau au Burkina Faso, à l’est du
pays, près de la frontière avec le Bénin, "Tin Tua", une
ONG locale établie en 1985 par des membres de la communauté
pour ressusciter une campagne d’alphabétisation des adultes
qui avait connu peu de succès, a créé un réseau de centres
d’alphabétisation dans la langue gulmancéma. Les centres
sont présents dans 31 villages de la région. Tous, à l'
exception de la capitale du district, manquaient d’écoles
primaires. Aujourd’hui, 10,000 étudiants par an fréquentent
les centres, dont 41% sont des femmes. Un autre résultat
de l’expérience fut le lancement par Tin Tua d’un mensuel
: "Labaali", qui a 3 000 abonnés et emploie des journalistes
équipés de scooters et de magnétophones opérant dans tous
les villages en question.
Enseignement: L’utilisation de la langue locale facilite
l’alphabétisation des adultes et en augmente le taux.
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Domaine: Education
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Technologie: Education des adultes
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Détenteurs des Connaissances: Réseau de centres
d’alphabétisation dans la région de Gulmu.
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Source: University of Florida, Notes CA, contact
: pmohan@worldbank.org
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20
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Pays: Ghana
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Domaine: Développement social
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Application: Une organisation de jeunes introduit
la plantation des arbres comme activité commercialement
viable et écologiquement saine et permet de résoudre un
conflit lié à l’utilisation de la terre.
A Forikrom, une communauté de 6 000 personnes au centre-nord
du Ghana, des jeunes gens se sont mobilisés pour intervenir
dans un conflit qui est apparu entre un prêtre de la religion
traditionnelle locale et des disciples militants, appartenant
à une secte protestante, à propos de l’assèchement progressif
d’un ruisseau considéré comme étant investi de pouvoirs
surnaturels. Les jeunes firent remarquer à juste titre que
la déforestation de la zone avait joué un grand rôle dans
la perte de la source d’eau, et lancèrent une importante
opération de plantation d’arbres, avec l’appui technique
de l’Etat et d’ONG, qui fournirent la formation nécessaire.
L’initiative a résulté dans le développement de tout un
cycle de sessions de formation tenues à Forikrom, l’établissement
de la trés rentable culture du teck, ainsi que la diversification
progressive des activités agricoles par l’adoption de l’agriculture
biologique, sans mentionner l’apaisement du conflit religieux.
La communauté est maintenant reconnue à travers toute la
région comme spécialiste dans les domaines ci-dessus mentionnés.
Enseignement: Prendre possession des ressources naturelles
grâce à une organisation communautaire de base permet de
pouvoir utiliser la terre de manière plus rentable et d’obtenir
un revenu additionnel, ainsi que de gagner une certaine
reconnaissance des compétences et savoirs développés localement.
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Technologie: Développement communautaire t
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Détenteurs des Connaissances: Villageois de Forikrom,
au centre-nord du Ghana
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Source: University of Florida, Notes CA, contact :pmohan@worldbank.org
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21
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Pays: Mali
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Domaine: Développement social
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Application: Des associations villageoises parviennent
à un accord concernant les prix aux producteurs, grâce aux
négociations collectives.
Les associations villageoises ou AV, représentent
les producteurs de coton vis-à-vis de la Compagnie Malienne
des Textiles (CMDT), dans la région de Koutiala au sud du
Mali. En 1989, les représentants des différentes associations
régionales avaient réussi ensemble à mettre en échec une
politique défavorable adoptée par la CMDT, concernant la
responsabilité financière des associations de producteurs.
Fortes de ce succès les associations de villages s’unirent
une fois encore pour s’opposer à une décision de la CMDT
d’augmenter les salaires de son personnel en faisant indirectement
payer cette augmentation par les producteurs. Les AV élirent
une délégation pour négocier, mais la direction de la CMDT
inquiète à cause de l’instabilité politique sévissant à
l’époque au Mali , refusa toute négociation avec le mouvement
des paysans. En conséquence, les AV appelèrent les producteurs
de coton à la grève. Pendant deux mois les associations
refusèrent de livrer leur coton à la CMDT. Finalement, la
CMDT finit par accepter le principe des négociations collectives
avec une ONG représentant les producteurs. Ainsi naissait
le SYCOV : Syndicat des Producteurs de Coton et de Vivrier.
Cette organisation qui fonctionne en utilisant deux langues,
le bambara et le français, a continué à grandir et elle
fait à présent partie du paysage institutionnel et politique
du Mali, établissant au niveau national le droit légalement
reconnu des paysans, de participer à toutes les décisions
les concernant. Le SYCOV organise aussi des cours de formation
en français écrit et parlé pour les membres représentants
des AV d’expression bambara et exige l’utilisation des deux
langues pour tous les documents et toutes ses réunions.
Enseignement: L’environnement politique, des besoins
pressants et des compétences organisationnelles locales,
transforment un syndicat de paysans en un acteur politique
national .
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Technologie: Développement organisationnel, auto-prise
en charge; développement institutionnel , gouvernance
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Détenteurs des Connaissances: Associations de villages
dans la région de Koutiala
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Source: University of Florida, NotesCA,
Contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Ghana
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Domaine: Développement social
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Application: D’anciens villageois ayant immigré en
ville aident leur communauté d’origine.
Pendant plus de 50 ans Mafi-Kumase possédait un accès
facile aux institutions d’enseignement primaire et secondaire
environnants, grâce à la présence de missionnaires et au
dévouement de ses résidents. De nombreux jeunes membres
de cette communauté ayant acquis une instruction, allèrent
éventuellement s’installer à Accra, à la recherche d’opportunités
professionnelles. Comme le veut la tradition, ils maintinrent
des relations très étroites avec leur communauté d’origine.
En 1960, ils créèrent une association de jeunes appelée
"MAKAYA" (Mafi-Kumase Area Youth Association) pour servir
de lien avec leur communauté d’origine et appuyer son développement.
Par la suite MAKAYA devint la force motrice pour le lancement
d’une série d’investissements et d’activités de développement
communautaires dans la région du village. Grâce à ses contacts
dans la capitale et à l’étranger, l’association a été en
mesure de collecter des fonds auxquels les villageois eux-mêmes
n’auraient pas pu avoir accès, et de faire en sorte que
des réponses favorables soient données par l’administration
ghanéenne, particulièrement aux demandes d’autorisations
pour divers projets et investissements. En outre, l’association
organise chaque année au printemps, à Mafi-Kumase, une conférence
et une assemblée générale de trois jours , au cours desquelles
les membres de MAKAYA, les résidents du village et les dirigeants
locaux discutent des besoins prioritaires de la région,
des résultats des projets en cours et des perspectives d’avenir.
Enseignement: D’ancien ruraux forment une association,
collectent des fonds pour des transferts et œuvrent à influencer
les pouvoirs publics pour obtenir des appuis pour leur communauté
d’origine.
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Technologie: Auto-prise en charge, développement
institutionnel, transfert de ressources financières
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Détenteurs des Connaissances: Communauté villageoise
de Mafi-Kumase et certains de ses membres urbanisés (région
de la Volta)
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Source: University of Florida, NotesCA, contact :
pmohan@worldbank.org
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Pays: Mali
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Domaine: Développement social
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Application: Des centres de gestion basés dans les
villages produisent un deuxième niveau dans la structure
de gouvernance locale
Pour améliorer leurs performances en matière de gestion,
les associations de village du sud du Mali créèrent en 1993
une institution chargée de l’audit de leurs comptes et de
la fourniture d’assistance technique aux leaders locaux
pour les questions financières. Cette structure est devenue
"Le Centre de Gestion de Koutiala"; dont une nouvelle branche
vient juste d’être ouverte à l’Office de la région du Niger.
Les membres du personnel du centre sont recrutés dans les
associations de villages. Le personnel est formé par et
bénéficie de l'assistance technique extérieure, qui joue
un rôle réduit. Le contrôle des activités du centre est
effectué par un conseil d’administration qui est lié à la
Fédération des associations de villages du sud du Mali.
Le centre est supposé opérer entièrement sur la base d’un
budget provenant des revenus générés par la vente de ses
services aux associations de villages. C’est ainsi qu’il
est en partie "filiale", propriété de la Fédération, et
en partie cabinet d’audit privé. Au stade actuel, le centre
est encore partiellement dépendant des financements extérieurs,
mais il a réussi à passer la première phase de son existence
et être operationnel, et son institutionalisation préliminaire
est en cours. De fait, il fournit des services pour lesquels
il existe un besoin et génére des revenus. Le centre démontre
ainsi que des associations locales sont capables de devenir
financièrement indépendantes en offrant des services de
plus en plus complexes.
Enseignement: Les centres de gestion démontrent l’aptitude
des associations locales à devenir financièrement indépendantes,
grâce à un processus d’appropriation.
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Technologie: Développement institutionnel; Auto-prise
en charge
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Détenteurs des Connaissances: Associations de villages
au sud du Mali
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Source: University of Florida, NotesCA (en voie
de publication), contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Mali
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Domaine: Développement d’enterprise
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Application: Le développement des compétences
dans le secteur informel décline aprés l’abandon de la composante
alphabétisation d’un programme de formation.
En 1991 un programme appuyé par les bailleurs de fonds
visait à améliorer le niveau des compétences des propriétaires
de petites industries et des artisans du secteur informel
dans la capitale. Comme résultat, des associations d’artisans
furent formées, des mutuelles d’épargne et de crédit furent
établies, gérées par l’association. Des sessions de formation
en gestion, en petite comptabilité et concernant diverses
approches en matière d’innovation technologique furent organisées.
Des prêts furent fournis pour l’investissement. Le programme
a permis à de nombreux artisans du secteur informel d’acquérir
de nouvelles compétences techniques et de s’associer afin
d’améliorer les conditions de travail et obtenir les crédits
nécessaires. En outre, les associations ont réussi à gagner
plusieurs contrats que les artisans n’auraient jamais été
capable d’obtenir à titre individuel et purent donc ainsi
accéder à un marché plus grand pour leurs produits. Cependant,
la composante alphabétisation du programme a eu peu de succès.
Trés peu de participants acquirent les compétences nécessaires
à la prise en charge complète de la gestion des nouvelles
associations; où purent bénéficier de la confiance nécessaire
pour pouvoir traiter avec les institutions commerciales
banquaires et présenter des offres compétitives pour obtenir
des contrats pour des produits manufacturés. En outre, le
niveau des activités commença à plafonner après le retrait
de l’Organisation Mondiale du Travail et le futur, d’aprés
les rapports les plus récents, demeure pour le moins incertain.
Enseignement: Le manque d’instruction et les difficultés
d’accès à l’information dues à l’analphabétisme, nuisent
aux organisations d’auto-prise en charge qui, sans cela,
pourraient réussir.
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Technologie: Secteur informel
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Détenteurs des Connaissances: Artisans du secteur
informel à Bamako
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Source: University of Florida, NotesCA (en voie
de publication ), contact : pmohan@worldbank.org ou l’Organisation
Internationale du Travail: ‘’International Labor Organisation’’,
ILO
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Pays: Niger
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Domaine: Développement social , environnement
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Application: Limites à l’auto-gouvernance dans le
cadre de programmes de gestion des ressources naturelles.
Cette initiative est un programme de gestion des ressources
naturelles novateur, qui vise à assurer la sécurité alimentaire,
la conservation des ressources naturelles, ainsi qu’à promouvoir
le contrôle local du procesus du développement dans 50 communautés.
Il devait débuter avec le développement commercial des ressources
en terres boisées, grâce à la planification de l’utilisation
des terres au plan régional et à une meilleure organisation
de la fourniture d’intrants agricoles. Il devait aussi inclure
l’établissement de conseils d’agriculteurs qui dirigeraient
toutes les activités de conservation des sols au niveau
du département. L’approche retenue pour la mise en oeuvre
impliquait des négociations honnêtes avec les homologues
des villages, la participation active de la population dans
le diagnostic des problèmes liés à l’environnement et le
développement d’interventions nouvelles . Elle incluait
également la prise en compte des avis des anciens et des
opinions exprimées par tous les groupes de dépositaires
d’enjeux. Cependant, les composantes alphabétisation ou
formation technique ne furent pas intégrées dans le projet.
Les difficultés ont été augmentées par le fait que dans
cette zone rurale, le taux d’alphabétisme est l’un des plus
bas au monde. La traduction des contrats dans la langue
locale a en fait nécessité beaucoup de temps, bien que n’étant
utile qu’à une petite minorité des habitants du village.
Le manque de "capitalisation intellectuelle" générée par
le projet, semble avoir essentiellement oeuvré contre la
prise de responsabilité au plan local pour toute l’opération.
En outre, les trés modestes compétences techniques des participants
ne leur ont pas permis de capitaliser sur le potentiel que
de nouveaux investissements financiers et agricoles auraient
créés et que les concepteurs du projet espéraient susciter.
Enseignement: La participation, l’utilisation de la
langue locale, l’implication des dépositaires d’enjeux,
l’utilisation des connaissances autochtones sont des conditions
nécessaires mais non suffisantes au succès des projets.
Sans leur appropriation intellectuelle par la population
locale, les innovations ne peuvent être soutenables.
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Technologie: Renforcement des institutions, auto-prise
en charge,
gestion des ressources
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Détenteurs des Connaissances: Association d’agriculteurs
dans la région de Filingué
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Source: University of Florida, NotesCA (en voie
de publication) contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Sénégal, Burkina Faso
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Domaine: Education
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Application: La renaissance de la langue pulaar
dans le Sahel
Depuis 1986 l'organisation"ARED" (Association pour la Recherche
sur l'Education) s'est dédiée à la publication de matériel
de lecture en langue pulaar pour les apprenants du nord
ouest du Sénégal. Ceci constitue un des effort déployés
au Burkina Faso, y compris celui coordonné par l'APESS (Association
Peulh pour l'Education et la Science), pour assurer la promotion
de l'utilisation des différentes variantes régionales de
la langue fulfuldé, qui est celle des Peulhs-un groupe ethnique
ancien que l'on trouve du nord du Cameroun à la côte atlantique,
mais qui rarement constitue la majorité dans les régions
ou il est présent. Les activités de l'ARED ont été énergiquement
appuyées par des représentants des associations pulaar qui
ont émigré en Arabie Saoudite, en Egypte, au Maghreb et
en Europe. Cet appui a permis à l'ARED de produire toute
une série de livres et de journaux en langue pulaar et de
donner un nouvel élan à la campagne d'alphabétisation des
adultes. Savoir lire et écrire en pulaar est devenu symboliquement
un honneur dans les sociétés villageoises de cette partie
du Sénegal, et les campagnes d' alphabétisation lancées
sur cette base ont grandement contribué au renouveau culturel
dans toute la région.
Enseignement: L'alphabétisation des adultes est plus
facile lorsqu'elle est basée sur les langues locales, et
peut ainsi contribuer au renouveau culturel d'un groupe
ethnique minoritaire.
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Technologie: Education des adultes
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Détenteurs des Connaissances: Associations des utilisateurs
de la langue pulaar dans le Sahel
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Source: University of Florida, NotesCA (en voie
de publication), contact : pmohan@worldbank.org
pmohan@worldbank.org
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Pays: Niger
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Domaine: Développement social
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Application: Une coopérative de bûcherons gère et commercialise
des produits forestiers
Les bûcherons de Makalondé et Kouré vendent du bois à brûler
aux gens se rendant à, ou venant de Niamey. Ils décidèrent
de former des coopératives afin de mieux organiser leurs
activités et préserver les ressources forestières. Ils demandèrent
ainsi l'aide du projet dit "Projet Energie" de Niamey et
purent ainsi prendre part à plusieurs courtes sessions de
formation sur l'extension forestière. Aujourd'hui, leurs
affaires rapportent en moyenne 200 000 Frs. CFA par an et
par bûcheron, plus 400 000 francs pour la communauté, également
chaque année, qui sont en grande partie réinvestis dans
des programmes sociaux localement conçus. Cependant, la
production est en diminution à cause de la distance des
lieux où se trouvent les arbres morts, dont la quantité
susceptible d'être collectée est par ailleurs limitée par
les bûcherons eux-mêmes. Afin de mieux conserver la base
de leurs ressources, ceux-ci ont déterminé leur propre quota
d'arbres à abattre, qui se trouve être bien en deça de celui
autorisé par l'administration d'Etat en charge des forêts.
Dans le cadre de leurs activités, les groupes (de bûcherons)
commencèrent à planter de nouveaux arbres. En même temps,
les membres des coopéeratives prenaient conscience qu'ils
étaient encore incapables de gérer seuls et avec succès
leurs affaires. Toute la comptabilité par exemple est tenue
par le seul membre de la communauté (un marabout) qui sache
lire et écrire. C'est ainsi, qu'à présent, ils sont en train
d'établir un centre local d'alphabétisation.
Enseignement: Fondée sur un besoin et sur une demande
effective, une cooperative de production s'appuie sur l'éducation
de base pour améliorer sa gestion.
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Technologie: Auto-prise en charge
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Détenteurs des Connaissances: Bûcherons de Makalondé
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Source: University of Florida, NotesCA (en voie
de publication), contact : pmohan@worldbank.org
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28
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Pays: d'Afrique australe
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Domaine: Education
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Application: Arrangements permettant d'entrer
dans des universités des pays d'Afrique australe,'à un âge
mûr'.
Un certain nombre d'universités de pays d'Afrique australe
ont décidé d'adopter un programme permettant à des étudiants
potentiels d'âge mûr, ayant dépassé l'âge scolaire, d'accéder
à l'enseignement supérieur. Ceci constitue une priorité
d'une importance particulière pour des pays, tels que l'Afrique
du Sud, où l'instabilité due à la révolution sociale a dénié
à de nombreux étudiants potentiels l'opportunité de suivre
des études universitaires normales. Au Zimbabwe et au Botswana,
10 à 20% des étudiants appartiennent à cette catégorie.
Une étude concernant leurs caractéristiques, leurs réussites
et leurs échecs, démontre qu'ils réussissent mieux que la
moyenne, mais qu'ils sont singulièrement sous-représentés
dans les sciences naturelles, où les préjudices à leur encontre
de la part des enseignants, ainsi que le manque de cours
de rattrapage disponibles à l'extérieur, ne permettent qu'à
trés peu d'entre eux de répondre aux exigences de ces études.
Enseignement: En permettant à des candidats
'ayant dépassé l'âge' d'accéder à l'université, les perspectives
locales peuvent être intégrées dans la science académique.
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Technologie: Enseignement supérieur
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Détenteurs des Connaissances: Enseignants
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Source: Source: University of Florida, NotesCA (en
voie de publication ), contact: pmohan@worldbank.org
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Pays: Ghana
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Domaine: Développement social
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Application: Redéfinir la gouvernance locale
En 1979 les résidents de Nwodua, un village de 640 personnes
situé à 20 kilomètres de Tamale dans le nord du Ghana, ont
mis sur pied leur propre programme d'alphabétisation des
adultes avec l'assistance d'enseignants de villages voisins.
Ces instructeurs étaient payés en nature, par du travail
effectué dans leurs champs. Ils étaient remplacés, lorsque
ce petit "salaire" cessait de leur convenir. Le groupe d'adultes
nouvellement alphabétisés s'engagea par la suite à convaincre
l'évêché de l'église catholique d'établir une école primaire
à Nwodua, et s'arrangea pour que le village devint le centre
d'un nouveau projet d'alphabétisation fonctionnel dans la
région de Dagbani. Un des résultats du rôle joué par le
village dans le projet d'alphabétisation régional, fut l'établissement
d'une "école primaire pour adultes " permanente, au sein
de la communauté. Les membres du groupe réussirent par la
suite à utiliser ses réalisations initiales pour obtenir
des differentes ONG et agences de coopération l'appui nécessaire
pour d'autres activités, telles que : l'établissement d'une
pépinière à usage commercial et d'une fabrique de savon,
l'acquisition et la mise en opération d'un moulin et la
construction d'une nouvelle route qui lie le village à la
route principale de la région. Cependant, l'aspect le plus
remarquable de cette expérience est sans doute la manière
dont les résidents de Nwodua ont remodelé le système de
gouvernment de leur communauté, afin de pouvoir exécuter
les activités du programme. Une large part d'autorité a
été transférée le plus facilement, du chef traditionnel
à un "Comité du Développement Général" élu, dont les membres
sont les initiateurs des divers projets. Ce comité a créé
à son tour toute une série de sous-comités aux fins de supervision
des différents projets socioéconomiques en cours.
Enseignement: Des villageois réalisent la valeur
de l'instruction, mettent sur pied, par eux-mêmes, un programme
d'alphabétisation des adultes et transforment progressivement
leur communauté.
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Technologie: Gouvernance
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Détenteurs des Connaissances: Villageois de Nwodua
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Source: University of Florida, NotesCA (en voie
de publication), contact : mailto:pmohan@worldbank.org
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30
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Développement social
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Application: Développement de la petite industrie
pour les femmes
En 1990 dans le district de Goughin à Ouagadougou, capitale
du Burkina Faso, des femmes formèrent leur propre groupe
"Song Taaba", afin de réunir la somme de 150,000 Francs
CFA ($300), pour constituer un capital pour des investissements.
Elles purent ainsi -grâce à des compétences nouvellement
acquises-- s'enganger dans la fabrication de beurre "soumbala",
de savon et de beurre d'arachide, tout en commercialisant
leurs produits et en assurant elles-mêmes la tenue des comptes,
ainsi que les comptes-rendus des séances des réunions de
leur association. L'alphabétisation avait en effet contribué
au développement de ces compétences et avait aussi fourni
le cadre institutionnel pour cette importante initiative
de femmes. Cependant, le programme d'alphabétisation seul,
n'a pas permis de doter les participantes des compétences
requises pour la gestion et le développement d'affaires
du type mentionné. Manquant de confiance en leurs propres
aptitudes pratiques, les membres choisirent donc en guise
de personnel, des femmes qui avaient soit fréquenté l'école
primaire elles-mêmes ou qui avaient des filles à l'école
primaire ou secondaire, susceptibles de les assister dans
leur travail. Cette solution n'a pas trés bien fonctionné
et petit à petit les membres nouvellement alphabétisés occupèrent
les postes de gestion. Le groupe obtint le statut de coopérative
en 1992 et réussit en 1995 à commercialiser douze tonnes
de soumbala, parmi d'autres produits. 'Song Taaba' est à
présent en train d'établir un réseau de groupes de femmes
à travers tout le centre du pays, afin de pouvoir collaborer
ensemble à la promotion de leurs produits. Le groupe a,
dans le même temps, étendu son programme d'alphabétisation,
afin de permettre aux membres de ces groupes nouvellement
formés, d'acquérir les compétences nécessaires pour les
affaires.
Enseignement: Des femmes orientées vers les
affaires réalisent la valeur de l'alphabétisation pour une
meilleure gestion.
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Technologie: Education des adultes, auto-prise en
charge
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Détenteurs des Connaissances: Groupe de femmes d'affaires
"Song Taaba"dans le district de Goughin
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Source: University of Florida, NotesCA (en voie
de publication), contact : pmohan@worldbank.org
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31
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Pays: Ouganda
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Domaine: Education
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Application: Fournir une éducation primaire de base
aux enfants ayant quitté l'école.
Afin de permettre à des enfants ougandais qui n'ont pas
été en mesure de fréquenter l'école primaire d'acquérir
une instruction de base, un programme d'alphabétisation
et de développement d'aptitudes en calcul et de ''compétences
nécessaires à la vie'', fut conçu avec l'assistance de bailleurs
de fonds. Cependant, la réaction au programme fut modérément
enthousiaste, a cause semble-t-il de la tradition en Afrique
de l'Est, qui veut que les écoles informelles céées à partir
d'initiatives locales, finissent par intégrer le système
formel. Poutant, deux résultats inatendus et intéressants
sont à signaler : (1) les filles ont su saisir cette occasion
bien plus que les garçons et, (2) les résultats à travers
les districts se sont avérés inversement proportionnels
au nombre d'ONG; surtout parce que ces dernières avaient
tendance à provoquer des distortions dans ce qu'on pourrait
appeler ''le marché de l'action volontaire locale'' et des
instructeurs à faible coût, en fournissant gratuitement
les notes polycopiées et de généreux suppléments de salaires
pour les participants.
Enseignement: Fournir un complement à l'éducation
formelle peut permettre d'obtenir un impact plus élevé,
si les systèmes locaux d'éducation non-formelle sont considérés
dans la mise en oeuvre des projets.
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Technologie: Education primaire
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Détenteurs des Connaissances: Enseignants
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Source: University of Florida, NotesCA (à publier),
contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Ghana, Burkina Faso, Guinée
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Domaine: Education
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Application: Ecoles coraniques (musulmannes)
en tant qu'alternatives à l'éducation formelle
Trois communautés ouest-africaines - Kambguni au sud-est
du Ghana, Menengou au nord du Burkina Faso et Niagara dans
l'est de la Guinée - fournissent des exemples frappants
d'un type de développement des ressources humaines longtemps
présent dans la région mais rarement reconnu officiellement.
Il s'agit de l'application dans des activités de développement,
d'aptitudes à la lecture et de compétences techniques acquises
grâce à l'instruction musulmanne. Dans les trois cas, des
adultes formés dans les écoles coraniques ont pu assumer
les fonctions clés de comptabilité dans des entreprises
locales et communautaires. Dans les cas guinéen et burkinabé,
des ONG ont joint leurs efforts et ont aidé au développement
de systèmes comptables et de matériel de formation agricole,
utilisant l'alphabet arabe pour la transcription des langues
africaines locales.
Enseignement: Se baser sur les systèmes traditionnels
d'éducation permet l'alphabétisation et éventuellement de
fournir des opportunités d'emploi aux jeunes qui n'ont pas
fréquenté les écoles formelles.
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Technologie: Education primaire
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Détenteurs des Connaissances: Enseignants des écoles
coraniques à : Kambguni/ Ghana, Menengou/ Burkina Faso et
Niagara/ Guinée
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Source: University of Florida, NotesCA (à publier),
contact : pmohan@worldbank.org
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33
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Pays: Mali
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Domaine: Education
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Application: Utiliser les programmes d'alphabétisation
dans les langues africaines pour faire de la formation pour
les entreprises locales
Des jeunes appartenant à une association locale ont démarré
un programme d'alphabétisation dans leur communauté en appui
à une initiative de création d'entreprises. La langue locale,
le bambara, est utilisée dans ce programme. Une association
professionnelle fut ainsi formée. Afin de pouvoir en faire
partie, les candidats doivent d'abord passer un examen écrit
de langue bambara. Seuls ceux qui réussissent à cet examen
peuvent se présenter aux élections pour les postes de direction
de l'association. Les comptes concernant les revenus et
les dépenses sont tenus en bambara . A peu près la moitié
du personnel est composée de diplômés de l'enseignement
primaire ou de personnes qui ont quitté l'école après trois
à huit ans de scolarité. En outre, tous ont pris des cours
d'alphabétisation pour apprendre l'écriture en bambara et
pour se rafraichir la mémoire en matière d'arithmétique.
L'association de jeunes gère une série d'entreprises locales
avec l'aide de personnes formées dans le cadre du programme.
Le groupe a été en mesure d'obtenir d'une banque commerciale
(et récemment de rembourser) un crédit de 32 millions de
Francs CFA .
Enseignement: L'utilisation de la langue locale pour
l'instruction est source de cohésion au sein d'une association
professionnelle, et fait partie des exigences formelles
requises pour faire fonctionner cette association de manière
économique.
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Technologie: Alphabétisation
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Détenteurs des Connaissances: Communauté bambara
à Niono-Coloni
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Source: Source: University of Florida, NotesCA (en
voie de publication), contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Soudan
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Domaine: Education
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Application: Service de distribution du courrier
par des enfants des rues
Les programmes fonctionnant avec les enfants des rues à
Khartoum, la capitale du Soudan, ont découvert que ceux-ci
ne pouvaient ni être incités, ni contraints à retourner
dans les écoles qu'ils ont quitté ou qu'ils n'ont jamais
fréquenté. En vertu de la dure expérience qu'ils ont acquise
dans les rues et de la nécessité de ne compter que sur eux-mêmes,
ils sont en effet devenus des adultes de manière précoce
et doivent être traités comme tels. Le programme le plus
réussi pour leur enseigner à être plus responsable et les
doter simultanément de nouvelles compétences, est celui
qui a capitalisé sur leur savoir acquis dans la rue, pour
les aider à créer leur propre affaire, en tant que porteur
de courrier à bicyclette, transportant des paquets prioritaires
d'un lieu à l'autre, à travers les rues encombrées de la
capitale. Comme le dit un proverbe ouest africain, "Envoie
un garçon là ou il veut se rendre".
Enseignement: S'appuyer sur les expériences des enfants
des rues dans une métropole du tiers-monde, pour leur permettre
de créer leur propre affaire.
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Technologie: Alphabétisation
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Détenteurs des Connaissances: Communauté bambara
à Niono-Coloni
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Source: Source: University of Florida, NotesCA (en
voie de publication), contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Sénégal
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Domaine: Développement du secteur privé
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Application: Normes régissant la formation
dans le secteur informel
''Le Groupement d'Intérêt Economique des
Artisans du Cuir'' fut formé il y a huit ans pour traiter
des difficultés auxquelles faisaient face ses soixante membres
pour l'obtention de matières premières (cuir, peaux, colle,
teintures, caoutchouc, tissu, fil, etc.), ainsi que ceux
liés à l'augmentation du prix de ces intrants, exacerbée
par une dévaluation de la monnaie. Aujourd'hui, l'association
sert son secteur en instituant des normes, ainsi que des
méthodes pour la formation des apprentis, en aidant à la
commercialisation de la production et en s'assurant que
la fourniture des intrants se fait régulièrement. Comme
beaucoup d'autres "groupements d'intérêt économiques" créés
dans le pays ces dernières années, le travail artisanal
du cuir ne constitue pas une activité d'entreprise moderne
ou une profession officiellement régulée. A cause de la
nature complementaire du commerce du cuir avec celui d'autres
produits de l'artisanat et le nombre important de personnes
qu'il emploie, il est considéré comme un des piliers du
secteur économique informel sénégalais.
Enseignement: Les associations de producteurs du
secteur informel, formées sous des pressions économiques,
deviennent éventuellement fournisseurs de services à leurs
membres sans pour autant devenir partie intégrante du "secteur
formel ".
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Technologie: Formation d'associations professionnelles
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Détenteurs des Connaissances: Association des producteurs
de cuir de Dakar
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Source: Source: University ofFlorida, IK-Notes (en
voie de publication), contact: pmohan@worldbank.org
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Santé
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Application: Des pharmacies et des cliniques
créées localement supplémentent les services de santé publique
Un réseau de pharmacies gérées par la communauté fut créé
afin de fournir des médicaments de base, contribuer aux
efforts d'éducation en matière de santé et enregistrer les
informations sur l'incidence des maladies. La ''Cooperative
League of the United States of America''(CLUSA) a fourni
la formation nécessaire à la bonne exécution de ces nouvelles
tâches. Le conseil administration du réseau a organisé la
formation en coopération avec les représentants élus de
chaque communauté participante. Le résultat en fut que,
durant cette même période, les indicateurs de santé se sont
améliorés rapidement.
Enseignement: L'appropriation et le contrôle au niveau
local des services de santé permettent d'augmenter leur
impact sur la santé publique
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Technologie: Soins de santé primaire
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Détenteurs des Connaissances: Réseau de pharmacies
de village du sud du BF
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Source:University of Florida, NotesCA (en voie de
publication), contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Afrique du Sud
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Domaine: Santé
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Application: Intégrer l'éducation non-formelle
dans la réforme du système scolaire officiel
La République d'Afrique du Sud a eu à faire face à d'énormes
changements en matière d'éducation avec la fin de l'apartheid
et l'accession de la majorité au pouvoir. Parmi les défis
auxquels il a fallu faire face, figuraient la conception
d'un programme d'enseignement qui reflète l'histoire, les
aspirations et les besoins de la population dans son ensemble;
ainsi que celui qui consistait à répondre aux besoins en
matière de formation continue de nombreux jeunes, dont la
scolarité avait été interrompue à cause des soulèvements
sociaux qui accompagnèrent la transition. La plupart des
initiatives concernant la réforme du système éducatif semblent
venir du secteur informel, dans lesquels des ONG et le gouvernement
se sont impliqués en créant des stratégies permettant aux
adultes qui ne sont pas inscrits de poursuivre leur éducation
secondaire, et, en élaborant des approches et des contenus
(de programmes) répondant à leurs besoins. Les résulats
ont été proposés comme modèles pour le renouveau de l'éducation
formelle, et la controverse qui s'en est suivi, offre des
indications du potentiel et des pièges de la réforme d'un
système éducatif conduite par le secteur informel.
Enseignement: Les ONG jouent un rôle intermédiaire
important dans la conception d'un nouveau système éducatif
qui intégre les besoins locaux
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Technologie: Soins de santé primaire
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Détenteurs des Connaissances: Réseau de pharmacies
de village du sud du BF
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Source:University of Florida, NotesCA (en voie de
publication), contact : pmohan@worldbank.org
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Pays: Mali
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Domaine: Education
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Application: Des forgerons traditionnels produisent
des outils agricoles modernes
La Compagnie Malienne des Textiles (CMDT), une enterprise
semi-publique du sud du Mali impliquée dans la promotion
et le marketing du coton, s'est engagée dans un programme
d'aide aux forgerons traditionnels des villages, afin qu'ils
puissent améliorer leurs techniques de travail ainsi que
leurs aptitudes en comptabilité. Ceci devant leur permettre
de répondre à la demande croissante en matériel agricole
de meilleur qualité ainsi qu'en matière de réparation, également
d'équipement ou de matériel agricoles. Les participants
purent ainsi apprendre de nouvelles méthodes de travail
du métal, developper leurs aptitudes en fabrication et réparation
de matériel agricole essentiel, améliorer leurs aptitudes
à lire et à écrire, mais aussi obtenir le capital de départ
nécessaire à l'extension de leurs entreprises ainsi qu'à
pouvoir servir une clientèle plus large .Les services de
ces "forgerons modernisés" ont été un élement essentiel
dans le développement économique du sud du Mali, durant
la dernière décennie.
Enseignement: Se baser sur les artisans traditionnels
et le savoir existant, facilite l'introduction de nouvelles
technologies et permet d'assurer la durabalité de la mécanisation
agricole.
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Technologie: Formation professionnelle
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Détenteurs des Connaissances: Forgerons au sud du
Mali
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Source:University of Florida, NotesCA (en voie de
publication), contact: pmohan@worldbank.org
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Pays: Mozambique
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Domaine: Droit coutumier
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Application: Des institutions traditionnelles
locales assurent l'allocation de manière pacifique des terres
au Mozambique, aprés les conflits qui s'y sont tenus.
Suivant l'accord de paix de 1992, sur une période de deux
ans, à peu prés un tiers de la population - approximativement
cinq millions de mozambicains - y compris des réfugiés et
des personnes déplacées à l'intérieur des frontières, retournèrent
à leurs villages. Nombreux parmi eux avaient passé entre
dix et quinze ans loin de leur village. Entre temps, d'autres
personnes déplacées avaient occupé leurs demeures et leurs
champs. Répondre aux besoins en terres et logements des
personnes qui retournèrent dans leur région, sans retirer
à ceux qui s'y étaient entre temps installés leurs moyens
d'existence, a nécessité une importante entreprise de redistribution
des terres. Les estimations les plus pessimistes considèrent
que 500 000 transactions concernant des terres se sont faites
sur une période de deux ans, prés d'un quart de million
de transactions par an. Ces transactions furent toutes effectuées
au niveau local par des autorités locales et/ou traditionnelles,
utilisant des connaissances autochtones et des capacités
locales. Aucune assistance extérieure d'aucune sorte, de
la part du gouvernement, de donateurs ou d'ONG n'eut lieu.
Cette réallocation massive et rapide a permis aux petits
porteurs mozambicains de réactiver l'économie, qui connue
une croissance basée sur une impressionnante augmentation
de la production agricole. En deux ans aucun conflit ne
fut rapporté, excepté dans les cas où le gouvernement avait
alloué des terres communales à des intérêts d'affaires extérieurs.
Enseignement: L'allocation à grande échelle
de terres basée sur le droit coutumier, s'est avérée plus
rapide, moins chère et moins susceptible d'engendrer des
conflits.
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Technologie: Allocation de terres
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Détenteurs des Connaissances: Autorités villageoises
traditionnelles
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Source: Roberto
Chavez, Représentant résident de la Banque mondiale
à Maputo de from 1993 à 1997
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Pays: Mozambique
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Domaine: Santé
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Application: Traitement du syndrome post traumatique
dans le Mozambique d'aprés-guerre, grâce à des guérisseurs
locaux où il y eu plus d'un million de morts civils et militaires.
Au moment de l'accord de paix de 1992, prés de 90 000 combattants
avaient survécu au conflit. Les antagonistes des deux bords
avaient fait preuve d'une grande brutalité et commis des
actes d'atrocités. C'est ainsi que des enfants soldats furent
forcés de tuer des membres de leur propre famille pour démontrer
leur loyauté aux rebelles. La guerre a causé beaucoup de
chocs et de traumatismes, autant chez les civils que chez
les combattants. Il n'y avait pas de psychothérapeutes dans
le pays pour fournir des traitements (formels) du syndrome
post traumatique. Cependant, les guérisseurs traditionnels
eurent à traiter de nombreux cas de taumatismes, conséquences
de la guerre. En effet, des enfants soldats dont des ONG
étrangères se sont occupés, étaient fréquemment amenés chez
les guérisseurs traditionnels pour suivre une thérapie.
Bien qu'il n'y ait pas de statistiques sur le nombre de
cas traités, l'Association des Guérisseurs Traditionnels
du Mozambique déclarait que la charge de travail due à ce
à quoi on se réferrait comme ''cas mentaux'' causés par
la guerre, avaient augmenté considérablement après l'accord
de paix. Le processus pour le traitement de ces cas implique
des rituels longs et complexes qui varient d'un groupe ethnique
à l'autre. Cependant, ils possédaient quelques traits communs
: accepter et reconnaitre les atrocités commises ou dont
on souffre; demander pardon à l'esprit de la, ou des victimes,
ainsi qu'aux membres de leurs familles qui ont survécu;
compenser les victimes ou leurs familles, habituellement
avec du bétail ou d'autres biens. Des similarités avec des
approches thérapeutiques occidentales furent aussi observées.
Enseignement: Il existe un grand potentiel
de solutions locales dans les cas de désastres et de situations
d'aprés guerre, qui peut être utilisé dans les opérations
de secours ou d'assistance.
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Technologie: Psychothérapie, PSTST
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Détenteurs des Connaissances: Guérisseurs locaux,
Mozambique, AMETRAM
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Source: Roberto
Chavez, Représentant résident de la Banque mondiale
à Maputo de 1993 à 1997, Dr.
James Gordon, directeur Center for Mind-Body Medicine
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Santé
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Application: Utilisation de plantes médicinales
pour traiter des problèmes de santé, à la fois des humains
et des animaux d'élevage.
On estime que plus de 1000 espèces de plantes en Tanzanie
sont utilisées par la médecine traditionnelle pour le traitement
de maladies humaines et que plus de 80% des tanzaniens en
dépendent. Plus de 100 espèces de plantes sont considérées
comme efficaces dans le traitement de 38 différentes conditions
pathologiques d'animaux d'élevage, dans les régions d'Arusha,
du Kilimanjaro et d'Uhaya. L'utilisation vétérinaire des
plantes est répandu dans les communautés de pasteurs deTanzanie,
sans être limitée à ces seuls groupes.
Enseignement La connaissance des pratiques
de la médecine traditionnelle n'a pas encore suffisamment
imprégné les pratiques médicales conventionnelles en Tanzanie,
une opportunité ratée pour des traitements peu coûteux.
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Technologie: Médecine et médicine vétérinaire
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Détenteurs des Connaissances: Maasais, Wapares,
Wamerus, Illarusas du nord de la Tanzanie
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Source: MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Biodiversité
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Application: Les tabous permettent de limiter
l'abattage des arbres dans la steppe maasai.
Abattre les arbres au hasard est tabou dans la culture
des maasais. Seules des prières rituelles, dites avant l'abattage
en tant que signes d'amour et d'intimité vis-à-vis de l'arbre,
peuvent permettre d'éviter les implications de la violation
du tabou. Le rituel n'est exécuté que si un besoin bien
déterminé est spécifié à l'avance. Les arbres, rares dans
la steppe, ne sont pas seulement utiles pour la fabrication
d'outils et de matériel de construction, pour la médecine,
pour fournir de l'ombre ou du fourrage, ils sont aussi reconnus
pour leur association avec d'autres espèces de plantes et
leur intéraction avec l'environnement. Ils servent d'indicateurs
de sources d'eau, à déterminer les voies de passage pour
le bétail et sont bénéfique pour la faune. Au fil du temps,
les maasais ont appris - et intégré cette expérience dans
leurs rituels-comment utiliser judicieusement leurs ressources
naturelles tout en préservant leur environnement.
Enseignement: Les attitudes culturelles vis-à-vis
des plantes (espèces) aident à la préservation de la biodiversité.
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Technologie: Environnement. Conservation
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Environnement
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Application: Prévisions météorologiques sur
la base de l'astronomie et de l'écologie. Les maasais
utilisent alternativement certains de leurs pâturages naturels
en fonction des saisons. Ceci requiert de prendre des décisions
au bon moment quant à où et quand effectuer les déplacements.
Les maasais sont en mesure de prédire les sécheresses, ainsi
que les maladies liées au changement de température, par
l'observation du mouvement des corps célestes combinée avec
celle de la date d'émergence de certaines espèces de plantes
(ex: Ole Kitolya). De tels " signaux précurseurs " de désastres
écologiques sont utilisés pour déterminer toute mesure préventive,
se préparer à atténuer les dégats et décider de la manière
dont la communauté va utiliser les ressources naturelles.
De la même manière, des estimations concernant la fertilité
des animaux peuvent être tirées de ces prévisions, avec
des implications sur le niveau des taux de peuplement et
la densité. Il faut signaler que ce type de connaissances
n'a pas encore fait l'objet d'études et de recherches.
Enseignement: L'expertise traditionnelle en
astronomie et en prévision météorologique, combinée à la
météorologie agricole conventionnelle, peut permettre d'améliorer
les prévisions locales concernant les moissons et celles
liées à la sécurité alimentaire.
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Technologie: Météorologie agricole
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Environnement
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Application: L'utilisation des plantes et
des animaux détermine leur classification
Les maasais et les barabaigs apprennent les noms des animaux
et des plantes, les caractéristiques de leur comportement
et les facteurs écologiques qui permettent à ses plantes
de bien venir. Ils acquièrent la connaissance de la classification
des plantes et peuvent décrire les facteurs édaphiques et
topographiques qui influencent leur distribution et les
lieux où elles se trouvent. Ils font des inventaires des
espèces et enregistrent celles qui disparaissent. Ils assignent
des noms aux plantes et animaux nouveaux. La classification
reflète l'utilisation des plantes pour usage médical, social,
économique ou culturel, ou d'autres caractéristiques déterminantes,
comme celles concernant les plantes vénéneuses. Quelque
fois, des traits biologiques ou écologiques des espèces
sont reflétés dans les noms qui leur sont donnés. Ces classifications
des espèces importantes sont alors incorporées dans les
croyances culturelles/ religieuses, les tabous, les mythes
ou les légendes.
Enseignement: Une classification qui est basée
sur l'utilisation des espèces peut aider à déterminer les
exigences de la conservation
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Technologie: Botanique. Classification des plantes
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Détenteurs des Connaissances: Les Maasais, Barabaigs
et Ogieks (Wandorobo)
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Source: MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Agriculture
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Application: Intégrer l'agriculture dans l'utilisation
pastorale des terres dans la région des plaines en Tanzanie
du nord.
Les routes migratoires saisonnières des troupeaux des pasteurs
s'étendent sur plusieurs centaines de kilomètres, assurant
ainsi une utilisation équilibrée des zones de pâturage.
Il y a cependant des périodes durant lesquelles la nourriture
est insuffisante. Afin de faire face à cette situation,
les pasteurs pratiquant l'agriculture (activités agro-pastorales)
développèrent trois stratégies : fournir de la nourriture
de manière sélective pendant la courte migration, réserver
certaines prairies et adopter les pratiques agricoles des
communautés de fermiers voisines. Durant les années sèches,
les tiges de plants de mais et la paille de légumineuses
constituent un supplément à la diète habituelle. D'autre
part, les déchets de moisson sont utilisés pour couvrir
les sols afin de diminuer l'impact des fortes pluies, retenir
l'eau et réduire l'évaporation par la rétention de l'eau
dans le sol. L'engrais animal ("Olchala/ M'modiok Oo-nkishu")
est utilisé en tant que matière organique nutritive pour
les plantes.
Enseignement: Les pasteurs adoptent et adaptent
les pratiques agricoles pour éviter les conséquences des
sécheresses
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Technologie: Agro-pastoralisme
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Détenteurs des Connaissances: Fermiers Illarusas,
Maasais
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Source: MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Science vétérinaire
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Application: La classification des noms des
maladies du bétail permet aux maasais de partager leurs
connaissances en matière de diagnostic et de prévention.
Les pasteurs maasais connaissent bien par leurs
noms divers types de maladies qui attaquent/affectent leur
cheptel/bétail. Ils ont développé un glossaire de noms de
maladies qui les aide à les diagnostiquer, prévenir et guérir.
Les diagnostics des maladies animales sont faits sur la
base des symptomes, des causes, ou des vecteurs connus de
la dite maladie. Ces connaissnces sont souvent comparables
à celles, conventionnelles, des vétérinaires modernes. Les
maasais possèdent des compétences assez étendues en matière
de diagnostic des maladies contagieuses du bétail, ainsi
que des interventions indiquées, y compris la chirurgie
et les inoculations. Un exemple intéressant de ces connaissances
concerne le traitement et le contrôle de la fièvre catarrhale
maligne, connue localement comme "inkutukie olchangit".
Bien que les maasais n'aient pas de remède à cette maladie,
ils gardent leur bétail strictement éloigné des gnous et
des eaux de surface où ceux-ci boivent habituellement durant
la période d'accouplement. Pendant des siècles, les maasais
étaient convaincus que les gnous étaient les porteurs silencieux
de la fièvre catarrhale maligne.
Enseignement: Les taxonomies autochtones existantes
peuvent permettre d'améliorer les connaissances des maladies
du bétail.
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Technologie: Taxonimie
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: IDRC ''Grassroots
Indicators for Desertification'' (1996
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Botanique, institution de santé
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Application: Partage des connaissnces médicales
chez les maasais.
Les connaissances concernant l'utilisation médicale des
plantes ne sont pas également distribuées au sein de la
société. Les gardiens de troupeaux acquièrent progressivement,
grâce à un processus par étapes, des connaissances sur leur
milieu, le gardiennage du bétail, etc. Ils apprennent également
quelques applications de base et rudimentaires des plantes
médicinales. Ces connaissances générales, cependant, sont
limitées aux applications simples. Des connaissances plus
complexes de l'utilisation des plantes, en particulier concernant
la santé reproductive ainsi que la santé mentale, appartiennent
aux guérisseurs qui sont présents dans tout groupe ou village.
Ils acquièrent leurs connaissances des parents, des anciens,
et par l'apprentissage et l'experience. Le guérisseur en
chef, le "laibon", cependant, "hérite" ces connaissances.
En acquérant les connaissances par héritage (ce qui évidemment
n'exclut pas la formation, l'apprentissage et l'expérience),
les "laibons" sont les gardiens des connaissances médicales.
Ceci assure un certain niveau de qualité, et on pourrait
se reférer à eux en tant que "praticiens généralistes".
Enseignement: La distribution hiérarchique des connaissances
médicales assure leur application de manière étendue, ainsi
que leur protection durable.
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Technologie: Plantes Médicales, gestion des connaissances
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source:MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Education
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Application: Acquisition et partage des connaissances
.
Les maasais et les barabaigs du nord de la Tanzanie ont
développé et maintenu des connaissances traditionnelles
et des pratiques de gestion et de conservation des ressources
biologiques desquelles ils dépendent. Leurs connaissances
et pratiques sont empiriques, basées sur l'observation continue,
influencées par leur grande dépendance des ressources naturelles.
Les connaissances sont incorporées dans les croyances culturelles
et religieuses, les tabous, le folklore ou les mythes, autant
que dans l'expérience pratique des individus. Les connaissances
sont communiquées aux jeunes durant les divers étapes de
l'enfance et de l'adolescence. Ceci contribue a l'accumulation
de tout un stock de connaissances en matière de santé humaine
et animale, en météorologie agricole et concernant l'utilisation
de la terre. Une combinaison de méthodes culturelles, empiriques
et hiérarchiques permet d'assurer la sauveguarde et l'expansion
des connaissances, ainsi que l'efficacité des pratiques
existantes. En préférant les concepts utilitaires aux concepts
hiérarchiques ou théoriques, les connaissances sont plus
facilement partagées. Les résultats probants sont des agents
correctifs puissants dans la détermination de l'utilité
des connaissances existantes, et constituent des "motivations
" pour les développer plus encore.
Enseignement: Les systèmes de connaissances
autochtones sont souvent orientés vers l'application. Introduire
de nouveaux concepts devrait se faire en utilisant des approches
qui sont basées sur, ou compatibles avec les systèmes existants.
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Technologie: Institution, gestion des connaissances
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Détenteurs des Connaissances: Maasais Barabaigs
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Source:MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Education
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Application: Connaissances en matière de soins
de santé du bétail des pasteurs maasais, acquises lors d'apprentissages
culturellement déterminés.
Les compétences des maasais en matière de santé animale
sont dérivés de toute un série d'expériences écologiques
acquises en effectuant certains travaux traditionnels. Durant
une certaine période de temps, les garçons, filles et guerriers
d'une famille sont répartis en équipe, afin de garder différents
types de bétail, en fonction des exigences de l'économie
pastorale. Par cette pratique de gardiennage, les maasais
acquièrent une connaissance intime de la flore et de la
faune. Ils développent des compétences en appliquant divers
traitements à base de plantes, ainsi que leurs connaissances
concernant les effets de ces traitements sur divers lignées
génétiques par sexe et groupe d'âge. Ils se forment également
à apprendre au bétail à éviter les plantes venimeuses. C'est
grâce à la transhumance et à l'utilisation successive de
portions différentes de terres de pâturage que les maasais
peuvent nommer chaque plante trouvée dans leurs grands pâturages
et pâtures, décrire son appétence pour différentes espèces,
son caractère saisonnier et nutritif, sa toxicité (si c'est
le cas) et ses avantages médicaux.
Enseignement: Comprendre la complexité du
milieu et faire en sorte qu'il reste productif, demandent
un apprentissage à long terme.
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Technologie: Education non-formelle. Elevage animal
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Détenteurs des Connaissances:Maasais
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Source:MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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50
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Environnement
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Application: Le pastoralisme maasai est une forme
d'utilisation de la terre viable, dans le cadre d'un environnement
fragile.
Les maasais parcourent les terres d'Afrique de l'Est depuis
plus de deux millénaires. Les techniques d'élevage, l'observation
du milieu, l'utilisation des terres, ainsi que les caratéristiques
de la transhumance se reflétent dans la culture des maasais.
La division du travail en fonction du sexe et de l'âge;
ainsi que la musique, les légendes, la langue, les rituels,
le processus de prise de décision et les intéractions avec
les communautés voisines sont toutes liées aux exigences
de leur activité économique première : l'élevage du bétail.
Malgré les constantes pressions extérieures (le commerce
d'esclaves, le colonialisme, la sédentarisation dans les
villages suivant l'indépendance de la Tanzanie et "l'occidentalisation"),
les maasais ont su préserver une culture différente. Cette
culture les a aidé à assurer leur existence. Cependant,
la croissance de la population en Tanzanie et au Kenya pose
un danger à ce mode de vie, par l'expansion des terres cultivées,
les pressions d'ordre culturel et la modernisation. Seul
le temps permettra de savoir si la culture si distincte
des massaais les a doté de la flexibilité et de l'adaptabilité
nécessaires aux nouvelles conditions, sans pour cela perdre
leur identité.
Enseignement: La culture pastorale des maasais
est à la croisée des chemins sous la pression des influences
culturelles modernes
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Technologie: Conservation de l'environnement.Gestion
des terres de pâtures
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source:MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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Pays: Afrique de l'Est
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Domaine: Environnement
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Application: Les sociétés traditionnelles en Afrique
de l'Est utilisent des plantes sauvages pour différents
usages et moyens de survie
L'Afrique de l'Est et spécialement la Tanzanie, possèdent
une des flores les plus riches de l'Afrique tropicale. Les
basses terres, les hautes terres, la région des lacs intérieurs,
grâce à un climat variable produisent une multitude de biotopes
: forêts avec arbres à feuilles (semi-) caduques ou humides,
savane et steppe, forêts Miombo; toutes contribuent à cette
exceptionnelle biodiversité. Quelques unes des espèces possèdent
une valeur économique considérable pour la population rurale.
On en fait un usage médical, diététique ou culturel. On
les utilise dans la construction ou l'artisanat. Les communautés
commercialisent localement certaines de ces plantes. Cependant,
cette commercialisation se fait rarement au delà du niveau
local.
Enseignement: Etudier la valeur commerciale
de diverses plantes sous-utilisées peut permettre de générer
des revenus pour les communautés rurales.
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Technologie: Biodiversité
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Détenteurs des Connaissances: Communautés rurales
est- africaines
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Source:
MARECIK N. Ole-Lengisugi; F.
Ole-Ikayo
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52
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Culture
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Application: : Produire du vin à partir du miel pour
des usages culturels et rituels, est une activité importante
des femmes maasais.
L' "Enaisho Olotorok" (breuvage local fait à base de miel
d'abeille) possède une grande importance symbolique pour
les maasais et est directement lié à ces rituels et cérémonies
qui sont considérés parmi les plus sacrés. L' "Enaisho Olotorok"
est préparé uniquement pour l'utilisation cérémonielle et
non pour être bu pour le plaisir et n'est pas vendu dans
le commerce. Il est préparé pour les cérémonies les plus
significatives de la culture maasai, comme pour les prières
à caractère psychosomatique, les circoncisions, les mariages
et lors des célébrations des promotions obtenues avec l'âge.
Les femmes sont les spécialistes, qui préparent le breuvage.
L'importance de ces rituels et cérémonies pour lesquels
l'Enaisho Olotorok est produit souligne aussi l'importance
du rôle des femmes au sein de la communauté.
Enseignement: Comprendre le rôle des femmes dans
les cérémonies est essentiel à la compréhension de leur
rôle dans la société des maasais.
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Technologie: Agro-alimentaire
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Détenteurs des Connaissances: Femmes maasais
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Source: MARECIK
N. Ole-Lengisugi; F. Ole-Ikayo
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53
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Culture
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Application: Produire du vin à partir du miel
pour des usages culturels et rituels, est une activité importante
des femmes maasais.
L' "Enaisho Olotorok" (breuvage local fait à base de miel
d'abeille) possède une grande importance symbolique pour
les maasais et est directement lié à ces rituels et cérémonies
qui sont considérés parmi les plus sacrés. L' "Enaisho Olotorok"
est préparé uniquement pour l'utilisation cérémonielle et
non pour être bu pour le plaisir et n'est pas vendu dans
le commerce. Il est préparé pour les cérémonies les plus
significatives de la culture maasai, comme pour les prières
à caractère psychosomatique, les circoncisions, les mariages
et lors des célébrations des promotions obtenues avec l'âge.
Les femmes sont les spécialistes, qui préparent le breuvage.
L'importance de ces rituels et cérémonies pour lesquels
l'Enaisho Olotorok est produit souligne aussi l'importance
du rôle des femmes au sein de la communauté.
Enseignement: Comprendre le rôle des femmes
dans les cérémonies est essentiel à la compréhension de
leur rôle dans la société des maasais.
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Technologie: Agro-alimentaire
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Détenteurs des Connaissances: Femmes maasais
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Source:
MARECIK N. Ole-Lengisugi; F.
Ole-Ikayo
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54
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Agriculture
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Application: Substituer les fertilisants organiques
aux engrais chimiques, et traiter les cultures organiquement.
Les petits fermiers wasukumas utilisent du compost vert
et du fumier pour accélérer la croissance des cultures précoces.
Pour la fumure de couverture de leurs champs, ils utilisent
un mélange liquide fait de fumier à base d'excréments de
chauve-souris, de cendres obtenues après incinération d'ordures
de cuisine, d'éléments composant les monticules construits
par les termites, de fumier à base d'excréments de volaille
et de chèvre, en quantités traditionnellement déterminées.
Ces mélanges non seulement fournissent de l'azote en concentrations
élevées (fumier de volaille et de chauve-souris) mais fournissent
également d'autres minéraux (cendres). Pour traiter les
maladies qui affectent leurs cultures, le traitement des
plantes est une pratique commune. Ceci permet de contrôler
la noctuelle du maïs, les tiques du bétail et la Hispa armigera
(qui affecte le riz) en utilisant l'extrait de "Tephrosia"
ou le traitement par poudrage de Neem. Les récoltes sont
protégées en utilisant des produits botaniques connus pour
offrir une protection sur une longue période de temps.
Enseignement: Utiliser les méthodes locales de traitement
des cultures et de lutte contre les parasites permet de
réduire les risques pour la santé, ainsi que la dépendance
sur des fertilisants chimiques importés, et contribue aussi
à assurer la sécurité alimentaire locale.
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Technologie: Culture des céréales
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Détenteurs des Connaissances: Fermiers wasukumas
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Source: MARECIK
Alphonce S. Mahuyemba, P.O.B. 195 Kahama, Tanzania
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55
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Santé
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Application: Les guérisseurs traditionnels traitent
de manière effective les symptômes du SIDA et fournissent
des avis et conseils médicaux aux patients.
Les malades du SIDA Wadigos et Washambaas de la région
de Tanga dans le nord-est de la Tanzanie, reçoivent des
avis et conseils médicaux et des traitements des guérisseurs
locaux. Divers applications à base de plantes, ainsi que
des avis et conseils médicaux ont effectivement permis de
réduire de manière substantielle l'impact des infestations
secondaires sur les malades du SIDA. Ces malades, de la
région de Tanga, déclarent qu'ils ressentent moins de douleurs
liées aux symptômes du SIDA, après avoir reçu les traitements
des guérisseurs, en comparaison aux traitements reçus dans
les hôpitaux. Les améliorations observées comprennent la
disparition des problèmes de la peau, l'amélioration de
l'appétit, le retour de la vision en l'espace de deux semaines
seulement. S'appuyant sur les résultats d'une enquête indiquant
que les guérisseurs traditionnels ont un meilleur accès
aux patients, le groupe de travail régional sur le SIDA
est en train de reconsidérer son approche du traitement
du SIDA et des MST. La fourniture d'avis et de conseils
médicaux, ainsi que le traitement des maladies par les guérisseurs
se sont également avérés comme étant plus abordables pour
les plus pauvres.
Enseignement: Intégrer les guérisseurs locaux dans
les stratégies de prévention et de traitement du SIDA permet
d'améliorer l'efficacité des approches et l'accès aux patients
les plus pauvres.
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Technologie: Traitement du SIDA
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Détenteurs des Connaissances: Guérisseurs Wadigos
et Washambaas
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Source: MARECIK
Amand Hayman, Tan-zania Wildlife Ecology and Conservation.
Pour plus d'info. contacter : D. Scheinman
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56
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Pays: Tanzanie
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Domaine: : Culture
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Application : Les croyances traditionnelles
fournissent un cadre de référence pour la vie sociale et
les activités productives.
Une étude de la mythologie et des croyances religieuses
des datogas montre que leur vision du monde est intimement
liée à leur environnement physique et à leur mode de production
en tant que pasteurs. Les codes moral et légal sont dérivés
de leur mythologie, ainsi que de leur dépendance vis-à-vis
de l'activité de gardiens de bétail. Leurs rapports avec
les groupes ethniques voisins à prédominance maassais ne
sont pas toujours pacifiques et sont quelquefois déterminés
par le transfert forçé du bétail d'un groupe à l'autre.
La dépendance vis-à-vis des vaches trouve son origine dans
le mythe de ruminants sauvages tels que l'Élan. C'est ainsi
que l'environnement naturel (dont le bétail dépend et fait
partie) est autant respecté et révéré que les animaux domestiques.
L'origine légendaire des vaches est plus documentée que
celle des humains. Les chasseurs et cueilleurs d'autrefois
se sont transformés en cultivateurs et gardiens de troupeau,
vivant dans les conditions difficiles d'un climat semi-aride.
Enseignement : La mythologie Datoga fournit
une base pour une approche participative des programmes
de protection de la vie sauvage dans la région.
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Technologie: Local institutions
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Détenteurs des Connaissances: Datoga (Barabaig)
Community in Mbulu District in Arusha Region
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Source: MARECIK,
Tan-zania Wildlife Ecology and Conservation, Mogan R. Lacey
"Milk to the Sunrise" (1998)
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57
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Pays: Tanzanie
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Domaine: : Culture
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Application : Garçons et filles sont élevés dans
une culture favorisant la polygamie et les mariages multiples.
Polygamie et mariages multiples sont des caratéristiques
de la culture des maasais, qui permettent d'accroitre la
force de travail disponible dans les ménages. Les jeunes
gens sont élevés avec l'idée qu'il faut accumuler des têtes
de bétail afin de pouvoir se permettre d'épouser plus d'une
femme. Les jeunes filles sont élevées de manière à ce qu'elles
aient différents guerriers en tant que petits amis et amants.
Ainsi, il arrive que plusieurs d'entre elles partagent un
même guerrier (et vice versa). L'intensité de telles relations
varie en fonction du choix de ceux qui sont impliqués. Ces
relations multiples où on s'engage assez tôt, sont considérées
comme une préparation pour l'établissement et le maintien
de rapports harmonieux au sein d'une famille productive
et d'un ménage communautaire, dans le cadre du mariage polygame.
Enseignement : Les travailleurs de la santé
doivent être conscients de ce type de situation lors de
l'élaboration de campagnes de sensiblisation concernant
les maladies sexuellement transmissibles (MST).
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Technologie: Santé publique
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARECIK,
Tanzania Wildlife Ecology and Conservation, Amy McCormick
''Threads of Women's Lives : Co-wife relations in Maasailand''
(1998)
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58
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Education
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Application : Les contes sont les moyens traditionnels
de lier le passé au présent et de transférer les valeurs
ethiques d'une génération à l'autre.
Par le biais des contes, les anciens maasais présentent
des illustrations des différentes manières de faire utilisées
dans le passé et transmettent ainsi, de manière tacite,
des valeurs aux jeunes. Les méthodes et styles des narrations
sont d'une qualité telle, qu'elles permettent de retenir
l'attention de l'audience tout en mettant en exergue les
éléments importants du récit. Des chants exprimés avec des
voix différentes, certain gestes, des déclarations codifiées,
sont quelques unes des techniques utilisées pour dire ces
contes. Par exemple, la narration du vol de vaches commence
par ''Lolong'o lay'', qui veut dire ''victime de mon bouclier''.
La participation du public est importante, les auditeurs
expriment leur accord en répliquant ''eee'' pour oui et
''mm''pour d'accord, tout en respirant profondément (mmh).
Enseignement : Les méthodes traditionnelles
de transfert de l'information pourraient être utilisées
dans les campagnes de sensibilisation, ou dans le cadre
de la préparation participative des projets
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Technologie: Education non formelle
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARECIK,
Tanzania Wildlife Ecology and Conservation, Emily S. Friedberg
''Oral Fixation''
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59
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Pays: Tanzanie
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Domaine: : Culture
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Application :Travail de décoration des femmes Maasais.
Les femmes Maasais sont les créatrices de beaux bijoux
pour les guerriers, qui leur servent de modèles. En tant
que jeunes filles, elles conçoivent de jolis bracelets portés
au bras, au niveau du coude, à la jambe et à la taille par
leurs amants guerriers. En tant que jeunes femmes mariées,
elles font des ornements pour les boucles d'oreilles des
guerriers, des ceintures pour qu'ils portent l'épée et elles
gravent sur leurs corps des emblèmes tribaux. Elles conçoivent
des colliers ornés de leurs propres motifs, de plusieurs
dimensions et de différents modèles. Elles font de la broderie
sur vêtements, sur ceux des guerriers, ceux des membres
des communautés voisines (non-Massais), ou même pour les
touristes. En tant que mères, elles fabriquent des ceintures
pour leurs filles, décorées d'ornements trés colorés. Elles
décorent également les calebasses qui servent à garder le
lait de vache. En tant que femmes agées, elles deviennent
les gardiennes et dépositaires de cet art. Les femmes Maasais
possèdent des aptitudes certaines en matière de décoration.
Enseignement : Tenir compte des aptitudes
des femmes Maasais en matière d'arts décoratifs pour leur
fournir des opportunités de travailler également sur les
tissus modernes, leur permettrait d'obtenir un revenu supplémentaire
et d'améliorer leur statut économique et social.
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| Technologie: Artisanat |
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARECIK,
Tanzania Wildlife Ecology and Conservation, Megha Majmudar
''Beauty and Beadwork among the Maasai'' (1998)
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60
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Pays: Tanzanie
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Domaine: : Culture
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Application : La circoncision féminine chez les Massais
est un élément central dans la manière dont se manifestent
les rôles dans leur culture
La société Massai est une société patriarcale. Les mariages
des filles sont déterminés par les parents mâles. Le chef
de famille mâle décide quand les filles de la famille doivent
être circoncises, quand les marier et à qui. Se marier signifie
abandonner tous ses droits de jeunes filles ainsi que l'existence
heureuse avec les guerriers (voir entrée 57). La circoncision
est la porte d'entrée dans la vie conjugale. Toutes les
filles Maasais sont circoncises et échangées contre des
vaches à l'occasion du mariage Les femmes non circoncises
sont considérées comme des jeunes filles et ne seront pas
mariées. La circoncision est donc considérée comme symbole
de maturité et de responsabilité, un rite de passage de
l'état de pubescence à celui de femme mariée. La circoncision
en tant que pratique sociale confère à la femme le respect
social au sein de la communauté et la reconnaissance du
fait qu'elle est prête pour le mariage et en mesure d'avoir
des enfants. Il faut noter qu'ici, l'oppression féminine
est considérée comme étant associée à la pratique du mariage
forcé des filles pubescentes.
Enseignement : Traiter de la question de la
circoncision féminine nécessite une compréhension approfondie
de l'histoire, des relations de pouvoir et de son rôle culturel
spécifique dans la société.
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Technologie: Développement social
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARACIK,
Tanzania Wildlife Ecology and Conservation, Courtney Snegroff,
''Female Circumcision in Maasai Culture'' (1998)
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61
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Environnement
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Application : La surveillance de la condition des
terres de parcours par l'observation de la faune et de la
flore.
Les pasteurs maasais pratiquent un contrôle quotidien de
l'état de leur base de ressources pour déterminer les tendances
concernant les conditions des terrains de parcours et afin
d'en détecter les signes avant-coureurs de détérioration.
Pour s'assurer de la fiabilité des évaluations, ils ont
développé diverses techniques d'échantillonnages et d'enquêtes.
Ils observent divers types de fourrage dont se nourrissent
le bétail et les animaux sauvages. Ils en examinent la qualité,
la quantité et la condition. Des indicateurs communs utilisés
sont : le rendement laitier quotidien, la couleur et la
texture des fourrures des animaux, la consistance des fumiers
des animaux sauvages et des vaches, et l'empiètement de
la savane. Aucun de ces indicateurs n'est utilisé de manière
isolée, c'est plutôt leur combinaison qui fournit au pasteur
expérimenté les premières indications sur la condition des
terres de parcours et sur les changements qui peuvent l'affecter.
Sur la base de ces observations, les gardiens de troupeaux
décident de la manière dont ils vont gérer la situation
ou des stratégies à adopter pour faire face à la sécheresse.
Enseignement : Les indicateurs utilisés par
les pasteurs pour la surveillance des terres de parcours
peuvent être utilisés pour faire partie des systèmes d'alerte
avancée, non seulement pour les terres de parcours, mais
aussi pour la sécurité alimentaire
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Technologie: Gestion des ressources naturelles
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARECIK,
N. Ole-Lengisugi, Indigenous Knowledge and Skills in Combatting
Desertification and Drought (1998)
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62
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Pays: Tanzanie
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Domaine: Elevage des animaux
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Application : Les pratiques vétérinaires dans la
prévention des maladies contagieuses et dans la chirurgie.
Les pasteurs maasais ont développé leur propres stratégies
de prévention et de traitement des maladies contagieuses
du bétail, telles que la peste bovine, la péripneumonie
contagieuse bovine, l'anthrax/charbon symptomatique, la
fièvre aphteuse et la brucellose, parmi beaucoup d'autres.
Les herbes médicinales et les préparations à base de plantes
sont utilisées comme désinfectants, comme anesthésiques,
styptiques, pyrétiques anti-inflammatoires, stimulateurs
de l'appétit et agents anti-microbiens. Déterminer les voies
d'acheminement du bétail et séparer les animaux malades
des autres, sont d'autres éléments de ces stratégies, basées
sur des indications précoces des maladies. Les techniques
chirurgicales concernaient les corrections des luxations,
les réductions des fractures compliquées, les castrations,
les opérations obstétricales, les corrections dentaires,
les ouvertures et fermetures des orifices des artères, les
ablations des organes de la vue défectueux, etc.
Enseignement : Les pratiques vétérinaires traditionnelles
constituent une approche peu coûteuse pour l'hygiene du
bétail et pour son maintien en bonne santé.
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Technologie: Science vétérinaire
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: MARECIK,
N. Ole-Lengisugi (1998).
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Pays: Kenya
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Domaine: Santé
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Application : Utilisation de plantes aux effets antibiotiques
La communauté Giriama dépend des forêts côtières ''arabuho-sokoke''
pour les produits médicaux, la nourriture, etc. Les membres
de cette communauté utilisent des plantes pour prévenir
ou traiter les maladies infectieuses, les blessures, les
boutons, la gale, la diarrhée, la disenterie, la gonococcie
et la syphilis. Les annonacées (annonaceae), les papilionacées
(fabaceae), les vitacées (vitaceae) sont les familles de
plantes les plus communément utilisées. Les tests en laboratoire
confirment que la plupart des plantes utilisées traditionnellement
pour traiter les infections bactériennes et fongiques, ont
eut des effets puissants sur les agents pathogènes testés.
Les forêts ''arabuho-sokoke'', uniques en leur genre, sont
des biotopes menacés d'extinction, à cause, entre autre,
de l'expansion des établissements humains. En cas de disparition
de ces forêts, les Giriamas perdraient leur source de plantes
médicinales et bon nombre d'espèces uniques de la faune
et de la flore, perdraient également leur 'habitat'.
Enseignement : Les connaissances des giriamas
sont utiles pour la gestion des ressources menacées d'extinction
et fournissent une base pour leur utilisation durable.
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Technologie: Botanique
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Détenteurs des Connaissances: Giriamas du sud-est
du Kenya
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Source: MARECIK,
N. Ole-Lengisugi (1998).Doris Mutta
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64
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Pays: Tanzanie
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Domaine: : Élevage des animaux
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Application : Une série de pratiques et de
stratégies assure la santé reproductive du cheptel.
Les pasteurs Maassais et d'autres ont développé un certain
nombre de méthodes pour contrôler et influencer les taux
de reproduction et la santé de leur cheptel. Les mesures
comprennent : le contrôle des cycles d'accouplement, la
sélection et l'abattage des animaux, le renforcement de
la libido, les stratégies de sevrage, l'obstétrique du cheptel
et les accouchements manipulés. Ces mesures sont appliquées
pour assurer la bonne santé d'un animal en particulier,
ou pour contrôler le taux de reproduction de tout le cheptel,
afin qu'ils réagissent de manière appropriée aux conditions
créées par l'environnment et celui des terres de parcours.
Enseignement : Les méthodes des pasteurs constituent
des moyens peu coûteux de contrôle de la capacité des charge
de bétail et des densités ainsi que du surpâturage.
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Technologie: Science vétérinaire traditionnelle
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Détenteurs des Connaissances: Maassais. Pasteurs
est-africains
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Source: MARECIK,
N. Ole-Lengisugi (1998) Munyua, et. al.
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65
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Pays: Zimbabwe, Mozambique
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Domaine: :Culture
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Application : Le totémisme est à l'origine des liens
unissant les gens, favorisant la coexistence pacifique et
constituant un point de départ pour mener ensemble des actions
de développement
Une étude des mécanismes qui permettent de faire face aux
imprévus tels que guerres et famines dans le nord-est du
Zimbabwe a montré que les communautés de cette région frontalière
avec le Mozambique,ont cherché à obtenir leur assistance
respective et l'ont offerte de la même manière. Ceci s'est
fait pour ce qui concerne l'offre d'un refuge, le partage
des ressources et même l'éducation des enfants. Ici, les
relations sont déterminées par des totems communs. Un totem
est un symbole qui représente l'identité d'un groupe donné
partageant la même généalogie en tant que clan. Le totem
est un objet ou un phénomène de la nature, respecté par
ceux qui le considèrent comme sacré, agissant comme une
force liant entre eux tant les groupes que les individus.
Le totem peut être un mammifère, un oiseau, un poisson ou
un reptile. La vie d'une personne est gouvernée par des
règles et des normes de comportement, centrées autour de
la philosophie du totem. Par exemple, dans les cultures
exogames, des personnes du même totem ne se marient pas,
parcequ'elles sont considérées comme étant frère et soeur.
Dans certaines communautés, une personne décédée n'est pas
enterrée sans la participation d'au moins une personne qui
partage le même totem que la mère de cette personne décédée.
Les valeurs et croyances concernant les totems contribuent
à unifier les gens et leur confèrent une identité. Les communautés
ont tout à gagner de ce type de relations établies entre
elles.
Enseignement : Ceux qui travaillent avec les
communautés ont besoin de comprendre les mécanismes et les
valeurs qui se manifestent dans le totémisme, pour les programmes
de développement ou pour mener à bien les efforts en faveur
de la paix dans les zones de conflits
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Technologie: Capital social. Résolution des conflits
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Détenteurs des Connaissances: Communautés et familles
du nord-est du Zimbabwe
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Source: ZIRCIK
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66
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Pays: : Zimbabwe
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Domaine: Environnement. Santé
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Application : Les tabous restreignent l'utilisation
abusive des plantes médicinales
Les travailleurs du développement rejettent souvent certaines
croyances et comportements comme étant basés sur des superstitions
et en négligent les valeurs et fonctions intrinsèques. Dans
beaucoup de cas, les superstitions (c'est à dire les tabous)
n'ont pas la vocation de transmettre des faits 'scientifiques'
mais de façonner la pensée et de contrôler le comportement.
Les tabous sont des règles 'sociales' assimilées grâce au
processus de socialisation. La peur est liée à la croyance
que les violations conduisent à l'infliction de punitions.
Les tabous qui ''réglent'' l'extraction des éléments curatifs
des plantes ont pour fonction de préserver les plantes médicinales.
Par exemple, l'écorce d'un arbre utilisée médicalement doit
être enlevée en faisant face aux côtés est et ouest de l'arbre.
Des portions d'écorce provenant d'autres côtés de l'arbre
sont considérées comme étant sans effets, car on a manqué
à cette règle. L'arbre peut ainsi survivre à l'enlèvement
de certaines parties de son écorce et est donc par la même
géré de manière durable.
Enseignement : Les communautés pourraient
considérer le développement de nouveaux tabous pour la bonne
gestion des ressources naturelles devenues rares.
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Technologie: Biodiversité. Botanique médicale
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Détenteurs des Connaissances: Maasais
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Source: ZIRCIK,
Gelfand M. 1979, Growing Up in Shona Society, Mamba Press,
Gweru
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67
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Pays: : Zimbabwe, Mozambique
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Domaine: : Environnement. Santé
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Application : Les valeurs traditionnelles et les
mythes empêchent la contamination de l'eau douce minérale
Dans les régions du centre et de l'est du Zimbabwe et de
l'ouest du Mozambique, les populations locales ont diverses
manières de protéger les sources d'eau. L'une d'elles consiste
à interdire aux membres des communautés d'utiliser des ustensiles
ménagers pour puiser l'eau d'une source. Il n'est pas permis
d'utiliser des pots, des tasses ou des seaux qui proviennent
de la maison. Les membres des communautés doivent plutôt
utiliser une gourde spéciale appelée mukombe, qui est à
disposition prés de la source de manière permanente pour
cet usage. Le mukombe possède une trés longue poignée, ce
qui empêche les mains et les doigts (de la personne qui
puise l'eau) de tremper dans l'eau de la source, permettant
ainsi d'éviter les dangers de contamination. Les tabous
et les coutumes font respecter l'interdit.
Enseignement : Le contrôle de l'eau ainsi
que certains programmes d'assainissement pourraient s'améliorer
si les planificateurs des projets reconnaissent et apprécient
les coutumes existantes, qui oeuvrent en faveur de l'utilisation
et de la maintenance de telles installations de manière
durable
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Technologie: Gestion des ressources naturelles.
Hygiène.
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Détenteurs des Connaissances: Communautés rurales
dans le centre et l'est du Zimbabwe et l'ouest du Mozambique
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Source: ZIRCIK
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68
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Pays: Zimbabwe
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Domaine: Education
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Application : Utilisation des tabous dans l'éducation
des enfants pour leur inculquer un certain type de comportement.
Les enfants au Zimbabwe savent que ''s'asseoir sur un chemin
ou une route cause des furoncles sur les fesses''. À partir
de leur expérience directe ou indirecte, les enfants savent
que les furoncles peuvent être très douleureux, en particulier
lorsqu'on essaie d'en extraire le pus. Ils voient leurs
camarades en souffrir et dévelopent ainsi la crainte de
s'asseoir sur les chemins et les routes. Cette crainte les
empêche de se trouver sur le chemin du bétail et des véhicules
de toutes sortes et de ne pas être écrasés. Des principes
similaires sont appliqués dans d'autres domaines de l'éducation,
comme dans la gestion des ressources. Bien que du point
de vue scientifique ce message puisse être faux, sa vérité
réside cependant dans le fait que les enfants sont effectivement
exposés aux dangers, en s'asseyant sur les chemins et sur
les routes.
Enseignement : S'appuyer sur les croyances
et tabous dans un contexte de développement exige la compréhension
de l'impact que l'on désire obtenir sur le comportement.
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Technologie: Education informelle
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Détenteurs des Connaissances: : Les anciens et les
parents
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Source: ZIRCIK
, Sadomba W.Z., 1996, Use of Taboos and Proverbs as Oral
Archives of Indigenous Knowledge ; Gelfand M. 1979, Growing
up in Shona Society, Mambo Press, Gweru
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69
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Pays: : Zimbabwe
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Domaine: Agriculture
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Application : La terre qui compose les fourmilières,
utilisée comme engrais, permet d'accroitre la fertilité
des sols dans les zones semi-arides
A cause de la l'insuffisance des terres et du manque de
ressources financières, de petits agriculteurs du Zimbabwe
améliorent la fertilité de la terre agricole pauvre en y
répandant de la terre provenant des fourmilières. Avant
de planter, cette terre est débarassée des monceaux faits
par les termites, puis étalée de manière égale et mélangée
au sol sablonneux. Les fourmis blanches sont considérées
comme des insectes utiles et sont protégées, car elles fournissent
aux agriculteurs un engrais naturel bon marché. Lorsqu'ils
prennent de la terre des fourmilières, les agriculteurs
s'assurent que celles-ci ne sont pas détruites, afin de
pouvoir s'en servir encore plus tard, aprés une certaine
période de reconstitution. On rapporte que la productivité
de ces terres ainsi traitées, a augmenté.
Enseignement : A cause de contraintes spécifiques,
les fermiers développent des solutions basées sur les ressources
locales
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Technologie: Nutrition des plantes
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Détenteurs des Connaissances: Agriculteurs dans
les districts de Chivi et Zaka
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Source:
ZIRCIK , Institute of environmental studies (University
of Zimbabwe)
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70
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Pays: : Zimbabwe, Mozambique
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Domaine: Agriculture
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Application : Les fermiers appliquent toute une série
de techniques de buttage pour la conservation des sols et
des eaux.
La technique de buttage Ngare ou Mhindu consiste à former
et aligner des mottes de terre sur un champ, avant de semer.
On sème certaines graines au sommet de ces mottes et d'autres
cultures à la volée. Les billons permettent de contrôler
l'érosion et de conserver l'eau. Les billons Ngare sont
placés en travers des champs pour réduire la vitesse d'écoulement
des eaux de pluies et de ruissellement. Ces billons canalisent
l'eau en excès vers les bordures des champs couverts d'herbes.
Les études ont montré que la technique de buttage ngare
ou mhindu est, sur les pentes escarpées, supérieure à celle
des bourrelets de niveau. Un autre type de buttage est le
miwundo en couche élevée, utilisé particulièrement pour
la culture des patates douces, qui permet dans les zones
humides, le drainage des eaux en excès. Le buttage s'est
avéré particulièrement efficace pour le maintien de l'équilibre
en eau nécessaire aux différentes variétés de cultures,
même dans le cadre de la culture mixte. Les plantes demandant
plus d'eau sont plantées dans les bandes inférieures où
l'eau abonde, tandis que celles qui ont besoin de moins
d'eau le sont au sommet du billon qui se trouve être bien
drainé.
Enseignement : Ses techniques ont été apprises
par les scientifiques qu'ils ont développé en ''billons
cloisonnés'' et disséminé dans d'autres régions d'Afrique
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Technologie: Contrôle de l'érosion. Conservation
des sols et des eaux
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Détenteurs des Connaissances: Agriculteurs
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Source: ZIRCIK
, Sadomba W.Z., The Impact of Settler Colonization on Indigenous
Knowledge in Agriculture. Wageningen (1999). Hagmann J.
et al. 1996, in Reij C. et al (eds.), Sustaining the soil
: Indigenous soil and water conservation in Africa, Earthscan.
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Pays: Zimbabwe
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Domaine: Sécurité alimentaire, santé
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Application : Séchage au soleil des fruits, des légumes
et des insectes comestibles
Le séchage au soleil des aliments est habituellement fait
de deux manières principales. Une des méthodes, utilisées
généralement pour les légumes, consiste à les immerger dans
de l'eau salée bouillante durant quelques minutes, ce qui
permet d'éviter la perte des élements nutritifs. Les légumes
sont alors séchés au soleil durant à peu près trois jours
et stockés dans un endroit sec. Cette méthode est également
appliquée pour le séchage des chenilles, des termites, des
fourmis blanches et autres insectes comestibles. Une autre
méthode consiste tout simplement à placer les aliments directement
au soleil. Ces aliments sont d'abord salés, s'il y a danger
de pourriture durant le processus de séchage, comme ce peut
être le cas pour les champignons ou les tomates. Le séchage
au soleil des aliments est une activité importante pour
les femmes puisqu'elles sont responsables de la préparation
des repas en toutes saisons
Enseignement : Le séchage au soleil des aliments
est une technologie abordable, demandant peu ou pas d'intervention
dans la plupart des cas
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Technologie: Nutrition, conservation des aliments
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Détenteurs des Connaissances: Femmes âgées
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Source: Farm Information Network
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Pays: Zimbabwe
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Domaine: Environnement
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Application : Contrôle "spirituel" des terres protégées
Les coutumes traditionnelles et sytèmes de croyances religieux
fournissent des moyens de conservation de l'environnement
en réservant de vastes zones pour la croissance naturelle
et la vie animale. Marambatemwa (littéralement :''lieux
qui résistent à l'abattage'') sont des réserves écologiques
dont les frontières sont définies par les esprits de la
terre. En outre, la manière de se conduire des individus
qui y pénétrent est définie par ces esprits. Des régles
empêchent les humains d'y perturber pour ainsi dire l'ordre
naturel des choses. Même des animaux chassés qui échouent
dans ces zones, sont considérés comme étant protégés par
les esprits de cette terre. Les fruits doivent être mangés
sur les lieux et non emportés chez soi, car ils doivent
servir à nourrir d'autres animaux sur place. Aucun arbre
n'est coupé. Il n'est même pas permis de faire des commentaires
sur des objets naturels à la forme apparemment bizarre.
On fait respecter ces régles par la menace de punitions
infligées aux transgresseurs par les esprits. Les punitions
peuvent être de se perdre et d'être dans l'impossibilité
de rentrer chez soi, ou d'être attaqué par les animaux sauvages.
Enseignement : Les zones écologiques préservées
de cette manière sont souvent mieux entretenues que les
réserves de chasse protégées par la loi et administrées
par des procédures adminstratives
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Technologie: Gestion des ressources naturelles,
conservation.
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Détenteurs des Connaissances: Communautés villageoises
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Source: ZIRCIK,
Association of Zimbabwe Traditional Environmental Conservationists
(AZTREC)
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Pays: Zimbabwe
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Domaine: Education
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Application : Les valeurs, tabous et coutumes reconnaissent
les pouvoirs régénérateurs des femmes et élévent leur statut
dans la société.
Les femmes possèdent un caractère sacré car elles ont le
pouvoir de régénération grâce à leur fécondité. Ceci est
reflété dans un certains nombre de valeurs, de croyances
et de tabous. Novembre est connu comme étant Mwedzi wembudzi,
le mois de la chèvre. Novembre marque la période de régénération
de la flore et de la faune suivant les premières pluies.
Grâce à l'abondance de nourriture, les herbivores de toute
sorte entament la reproduction et le mois de novembre est
celui ou ce processus de régénération atteint son maximum.
C'est ainsi que durant ce mois il est interdit de se marier.
Ce tabou permet d'éviter de tuer accidentellement des animaux
en gestation pour les cérémonies de mariages (ou autres).
La punition encourue pour s'être marié durant le mois de
novembre est la rupture du mariage sans raisons ou une autre
calamité telle que l'impossibilité d'avoir des enfants.
Cette reconnaissance des pouvoirs régénérateurs de la nature
est particulièrement marquée en ce qui concerne les femmes.
La menstruation est comprise comme un processus de communication
avec la nature. Pendant cette période, les femmes sont exemptes
de certaines tâches telle que la participation à la brasserie
de la bière utilisée pour des raisons spirituelles. Dans
beaucoup de communautés du Zimbabwe, les ancêtres principaux
du clan tiennent généralement une femme ancêtre (mbonga)
responsable des amulettes porte-bonheurs du clan. Les femmes
peuvent devenir des esprits influents comme Mbuya Nehanda,
qui a conduit une rebellion contre les colons britanniques
et qui fut pendue en 1898. Ces valeurs et croyances placent
la femme dans une position sociale élevée et lui confèrent
un grand respect.
Enseignement : Les approches concernant les
questions de genre doivent s'appuyer sur les valeurs positives
des sociétés locales
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Technologie:
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Détenteurs des Connaissances: Hommes et femmes des
provinces de l'est et du centre du Zimbabwe
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Source: ZIRCIK,
Sadomba W.Z., 1996, Using Taboos and Proverbs as Oral Archives
of Indigenous Knowledge (Utiliser les tabous et les proverbes
comme archives orales des connaissance autochtones).
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74
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Pays: Cameroun
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Domaine: : Santé
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Application : Accouchement traditionnel à Nso
Une accoucheuse traditionnelle du village de Mbinon à Nso
(division de Bui, province du nord-ouest du Cameroun), fait
mention de deux types de feuilles de plantes permettant
de faciliter la naissance. La première est la feuille d'une
plante de la famille 'malvaceae', qu'elle utilise dans les
cas ordinaires. La seconde est celle d'une plante de la
famille 'acanthacae', qu'elle aplique aux femmes qui ont
un passé d'accouchements difficiles et à celles qui donnent
naissance pour la première fois. Les feuilles fraichement
cueillies sont diluées et une partie du liquide est répandue
dans la salle d'accouchement. Un quart du liquide est donné
à boire à la future mère tandis que le reste est utilisé
pour lui faire un massage au niveau de la taille, du ventre
et de la région du pubis. Ceci favorise une plus grande
contraction de l'utérus et la dilatation du col utérin pendant
l'accouchement qui s'en trouve ainsi facilité. Si l'expulsion
du placenta ne se fait pas dans une limite de temps raisonnable,
on donne à la future mère des herbes à mâcher dont elle
avale le jus. On rapporte que le taux de succès de ces pratiques
est extraordinairement élevé.
Enseignement : Les méthodes traditionnelles
d'accouchement sont accessibles même aux plus pauvres et
pourraient être utilisées en complément de celles appartenant
à la médecine moderne.
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Technologie: Soins de la mère et de l'enfant
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Détenteurs des Connaissances: Sages-femmes traditionnelles
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Source: : Mankoiy Martha Fango, NSO, Dr. Wirmum
Clare Kinyu, Mefopla Research center ; CIKO
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75
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Pays: Cameroun
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Domaine: : Santé
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Application : Amélioration du système immunitaire
des malades du SIDA grâce aux méthodes traditionnelles de
préparation de la nourriture
Au Centre Mefopla à Bamenda au Cameroun, le système immunitaire
des malades du SIDA est renforcé grâce à l'utilisation de
plantes médicinales locales riches en enzymes. Il s'agit
de matières grasses extraites de plantes telles que le soja,
la noix de cajou, le karité et des fruits sauvages. En outre,
on encourage les patients à consommer des légumes contenant
beaucoup de fibres alimentaires qui aident à nettoyer le
système. Bien que ces diètes et thérapies nutritionnelles
ne guérissent pas la maladie, elles améliorent néanmoins
le système immunitaire. Les thérapies impliquent également
l'élimination des aliments et boissons liés au stress comme
le café, le thé noir, le sel, la farine blanche ainsi que
le riz blanc riche en glucides. Le traitement est efficace
et permet de réduire les symptômes physiques et psychologiques
de la maladie tels que les éruptions cutanées, les syndromes
respiratoires, le stress et la dépression.
Enseignement : Les jus à base de produits
naturels, la nourriture et les préparations médicinales
traditionnelles, peuvent permettre d'améliorer le système
immunitaire des malades du SIDA, provoquent bien moins de
fatigue et sont également moins chers que les traitements
basés uniquement sur les médicaments.
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Technologie: Nutrition
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Détenteurs des Connaissances: Guérisseurs traditionnels,
anciens.
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Source: Dr. Wirmum Clare Kinyuy, Mefopla Research
Ceneter, CIKO
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Pays: Cameroun
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Domaine: Agriculture
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Application : Méthodes de fertilisation des sols
et techniques de culture intensive autochtones des agriculteurs
de la plaine Ndop
Les agriculteurs de la plaine Ndop ont une méthode traditionnelle
pour maintenir et augmenter la fertilité des sols ainsi
que pour accroitre la production agricole sur de petits
lopins de terre inondés. Ils produisent et appliquent sur
de petites parcelles, une quantité d'engrais vert équivalente
à à peu près 30 à 60 Kg d'azote par hectare. Ils utilisent
le système ''ankara'', qui consiste à épandre et enfouir
des matières organiques sur et dans les billons. Les matières
organiques répandues sont ensuite brûlées, ce qui permet
d'augmenter la quantité de potasse et de phosphore dans
le sol. Des cultures de couverture sont pratiquées pour
supprimer les mauvaises herbes sur les terres en friche.
Pour tirer profit de ces terres riches inondées, les agriculteurs
pratiquent différentes cultures successivement par an (culture
commerciale avant et après celle du riz). Pour maintenir
les substances nutritives minérales, les agriculteurs répandent
des sédiments volcaniques altérés. Les zones inondées peuvent
aussi être utilisées pour la pêche
Enseignement : : Les méthodes autochtones
utilisées au Cameroun pour maintenir ou accroitre la fertilité
des sols et le rendement des cultures, ressemblent à ces
autres méthodes développées dans d'autres régions du monde.
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Technologie: Techniques de culture
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Détenteurs des Connaissances: Agriculteurs de la
plaine Ndop, Upper Nun Valley NWP
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Source:Dr. Cornélius M lambi CIKO
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Pays: Cameroun
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Domaine: Secteur privé
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Application : Réponse à la crise économique au Cameroun
de la part des femmes des zones rurales
Le Cameroun a connu une sévère récession économique durant
les dernières treize années, caractérisée par une chute
des prix agricoles, une pression démographique sur des terres
agricoles en nombre limité, ainsi que des réductions d'effectifs
dans le secteur public, des réductions de salaire et une
dévaluation de 50% du Fr CFA en Janvier 1994. Ceci a rendu
la vie difficile pour à la fois les ménages ruraux et urbains.
Confrontées à cette situation, des femmes ont essayé de
générer des revenus par la pratique de l'artisanat : chaussures,
sacs et fabrication de savon. La production de ces articles
n'est pas nouvelle, mais c'est la créativité dont ont fait
preuve ces femmes qui fait la différence. Elles fabriquent
du savon en utilisant de l'huile de palme et de la soude
caustique. Toute une série de sacs (sacs pour écoliers,
sacs à main, sacs-cabas) ainsi que des chaussures sont fabriqués
en utilisant des matériaux disponibles localement. De vieux
sacs de sisal, des cartons, du plastique, du fil et de la
laine sont collectés et recyclés. Seules les semelles pour
les chaussures sont achetées. Les coûts de production sont
trés bas et les produits sont compétitifs par rapport à
ceux fabriqués ailleurs dans le pays ou importés, parcequ'ils
sont non seulement différents mais aussi moins chers.
Enseignement : En situation de crise économique
des femmes répondent immédiatement aux besoins du ménage
et font preuve d'esprit créatif en trouvant des solutions
locales aux problèmes.
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Détenteurs des Connaissances: Femmes de la province
du sud-ouest du Cameroun
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Source: D.N. Ngwasiri ; CIKO
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Pays: Cameroun
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Domaine: : Agriculture
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Application : Des agriculteurs répondent à la pression
démographique sur les terres agricoles en intensifiant leur
production, grâce à une stratégie axée sur l'utilisation
minimum d'intrants extérieurs
Le secteur agricole du Cameroun fait face aujourd'hui à
deux problèmes principaux. Les zones côtières aux terres
fertiles sont confrontées à l'exode rural, tandis que deux
provinces -celles de l'Ouest et du Nord-ouest-sont confrontées
à une pression démographique excessive sur les terres. Ceci
a occasionné des conflits fonciers interminables, la dégradation
des ressources et l'empiétement sur la forêt, qui perd environ
75 000 hectares par an en faveur de l'agriculture. Les agriculteurs
de Toumi ont intensifié leur système agricole, combinant
cultures mixtes et polyculture, afin de faire face au problème
de l'insuffisance des terres. Ils gardent cochons, canards,
poissons, oiseaux et abeilles sur moins d'un hectare de
terre. Les papayes, les poivriers, la canne à sucre et d'autres
cultures sont plantés autour des étangs à poissons. Presque
tout est recyclé. Le résidu des récoltes sert à nourrir
les cochons et leurs déjections ainsi que celles des canards
et des oiseaux servent à nourrir les poissons. Le fumier
est produit grâce à un mélange de résidu de récoltes et
de déjections de cochons et canards.
Enseignement : Les stratégies adoptées par
les agriculteurs pour intensifier leur production alors
qu'ils ont difficilement accès aux engrais chimiques, intègrent
l'élevage animal et l'utilisation de produits biologiques
recyclés.
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Technologie: Techniques de culture
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Détenteurs des Connaissances: Agriculteurs du village
de Toumi dans le Bamendjou dans la Province de l'Ouest
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Source: Prof. C.N. Ngwasiri; CIKO
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79
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Pays: Cameroun
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Domaine: Agriculture
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Application : Stockage à long terme du manioc pour
les périodes de sécheresse et de mauvaise récolte
Les Balongs du Cameroun possèdent une technologie traditionnelle
de transformation du manioc (Manihot esculenta) pour en
faire un produit appelé "Kumkum" qui peut être conservé
jusqu'à cinq ans. Les racines fraichement récoltées sont
pelées, lavées et mises dans de l'eau pendant trois à cinq
jours, période qui leur permet de fermenter naturellement
et de devenir plus tendres. Elles sont ensuite retirées
de l'eau et moulues en une pâte fine, puis placées dans
un panier de roseaux et couvertes de feuilles de plantain.
On place des objets lourds tels que des pierres sur la pâte
pour en extraire la liqueur en excès. On prend quelques
200 à 300 grammes que l'on pétrit à la main pour en faire
des boules que l'on met sur une sorte de platforme placée
au dessus du sol afin de leur permettre de sécher. Avec,
sur le site, un feu constamment allumer les boules sont
progressivement enduites de fumée. Durant la période de
stockage, qui varie d'un à cinq ans, le produit n'est pratiquement
jamais attaqué par les insectes ou les maladies. Lorsque
nécessaire, l'enduit noir sur les boules est essuyé et elles
sont alors roulées-dans une farine fine, dont on fait une
pâte en y ajoutant de l'eau chaude . Ces boules sont ensuite
utilisées dans la préparation de soupes ou de ragoûts .
Enseignement : Les méthodes traditionnelles
de stockage pourraient être considérées dans les préparations
pour les catastrophes.
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Technologie: : Technologie postrécolte
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Détenteurs des Connaissances: Agricultrices du littoral
et des provinces du sud-ouest du Cameroun
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Source: Dr. Festus Numfor; CIKO
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80
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Pays: Cameroun
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Domaine: Agriculture
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Application : Agriculture communale comme résultat
du manque de main-d'oeuvre
La division Manyu de la province du sud-ouest du Cameroun
a connu un exode rural excessivement élevé, au point que
les villageois en nombre réduit étaient incapables de fournir
la main-d'oeuvre nécessaire à l'accomplissement des travaux
agricoles. C'est ainsi que les habitants du village de Ossing
ont réintroduit le partage du travail pour faire face à
ce problème. Trois groupes de 78 agriculteurs (42 hommes
et 36 femmes) cultivent ensemble la même parcelle de terre.
Le groupe besongatabe cultive du cacao, celui des agriculteurs
agborkem des plantains, tandis que les jeunes appartenant
à ce dernier groupe cultivent des légumes, du mais et du
melon. Grâce à un système de division du travail bien élaboré,
les travaux de la ferme sont effectués durant toute l'année,
sans qu'aucun des groupes n'y quatre mois par an. Ils ont
ainsi le temps de s'occuper de leur propre ferme ou même
de travailler en ville.
Enseignement : Ce modèle de gestion d'une
ferme est non seulement applicable dans les cas de manque
de main-d'oeuvre, mais peut également fournir des solutions
pour les zones avec une densité de population élevée et
de nombreux litiges fonciers
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Technologie: Gestion des exploitations agricoles,
agriculture communale
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Détenteurs des Connaissances: Agriculteurs Ossing
de la division Manyu dela province du sud-ouest du Cameroun
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Source: Prof. C.N. Ngwasiri, CIKO
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Pays: Cameroun
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Domaine: Environnement
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Application : Les Fulanis utilisent des herbes pour
combattre les parasites des animaux d'élevage
Les pasteurs nomades ou semi-nomades de la province du
nord-ouest du Cameroun considèrent que les maladies sont
les causes principales de la faible production du bétail.
L'offre en déclin des services vétérinaires à eu pour résultat
la résurgence des maladies parasitaires. Afin de faire face
à la situation, les fulanis ont adopté à nouveau des stratégies
introduites par des pasteurs (fulanis également) venus au
Cameroun à la fin du siècle dernier de pays voisins comme
le Nigéria et le Tchad. Une étude de quelques pratiques
vétérinaires indigènes indique que certaines plantes des
familles termnalia, vernonia, solanum et khaya possèdent
un certain degré d'activité anthelminthique fiable.
Au Centre Mefopla à Bamenda au Cameroun, le système immunitaire
des malades du SIDA est renforcé grâce à l'utilisation de
plantes médicinales locales riches en enzymes. Il s'agit
de matières grasses extraites de plantes telles que le soja,
la noix de cajou, le karité et des fruits sauvages. En outre,
on encourage les patients à consommer des légumes contenant
beaucoup de fibres alimentaires qui aident à nettoyer le
système. Bien que ces diètes et thérapies nutritionnelles
ne guérissent pas la maladie, elles améliorent néanmoins
le système immunitaire. Les thérapies impliquent également
l'élimination des aliments et boissons liés au stress comme
le café, le thé noir, le sel, la farine blanche ainsi que
le riz blanc riche en glucides. Le traitement est efficace
et permet de réduire les symptômes physiques et psychologiques
de la maladie tels que les éruptions cutanées, les syndromes
respiratoires, le stress et la dépression.
Enseignement : Les remèdes vétérinaires traditionnels
constituent une réponse fiable et peu coûteuse à la réduction
des services publics et au coût élevé des services vétérinaires
et des médicaments conventionnels. Ces pratiques traditionnelles
peuvent être reproduites ailleurs au Cameroun et dans d'autres
pays avec une flore similaire
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Technologie: Santé des animaux
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Détenteurs des Connaissances: Pasteurs fulanis de
la province du nord-ouest
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Source: : C. Ndi , H. Bayemi, R. Njwe, Tchoumboue,
H. Njakoi, N. Mopoi, M. Njakoi, Sali-Django, CIKO
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82
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Pays: Cameroun
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Domaine: Environnement
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Application : Les lois traditionnelles 'kfwifon'
protègent la forêt naturelle en en réglementant l'utilisation.
Les forêts de la montagne Kilum, qui hébergent des espèces
endémiques d'oiseaux ainsi que d'autres animaux, sont parmi
les rares forêts de montagne d'Afrique centrale et de l'ouest
qui existent encore. Seize villages de la chefferie Oku,
qui se trouvent prés de la forêt, en dépendent pour leur
susbsistance. Des plantes médicinales provenant de ces forêts
sont récoltées et exportées vers l'Europe et les Etats-Unis.
Depuis son installation dans la région il y a un siècle,
le peuple Oku a géré les ressources de la forêt en fonction
de régles définies et mises en exécution par un conseil/institution
appelé Kwifon, existant avant la mise en place de l'administration
coloniale européeenne. Kwifon conçoit la réglementation
qui concernent l'accès aux ressources de la forêt, leur
répartition et leur conservation. Le chef communique les
régles lors d'annonces publiques. L'institution possède
un réseau d'information qui lui permet de savoir tout ce
qui se passe sur le territoire de la chefferie. Le peuple
Oku attribue sa capacité d'identifier ceux qui ne respecte
pas ses ordres et injonctions à des pouvoirs mystiques.
Enseignement : Les méthodes indigènes sont
efficaces pour la conservation et la régulation de l'utilisation
des forêts naturelles
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Technologie: Gestion des ressources naturelles
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Détenteurs des Connaissances: Villageois de la Chefferie
Oku, institution Kwifon, habitants de la province du nord-ouest.
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Source: C.N. Ngwasri, CIKO
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83
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Pays: Cameroun
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Domaine: Environnement
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Application : Les Bakas habitant les forêts, possèdent
une connaissance intime des plantes médicinales et autres.
Prés de 40 000 Bakas vivent dans la forêt équatoriale de
la province sud-est du Cameroun. Les Bakas possèdent possèdent
une grande connaissance des ressources de la forêt, leur
unique source de susbsistance. Ils y trouvent diverses tubercules
sauvages, des fruits, des feuilles, des animaux, du poisson
et du miel. En mars 1998, pour tester leurs connaissances
en matière de ressources provenant de la forêt, nous avons
interviewé un groupe d'hommes et de femmes Bakas qui avaient
quitté la forêt et qui s'étaient installés dans le village
de Dioula au sud-est du Cameroun. Ils se sont avérés connaitre
de nombreux types d'arbres aux feuilles à usage médicinal,
ainsi que des fruits, du bois, des écorces et des racines.
Les Bakas possèdent la réputation de guérisseurs efficaces,
ce qui s'explique par cette connaissance intime qu'ils ont
des produits de la forêt, laquelle pourrait être trés utile
à l'industrie pharmaceutique ainsi qu'à celle du bois.
Enseignement : Les connaissances médicales
traditionnelles des Bakas pourraient être exportées vers
d'autres régions du Cameroun. Leurs connaissances en matière
de produits forestiers peuvent contribuer à réaliser une
exploitation durable des forêts de ce pays, où la mauvaise
exploitation du bois en forêt se manifeste par des pertes
de 23 à 35% pour chaque arbre abattu.
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Technologie: Gestion des ressources naturelles
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Détenteurs des Connaissances: Bakas des provinces
de l'est et du sud
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Source: Prof. C.N. Ngwasiri, CIKO
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Pays: Bénin
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Domaine: Transformation des produits alimentaires
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Application : Méthodes traditionnelles de fabrication
du fromage simples et peu coûteuses
Au Bénin, de nombreuses familles gagnent leur vie en fabricant
et commercialisant du fromage, localement mais aussi au
Niger voisin. La méthodologie utilisée est simple et peu
coûteuse.. En plus d' ingrédients tels que du lait et des
feuilles calotropis procera (une feuille fraîche par litre
de lait), le matériel suivant est nécessaire : Une marmite
(de préférence en terre cuite), un tamis (0,5 mn), du linge
fin en coton, un foyer amélioré ou une cuisinière à gaz,
une louche en bois, un mortier et un pilon en bois.
Enseignement : La méthode béninoise de fabrication
du fromage pourrait être intégrée dans les opérations de
mini laiteries/fromageries dotées d'un materiel d'un certain
niveau de technicité et de coût. Cette méthode pourrait
aussi être utile aux communautés locales lorsqu'il y a surproduction
de lait, permettant également de générer un revenu supplementaire.
Ce fromage est considéré comme étant une excellente source
de protéines.
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Technologie: Fabrication de fromage
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Détenteurs des Connaissances: Communautés locales
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Source: SIATA, Dr. Abel Dossoumou, contact : mailto:gtz.siata@fasonet.bf
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Agriculture
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Application : Système de rotation des cultures des
Nounis du Burkina Faso
Les Nounis du village de Bagounsio, dans la Province de
la Sissili au Burkina Faso, sont très sensibles aux variations
de fertilité du sol qui affectent leurs terres. Ainsi, pratiquent-ils
la rotation des cultures, qui consiste en la succession
sur une base annuelle de différentes cultures sur une même
parcelle . Cette succession peut se faire dans un ordre
bien déterminé ou au hasard. Les Nounis font se succéder
la culture de l’igname, du sorgho, du maïs et celle du mil
sur une même parcelle. Cette pratique permet une utilisation
plus équilibrée des éléments nutritifs du sol, de réduire
les risques encourus en cas de sécheresse et/ou par les
insectes nuisibles, ainsi que de diversifier la production.
Enseignement : La rotation des cultures
aide au maintien de la fertilité du sol et permet une diversification
des cultures sur une petite échelle. Cependant, il convient
d’effectuer des études plus poussées avant d’introduire
de nouvelles cultures, notamment commerciales ou d’autres
variétés.
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Technologie: Rotation des cultures comme stratégie
de sauvegarde des ressources naturelles par la.
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Détenteurs des Connaissances: Nounis du village
de Bagounsio (Province de la Sissili, Burkina Faso)
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Source: David K. PODA, Mémoire de fin d'études /
Agronomie, IDR, Université de Ouagadougou, juin 1989, M4290.
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Agriculture
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Application : Les cordons pierreux comme pratique
traditionnelle de lutte contre l'érosion chez les agriculteurs
Mossis du Yatenga.
Cette pratique en vogue, qui consiste à aligner judicieusement
des pierres au travers d’un champ suivant des courbes de
niveau, a pour objectif de freiner la vitesse des eaux de
ruissellement, de permettre qu’un maximum s’infiltre dans
le sol, tout en évacuant l’excédent. Cette pratique a permis
de récupérer des sols dégradés ou jusque-là inaptes à la
culture, d’augmenter la production agricole, et a été transférée
avec succès à d’autres communautés du Burkina Faso et de
pays voisins
Enseignement : Les cordons pierreux constituent
une technique efficace pour réduire la vitesse des eaux
de ruissellement et permettre leur infiltration dans le
sol.
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Technologie: Contrôle de l’érosion des sols
par la technique des cordons pierreux.
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Détenteurs des Connaissances: Paysans Mossis du
Yatenga
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Source: CILSS, Thomas Toni DORO, 1991, Burkina Faso
; et Ferdinand Dabiré : «Revolutionary conservation : Villages
successfully use stones against erosion »,West Africa ,
September, 11-17, 1989
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Agriculture
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Application : Classification traditionnelle des sols
chez les Mossis et son utilisation pour déterminer les types
de cultures appropriées.
Les Mossis possèdent un système de classification des sols
dont l’importance et l’utilité ont été confirmées par des
études scientifiques formelles. Les différents types de
sols identifiés par les agriculteurs Mossis le sont selon
des caractéristiques telles que : texture, couleur,
consistance, localisation géographique, fertilité et drainage.
Cette classification leur permet d’établir quatre classes
principales de sols auxquelles correspondent des spéculations
bien précises.
Enseignement : Cette classification
des sols permet aux agriculteurs locaux de mieux appréhender
les options possibles quant au choix des cultures, ainsi
que la nature de l’écosystème local.
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Technologie: Classification des sols.
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Détenteurs des Connaissances: Mossis du Yatenga
( Villages de Ranawa et d'Aorêma
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Source: Basga E. DIALLA ( IK Monitor 1 (3) 1993
CIRAN ) ; ainsi que : Projet PATECORE,
BP 271, Kongoussi, Tél. 45-71-43, Burkina Faso : «The Mossi
indigenous soil classification in Burkina Faso».
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Agriculture
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Application : Pratique traditionnelle d’association
des cultures permettant d’augmenter la sécurité alimentaire
des ménages.
A Aribinda au Burkina Faso, les agriculteurs recherchent
un rendement optimal en cultivant sur la même parcelle des
variétés à cycle long et d’autres à cycle court, comme le
mil ou le sorgho. Cette pratique permet de répartir les
risques entre un grand nombre de variétés et d’augmenter
ainsi les chances d’obtenir une récolte, c’est à dire qu’au
cas où l’une des spéculations venait à être défaillante,
une autre produirait.. Les semences de mil de cycles différents
étant mélangées puis semées sur une même parcelle, la récolte
est effectuée au fur et à mesure de la maturation. En spéculant
sur la combinaison des cycles végétatifs, ces agriculteurs
s’assurent une certaine sécurité alimentaire en réduisant
les risques liés aux aléas de la pluviométrie.
Enseignement : Cette stratégie de réduction
des risques, bien qu’utile pour assurer une certaine sécurité
alimentaire des ménages, est incompatible avec la pratique
des cultures commerciales et devrait être soigneusement
ré-évaluée avant l’introduction de nouvelles variétés.
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Technologie: Association de cultures (système de
production)
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Détenteurs des Connaissances: Les groupes Songhays,
Mossis et Kurumbas d’Aribinda dans le nord du Burkina Faso.
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Source: : « L'ombre du mil : un système agropastoral
sahélien en Aribinda ( Burkina Faso) » de Dominique GUILLAUD,
Editions de l'ORSTOM, Collection A travers Champs , Paris,
1993.
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Agriculture
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Application : Techniques anti-érosion basées sur
les connaissances des paysans locaux, qui consistent en
l’application d’engrais biologiques et en la récupération
des eaux
Les pratiques traditionnelles de conservation des sols
des Mossis, comme celles qui consistent en l’épandage de
fumier naturel à base de déchet animal, l’installation de
petits bassins versants, le paillage, la jachère, la plantation
de bandes de végétation suivant les courbes de terrain et
le reboisement, sont considérées par les spécialistes formels
comme écologiquement pertinentes et efficaces, lorsque combinées
avec la mise en place de cordons pierreux.
Enseignement : La vulgarisation des techniques
agricoles est facilitée lorsque celles-ci sont basées sur
l’amélioration des connaissances des paysans, en particulier
lorsqu’on souhaite introduire de nouvelles techniques agricoles
ou de nouvelles variétés.
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Technologie: Contrôle de l'érosion des sols
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Détenteurs des Connaissances: Mossis du Yatenga
(Villages de Ranawa et d'Aorêma )
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Source: : Basga E. DIALLA ( IK Monitor 2 (1) 1994
CIRAN ) ; ainsi que : Jean Yves MARCHAL (1986), «Vingt ans
de lutte antiérosive au nord du Burkina Faso», Cahiers ORSTOM,
Série Pédologie XXII (2) : 173-180
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90
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Agriculture
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Application : Les structures traditionnelles d’entraide
informelles des Bissas remplissent une fonction vitale en
assurant la cohésion sociale au niveau du village et entre
les différents villages.
Les Bissas ont su combiner harmonieusement dans la pratique
de l’agriculture, le travail collectif et le travail individuel.
On trouve deux formes courantes d’organisation traditionnelle:
le Yawole ou Susoaaga : « invitation
de culture », chez les Mossis; et le Yewole ou
Songtaaba, qui est une association d’entraide en
cours surtout chez les jeunes Bissas, pratiquant par exemple
l’agriculture de groupe pour le compte de leur belle-mère
ou sur leurs propres parcelles. Ces structures traditionnelles
d’entraide sont informelles et elles se manifestent de façon
saisonnière et épisodique. Elles remplissent une fonction
sociale vitale en contribuant à la cohésion au sein du village
et entre les différents villages.
Enseignement : LLes formes d’organisation
traditionnelle à vocation d’entraide, émanant des populations
elles-mêmes et s’appuyant sur leurs valeurs (pratiques et
savoirs techniques ), renforcent la cohésion sociale et
constituent une base solide pour les activités de développement
durable.
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Technologie: Organisation traditionnelle d'entraide
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Détenteurs des Connaissances: Bissas du Boulgou
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Source: Basga E. DIALLA, Claude BATIONO, Maxime
S. OUEDRAOGO, DMP / MOB, juin 1998 (document inédit), Ouagadougou
, Burkina Faso ; ainsi que : Dr Bernard Lédéa OUEDRAOGO
: «Association Internationale Six «S», BP 100, Ouahigouya
Tél :55-00-38 (BurkinaFaso).
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Santé
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Application : Les multiples vertus thérapeutiques
de la papaye. Les tradipraticiens du Burkina Faso
utilisent les feuilles, graines et racines de papaye pour
soigner divers maux. C'est ainsi que les feuilles vertes
écrasées et mélangées au manioc et consommées en boisson
permettent de traiter l'ictère. En application locale, elles
sont utilisées pour le traitement des panaris et de la blennorragie.
En outre, ces mêmes feuilles de papaye concassées dans de
l'eau salée et consommées en boisson servent à traiter la
jaunisse. Ces pratiques se sont avérées efficaces.
Enseignement : Le potentiel de la papaye,
que l'on retrouve dans la plupart des jardins particuliers
situés des régions tropicales et sub-tropicales, n'a pas
encore été pleinememnt exploité par les organismes de santé
publique.
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Technologie: Médecine traditionnelle par les plantes
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Détenteurs des Connaissances: Les tradipraticiens
du Burkina Faso.
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Source: : Delphine OUEDRAOGO, Arbre et Développement,
Direction de la Foresterie Villageoise et de l'Aménagement
Forestier, Ouagadougou, Burkina Faso, AD N°23,2e trimestre
1988, 22-24.
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Santé
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Application : Traitement par les herbes des
morsures de serpent. En guise de traitement
des morsures de serpent, les paysans Mossis de Boussou préconisent,
entre autres, de se procurer deux racines de feretia apodanthera,
ou finninga en langue mooré, de les mâcher et d'en avaler
le jus. Cette formule, affirment les paysans de Boussou,
est surtout efficace pour les cas de morsures de vipère
ou de naja.
Enseignement : Le traitement par les herbes
des morsures de serpent est une pratique commune chez les
Mossis. .
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Technologie: Traitement des morsures de serpent
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Détenteurs des Connaissances: Les paysans Mossis
de Boussou (Yatenga)
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Source: Henri Y. KABORE et Dieudonné NIKIEMA, INADES-Formation,
ET. 48, janvier 1992, Ougadougou, Burkina Fas. «Les pratiques
et savoirs paysans en matière de santé humaine dans le Département
de Boussou ( Province du Yatenga)» ( Rapport d'étude).
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Santé
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Application : Traitement de la rougeole chez
les Mossis .Les paysans Mossis du Département de
Boussou traitent la rougeole grâce à un remède obtenu en
faisant macérer des crottes de poule dans de l'eau, qui
est par la suite filtrée pour être utilisée dans la préparation
d'une bouillie faite avec de la farine de céréale (mil ou
sorgho), que le malade doit consommer.
Enseignement : La médecine traditionnelle
a pu développer des traitements efficaces, comme ceux des
Mossis pour la rougeole, qui devraient pouvoir être vérifiés
par la médecine moderne, pour le bénéfice des communautés
locales.
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Technologie: : Traitement de la rougeole
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Détenteurs des Connaissances: Les paysans Mossi
de Boussou ( Yatenga)
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Source: Henri Y. KABORE et Dieudonné NIKIEMA, INADES-Formation,
ET. 48, janvier 1992, Ougadougou, Burkina Fas. «Les pratiques
et savoirs paysans en matière de santé humaine dans le Département
de Boussou ( Province du Yatenga)» ( Rapport d'étude).
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Santé
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Application : : Les vertus thérapeutiques
multiples de la pharmacopée traditionnelle au Burkina Faso.
Au Burkina Faso, le piliostigma reticulatum est
une plante faisant partie de la pharmacopée traditionnelle,
qui est trés utilisée par les tradipraticiens de ce pays
pour soulager les céphalées, les névralgies dentaires, les
inflammations buccales et les oreillons. Les feuilles mâchées
sont utilisées contre les vertiges; bouillies avec des feuilles
de guiera et de securidaca, elles permettent de soigner
la syphilis, les chancres, la bronchite, le paludisme, les
ulcères phadégéniques. En décoction (pour des bains, ou
en boisson), elles sont utilisées pour traiter les crises
d'épilepsie. Les rameaux feuillus préparés également en
décoction sont sensés être efficaces contre les hémorroïdes;
et sont aussi utilisés pour les frictions du thorax afin
de soigner les affections pulmonaires.
Enseignement : La connaissance des pharmacopées traditionnelles
peut aider la médecine moderne à mieux répondre aux besoins
locaux en matière de santé.
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Technologie: Pharmacopée traditionnelle (le "semellier")
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Détenteurs des Connaissances: Les tradipraticiens
du Burkina Faso
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Source: Delphine OUEDRAOGO, Arbre et Développement,
Direction de la Foresterie Villageoise et de l'Aménagement
Forestier, Ouagadougou, Burkina Faso, AD n°24, 1e trimestre1999,
27-29 : « Piliostigma reticulatum ou le petit arbre qui
guérit plaies et ulcères »
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Environnement/Agriculture
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Application : Régénération des ressources
forestières grâce à la technique dite du "Zaï forestier"
Pour faire face à la dégradation des ressources naturelles
et à la désertification, les agriculteurs Mossis du Yatenga
au Burkina Faso ont développé quelques techniques traditionnelles
de restauration du capital agro-écologique. Ils utilisent
la technique dite du zaï forestier de récupération des sols
dégradés. Le zaï est un micro- bassin (de 20 à 30 cm de
diamètre sur 15 à 20 cm de profondeur ) creusé dans le sol
à l'aide d'une daba. La méthode du zaï forestier est une
technique qui consiste à entretenir les ligneux qui ont
poussé naturellement dans les micro-bassins. Ceux-ci sont
issus de la germination de graines d'arbres qui se trouvaient
par hasard dans la matière organique répandue dans les trous
zaï. Il faut remarquer que ces semences ont tout d'abord
été prétraitées naturellement en passant par le tube digestif
des animaux.
Enseignement : Cette technique simple et qui a fait
ses preuves, montre comment les agriculteurs développent
des approches novatrices pour faire face à la dégradation
des sols et à la déforestation. Elle pourrait être étudiée,
évaluée et exploitée dans le cadre de programmes de vulgarisation
agricole..
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Technologie: Agroforesterie
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Détenteurs des Connaissances: Agriculteurs Mossis
du Yatenga.
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Source: Dieudonné NIKIEMA, INADES-Formation, Envi.
3, 1781(2), décembre 1995, (Rapport de recherche), Ouagadougou,
Burkina Faso. - CILSS : Reflets Sahéliens, n°19, août 1993.
M.BAUMER : «Agroforesterie et désertification», ICRAF- CTA,1987.
A. YOUNG : « Agroforestery for soil conservation », ICRAF-CAB
International, 1989.
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Agroforesterie
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Application : Un système agroforestier original
de restauration des sols. Un paysan Mossi octogénaire
du Passoré pratique depuis plusieurs décennies la régénération
naturelle de l'arbre acacia albida. Ce paysan a réussi à
faire «coloniser» son champ par l'acacia albida, en utilisant
une méthode simple qui consiste à blesser les racines de
la plante pour provoquer des rejets par drageonnage. Ces
drageons se développent et deviennent des arbres adultes
au bout de sept ans. Le paysan blesse alors les racines
latérales de ces arbres, d'où sortent d'autres drageons,
et ainsi de suite...
Enseignement : Cette technique agroforestière originale
est efficace, mais le processus est lent. Elle pourrait
être améliorée et vulgarisée avec l'appui des organismes
du développement.
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Technologie: Multiplication naturelle de l'arbre
acacia albida par drageonnage.
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Détenteurs des Connaissances: Un agriculteur Mossi
du Passoré.
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Source: Dieudonné NIKIEMA, INADES-Formation, Envi.
3,1781(2),décembre 1995, (Rapport de recherche), Ouagadougou,
Burkina Faso. « L'agroforesterie en milieu rural, le cas
du plateau central du Burkina Faso » (Rapport de recherche).
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Médecine vétérinaire
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Application : Système de classification des
maladies animales chez les Peuls. La santé des animaux
constitue une préoccupation majeure pour les pasteurs et
agropasteurs du Burkina Faso, qui ont souvent recours aux
remèdes traditionnels à base de plantes. Ces pratiques sont
surtout développées chez les éleveurs Peuls, tels ceux de
Roangtenga, Gemsgo et Guebadin, qui ont mis au point tout
un système de classification des maladies animales. Deux
groupes de maladies sont ainsi distingués, celles ayant
des causes "surnaturelles" et celles possédant des causes
physiques matérielles descriptibles. Cinq éléments ont été
retenus comme base de la taxonomie des pathologies par les
éleveurs Peuls : la localisation physique de l'affection
sur le corps de l'animal, un signe caractéristique majeur
de l'affection, la ressemblance des signes cliniques de
la maladie avec un objet connu, la cause connue de l'affection,
le mal lui-même lorsqu'il est visible comme pour les plaies
par exemple. Ce système de classification des maladies permet
aux Peuls de diagnostiquer les maladies animales les plus
communes et de déterminer un traitement approprié.
Enseignement : Ce système de classification des maladies
Peul pourrait être utile à d'autres communautés pour le
diagnostic et le traitements des dites maladies.
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Technologie: Classification des maladies animales
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Détenteurs des Connaissances: Peuls de Roangtenga,
Gemsgo et Guebadin.
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Source: Dr Hamidou TAMBOURA et al., mai 1997, Grant
n°821 BUF, ( African Development Foundation ) «The recovery
and utlisation of Fulani pastoralists indigenous knowlege
on animal healthcare, herd management and ethnoveterinary
medecine, and its sharing with Mossi agriculturalists in
Burkina Faso »(Rapport de recherche).
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Système de communication autochtone
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Application : Moyens de communication traditionnels
des Mossis, utilisant le tambour, comme moyen de communication
universel, et les soufflets de forge au sein de la caste
des forgerons. Des forgerons Mossis utilisent les
soufflets de forge pour scander des rythmes, qui sont en
fait des messages codés transmis par ce moyen et qu'eux
seuls peuvent comprendre; alors que le tambour est utilisé
dans les zones rurales pour véhiculer des messages destinés
à un public plus large.
Enseignement : Le mode de communication par les soufflets
de forge est limité à la caste des forgerons; celui des
tambours permet de toucher un auditoire large et varié et
pourrait servir à véhiculer des messages de sensibilisation
dans les zones rurales.
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Technologie: Soufflets de forge et tambours
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Détenteurs des Connaissances: Forgerons du Burkina
Faso
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Source: Lidia CALDEROLI, Ethnographie 92, 1(1996)
Printemps n°119 Titre : «Notes sur le langage des soufflets
chez les forgerons Mõose (Wubr-tenga- Burkina Faso): une
forme de communication de travail»; et Junzo KAWADA, Institut
de Recherches sur les Langues et Cultures d'Asie et d'Afrique,
Tokyo, Japon.
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Droit coutumier
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Application : Allocation des terres au Burkina
Faso selon le droit coutumier. Dans les collectivités
rurales du Burkina Faso les terres sont allouées au nom
de tout le groupe ethnique, clanique ou familial par ce
qu'on appelle le "chef de terre", 'Tengsoaba' chez les Mossis.
Dans le cadre des coutumes foncières, le "chef de terre"
est le plus prôche descendant du premier occupant des lieux.
Cette qualité lui confère le satut d'intermédiaire entre
les vivants, les parents morts et les puissances invisibles,
copropriétaires des terres. Il distribue les terres aux
familles, aux ménages et aux individus selon leurs besoins.
Tout membre du groupe (propriétaire collectif) possède un
droit d'usage et d'exploitation permanent qui se transmet
de père en fils; les étrangers intégrés dans le groupe reçoivent
des terres, mais sous forme de prêt. Leurs droits restent
provisoires et précaires.
Enseignement : L'explosion démographique a un impact
sérieux sur le système d'allocation traditionnelle des terres.
Le fait que la terre appartiennent en principe à l'Etat
pose un autre problème, rendant nécessaire le dialogue entre
institutions formelles et informelles pour le bénéfice des
populations concernées.
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Technologie: Appropriation des terres
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Détenteurs des Connaissances: "Chefs de terre"et
chefs de village au Burkina Faso.
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Source: Souleymane OUEDRAOGO, Inspecteur des Domaines,
Ouagadougou, Burkina Faso, juin 1993, (IIMI): « Quel(s)
régime(s) foncier(s)pour les aménagements hydro-agricoles
»
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100
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Pays: Burkina Faso
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Domaine: Droit coutumier
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Application : Le droit coutumier et l'accès de la
femme à la propriété de la terre Le droit coutumier foncier
exclut la femme de la propriété de la terre, qu'elle exploite
au nom de son mari chef de famille. Bien que les dispositions
de la 'Réorganisation Agraire et Foncière' au Burkina Faso
ouvrent l'accès à la propriété terrienne à tous, les traditions
demeurent vivaces en milieu rural où la femme reste confinée
dans une situation d'utilisatrice temporaire des terres.
Enseignement : La ségrégation dont sont victimes
les femmes concernant l'accès à la propriété terrienne dans
le droit coutumier devrait être corrigée, car les femmes
qui représentent souvent au moins la moitié de la population,
effectuent l'essentiel des tâches domestiques et agricoles.
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Technologie: Accès de la femme à la propriété fonciere
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Détenteurs des Connaissances: Chefs de terre, chefs
de villages
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Source: K. DAKIE, Arbre et Développement, Direction
de la Foresterie Villageoise et de l'Aménagement Forestier,
Ouagadougou, Burkina Faso, AD n°23, 4e trimestre, 1998.
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Pratique no. : 101
Pays : République Démocratique du
Congo
Domaine : Transformation des
produits alimentaires
Technologie : Défibrage
Détenteurs des connaissances : Les Kongos et les Tekes
Source : Luzietoso Nguala,
Bazabana Jean Jacques Magloire, du GREDA : Groupe de
Recherche et d’Expertise sur le Développment des savoir-faire
locaux en Afrique (Montpellier, France); et les rapports
ORSTOM Congo.
Lien :
Contact : Nguala.Luzietoso@Wanadoo.Fr
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Application : Défibrage de la pâte rouie de manioc
par tamisage, appelé
« pompage » à Kinshasa et
« sula » à Brazzaville, grâce à une technique mise au point
par des migrants.
En
République Démocratique du Congo, les Kongos et les Tekes
défibrent presque complètement la pâte rouie qui sert de
matière première à la fabrication des kwanga (chikwangue,
bâton ou pain de manioc). Cette opération traditionnellement
effectuée aux peignes est longue et pénible. Des citoyennes
du Congo-Brazzaville qui avaient émigré en République Démocratique
du Congo entreprirent de trouver une solution au problème.
Elles innovèrent en remplaçant le peignage par le tamisage.
Cette technique nouvelle qui permet un gain de temps important
fut transferrée aux habitants du Congo-Brazzaville par les
migrantes congolaises lorsqu’elles retournèrent dans leur
pays. La technique avait été auparavant adoptée par les
Brazzavillois.
Enseignement : Les relations directes entre immigrés
et autochtones peuvent constituer une source d’information
et de formation et devraient être encouragées.
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Pratique no. : 102
Pays : République
Démocratique du Congo
Domaine : Développement social
Technologie : Développement institutionnel
Détenteurs des connaissances :
Source : Groupe de recherche
et d’expertise sur le développement des savoir-faire locaux
en Afrique (Montpellier, France)
Lien :
Contact : Nguala.Luzietoso@Wanadoo.Fr
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Application: Des femmes membres de tontines utilisent
souvent des biens à la place de l’argent pour faire face a sa constante
dévaluation et dépréciation
Les
femmes de Kinshasa et d’autres cités africaines utilisent
souvent le système d'épargne et de credit appelé tontine,
où les participants versent régulièrement des cotisations
d’un montant fixe destinées à un fonds commun, lequel est
alloué à tour
de rôle à chacun des membres, généralement désignés par
tirage au sort. Lorsque chaque membre a reçu le fonds une
fois, le cycle recommence. Cependant étant donné la constante
dévaluation et dépréciation de l’argent, ces femmes on décidé
d’utiliser des biens au lieu de l’argent, qui peuvent être
des vêtements, un article ménager, un réfrigérateur, où
des articles qui permettent de créer une petite affaire
commerciale. Ainsi, elles doivent non plus déterminer le
montant de l’argent à verser, mais le bien
de référence. Cette pratique est aussi utilisée par
des femmes africaines qui vivent en Europe et leur permet
d’acquérir un bien ou un article dont elles ont besoin malgré
leur moyens limités.
Enseignement : Utiliser des biens
à la place de l’argent peut permettre aux membres des tontines
d’acquérir des biens et d’autres articles dont ils ont besoin
malgré la modestie de leur revenu
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Pratique no. : 103
Pays : Congo
Domaine : Agro-industrie
Technologie : Fabrication du vin de palme
Détenteurs des connaissances : Agriculteurs Kongo-mori
Source : J. J. Magloire BAZABANA,
(GREDA) Groupe de recherche et d’expertise sur le développement
des savoir-faire locaux en Afrique (Montpellier, France)
Lien :
Contact : Nguala.Luzietoso@Wanadoo.Fr
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Application: Des méthodes de fabrication de vin
de palme qui datent du 16ème siècle sont encore utilisées par les agriculteurs
kongo-mori.
Le
vin de palme est produit localement par les agriculteurs
Kongo-mori et est vendu dans des conteneurs de 10 litres
dans les zones rurales ainsi que dans les villes. Ils utilisent
des méthodes de fabrication qui datent du 16ème siècle,
à l’époque du royaume du Kongo. Ce vin est fabriqué par
les hommes seulement. Il existe deux méthodes de préparation:
une directement à partir de la palme, qui donne un type
de vin appelé n’samba; et une autre qui implique de couper
les arbres et qui permet de produire un vin appelé m’bulu.
Ces vins sont trés appéciés par les populations locales
et constitent un marché important dans la capitale Brazzaville.
Enseignement : En
combinant pratiques traditionnelles et techniques modernes,
les organizations de développement peuvent tirer le maximum
des savoir-faire locaux.
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Pratique no. : 104
Pays : Congo
Domaine : Création d’entreprise
Technologie : Poterie
Détenteurs des connaissances : Badongos de Bouenza
Source : J. J. Magloire BAZABANA,
Groupe de recherche et d’expertise sur le développement
des savoir-faire locaux en Afrique (Montpellier, France)
Lien :
Contact : Nguala.Luzietoso@Wanadoo.Fr
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Application: Les Badongos utilisent une technique
de fabrication de poterie utilisant une argile spéciale
qu’on trouve dans la région de Bouenza.
Les
Badongos de la région de Bouenza fabriquent des cruches
à base d’une argile locale. Ils utilisent pour ce faire
une technique trés ancienne transmise de génération à génération.
La production de poterie leur permet de générer des revenus
réguliers. Les cruches sont largement utilisées par les
populations locales dans les zones urbaines et rurales en
tant que méthode naturelle de conservation de l’eau fraîche.
Enseignement : Les
savoir-faire locaux efficaces et générateurs de revenues
devraient etre reconnus et promus par les organisations
de développement.
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Pratique no. : 105
Pays : Burkina Faso
Domaine : Agro-industrie
Technologie : Fabrication de Yoghourt
Détenteurs des connaissances :
Fabricants béninois
Lien :
Contact: Nguala.Luzietoso@Wanadoo.
Source: Paul BOM KONDE, (GREDA)
Groupe de Recherche et d’Expertise sur le Développement
des Savoir-faire Locaux en Afrique, (Montpellier, France).
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Application: Une technique de fabrication de yoghourt
est transmise d’une communauté nationale à l’autre grâce
à une formation dispensée en la matière.
‘Akpan’ est le nom d’un yoghourt
préparé à partir de maïs. La méthode de fabrication a vu
le jour au Bénin et a été transmise au Burkina Faso dans
le cadre du projet AVAL (Action de valorisation des savoir-faire
agroalimentaires locaux en Afrique de l’Ouest). Un groupe
de femmes d’affaires dans la restauration et la petite agro-industrie
appelé « Ri-Noodo, » et/ou «Les bons plats » basé
à Ouagadougou (Burkina Faso) a entrepris, après avoir testé
le marché, la fabrication à une relative grande échelle
de yoghurt, utilisant la méthode originaire du Bénin qu’elles
avaient acquise grâce à une session de transmission du savoir
faire organisée par AVAL. Ce dernier a également encouragé
ces femmes à partager ce savoir faire acquis avec d’autres
au Burkina.
Enseignement : Des
études ou des tests de marché devraient être faits avant
de s’engager dans des transferts de savoir faire d’une communauté
à l’autre
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Pratique no. : 106
Pays : Mali
Domaine : Santé
Technologie : Médecine traditionnelle
Détenteurs des connaissances :
Les Dogons
Source: Association malienne
pour les connaissances traditionelles (AMACOTRA)
BPE
2666, ACI 2000 Avenue Cheikh Zayed, Bamako, Mali. Tel: (223)
29 1504
Lien :
Contact:
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Application: Les Dogons utilisent une plante aux
propriétés contraceptives pour s’attaquer à la question
des jeunes mères non-mariées et pour contrôler les naissances.
Les
Dogons du village de Guinoubanou (district de Kani, région
de Bandiagara) au Mali utilise une plante aux propriétés
contaceptives depuis les temps les plus anciens. Les dogons
sont sensibles à la question des jeunes mères non-mariées,
car cela peut ternir la réputation de la famille. Ils sont
également concernés par la santé des femmes, qui sont considérées
comme un pilier essentiel de la structure familiale. Ainsi,
les filles sont poussées par leur parents à pratiquer une
certaine forme de contrôle des naissances. On leur donne
une préparation à base d’herbes à consommer chaque mois,
au début de la menstruation. Cette préparation est aussi
utilisée par les femmes qui viennent d’accoucher afin d’aider
à leur rétablissement et également pour des raisons d’espacement
des naissances.
La
famille Tapily du village de Guinoubanou est la gardienne
de ce savoir depuis des générations.
Enseignement : Les
methods traditionnelles de contrôle des naissances lorsqu'elles
sont efficaces et
sûres devraient être considérées
aux fins d'utilisation par les organisations de
développement.
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Pratique no. : 107
Pays : Mali
Domaine : Santé
Technologie : Médecine traditionnelle
Détenteurs des connaissances :
Villageois de Diomana
Source: Association malienne
pour les connaissances traditionelles (AMACOTRA)
BPE
2666, ACI 2000 Avenue Cheikh Zayed, Bamako, Mali. Tel: (223)
29 1504
Lien :
Contact:
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Application: Une poudre médicinale anti-venimeuse
est préparée selon un rituel qui renforce la cohésion sociale.
Le
village de Diomana dans le district de Niéna (région de
Sikasso) est le seul au Mali a posséder le secret d’une
poudre médicinale anti-venimeuse. Cette poudre est reconnue
comme étant un traitement efficace contre les morsures de
serpent par les habitants de la capitale régionale Sikasso
et ceux de 80 villages voisins, ainsi que par les médecins
et patients locaux. Cette poudre médicinale obtenue à partir
d’écorces d’arbres est préparée durant une cérémonie annuelle
qui dure deux jours et à laquelle participent les habitants
de la région. Les écorces sont collectées par un petit groupe
d’initiés mâles du village. Elles sont ensuite écrasées
dans des mortiers par un autre groupe d’initiés mâles.
Enseignement : Le
rituel qui accompagne la préparation de cette poudre médicinale
anti-venimeuse assure une fonction de maintien de la cohésion
sociale.
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Pratique no. : 108
Pays : Ouganda
Domaine : Santé
Technologie : Technologie de l’information et
de la communication
Détenteurs des connaissances :
Sage-femmes traditionnelles
Source: “The Challenge and opportunities
of Information and Communication Technologies (ICTs) in
the health sector.” par Maria G. N. Musoke, préparé pour
le African Development Forum (ADF) ’99; Maria G. N. Musoke,
Makerere University, Uganda
Lien :
Contact: lip97mgm@sheffield.ac.uk
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Application: Les sage-femmes traditionnelles en
utilisant certaines technologies de l’information contribuent
à la réduction de la mortalité liée à la maternité
Le
projet pilote de service de santé d’urgence en mulieu rural
: Rural Extended Services and Care for
Ultimate Emergency Relief (RESCUER), lancé en Ouganda dans le district
d’Iganga, s’est attaqué au problème du taux élevé de mortalité
liée à la maternité. Le projet a donné les moyens à un réseau
de sage-femmes traditionnelles d’établir des partenariats
avec les centres de santé afin d’offrir des soins de santé
aux femmes enceintes. Ceci a résulté en une meilleure orientation
des patientes, ainsi qu’en l’augmentation des services de
soins offerts à un plus grand nombre de femmes enceintes.
La technologie moderne a été utilisée pour permettre aux
sage-femmes
de
référer les patientes aux centres de santé. Ceci a impliqué
l’installation d’un système de communication radio VHF utilisant
l’énergie solaire et comprenant des stations fixes dans
les centres de santé, des talkie walkies et des véhicules
radios dans les ambulances des hôpitaux de référence ainsi
que dans le véhicule du médecin-conseil. Un impact notable
du projet fut que la mortalité infantile a décliné de plus
de 50% sur une période de trois ans.
Enseignement: Habiliter en leur offrant
des moyens et responsabiliser les sage-femmes traditionnelles,
peut permettre d’étendre la zone d’intervention des services
de santé publique et réduire le taux de mortalité liée à
la maternité.
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Pratique no. : 109
Pays : Cameroun
Domaine : Agro-industrie
Technologie : Fabrication de sel
Détenteurs des connaissances :
Communautés Moundangs et Toupouris
Source: Zingno, P.R. C/O CIKO,
P. O. BOX 8437, YAOUNDE, CAMEROON
Lien :
Contact: ngwasiri@camnet.cm
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Application: Les Moundangs et les Toupouris du nord
du Cameroun utilisent une préparation à base de tiges de
sorgho, appelée “garlaka”, en tant que succédané au sel.
Le
nord du cameroun est une région de production de bétail
de premier plan où le sel est en trés grande demande. En
1994, aprés la dévaluation du franc CFA, le prix du sel
a augmenté de 400% et depuis lors, l’offre de ce produit
a été irrégulière avec un prix fluctuant. Pour faire face
à cette situation, les Moundangs et les Toupouris qui vivent
dans la région (district de Mayo-Kebbi) ont développé un
savoir-faire qui permet de fabriquer un succédané au sel
à partir de tiges de sorgho séchées. Avant d’être utilisées
à cet effet les tiges de sorgho ne servaient aucun usage.
Ces tiges sont rassemblées et brulées et les cendres sont
tamisées et bouillies dans de l’eau jusqu’à devenir blanchâtres.
Aprés s’être refroidi, le liquide est laissé à coaguler.
A ce stade, il est prêt pour la consommation en tant que
succédané au sel. Deux autres intrants seulement sont nécessaires
pour la fabrication : du feu et de l’eau. Ce sel appelé
“garlaka” est produit par et vendu par les femmes, ce qui
leur permet de gagner jusqu’à
250.000 francs CFA par an.
Enseignement : Connaitre les diverses
utilisations de certaines plantes peut aider à faire face
à certaines pénuries de produits de première nécéssité et
même à générer un revenu pour certains membres des communautés
rurales
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Pratique no. : 110
Pays : Cameroun
Domaine : Agriculture
Technologie : Fertilisation du sol
Détenteurs des connaissances :
Agriculteurs Foulbe
Source: Mballa, A. C/O CIKO,
P. O. BOX 8437, YAOUNDE, CAMEROON
Lien :
Contact: ngwasiri@camnet.cm
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Application: Les agriculteurs Foulbe de Garoua dans
la Province Nord du Cameroun utilisent une technique de
fertilisation du sol qui leur a été transferrée avec succès
de la République du Chad voisine.
Les
agriculteurs Foulbe de Garoua, au nord du Cameroun, utilisent
les cornes des bovins domestiques pour fertiliser le sol
des vergers et des champs. Une paire de cornes provenant
d’un bovin qui vient d’être tué sont placés sur le sol à
une distance de 40 à 75 centimètres d’un arbre. Les cornes
attirent certains insectes qui tout en s’en nourrissant
fertilisent le sol avec leurs sécrétions. Dans les champs
et vergers où cette méthode a été appliquée, les rendements
des récoltes auraient augmentés de prés de 75%, comme l’indique
le Centre de recherches agronomiques de Garoua.
Enseignement : Les
institutions de vulgarisation agricole pourraient promouvoir
l’utilisation de certains fertilisants biologiques développés
et produits par les communautés locales et transférés avec
succès d’un pays à l’autre.
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Pratique no. : 111
Pays : Niger
Domaine : Education
Technologie : Autorite Traditionnelle
Détenteurs des connaissances :
Source: Souleymane Anza, IPS,
and Global Information Network: Mai Manga Therese, CTPSF
(Comité Technique pour la Promotion de la Scolarité des
Filles), Ministère de l’éducation, Niamey, Niger; and, Unicef
- West and Central Africa, Boite Postale 443, Abidjan 04,
République de Côte d'Ivoire, tel : (225)20.213.131
Lien :
Contact : WCARO@PO302A01
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Application: Des chefs traditionnels utilisent leur
influence pour promouvoir l’instruction des filles.
Au
Niger, d’aprés les statistiques officielles, seul un tiers
des enfants fréquente l’école, et le taux de fréquentation
des filles est même moindre (25,3%). Plusieurs raisons,
plus particulièrement d’ordre socio-économique et culturel
expliquent cette situation, qui se trouve être pire dans
les zones rurales. La plupart des parents sont généralement
d’accord pour envoyer leur enfants à l’école, mais bon nombre
d’entre eux la considère comme peu adaptée aux filles, alors
que d’autres trouvent qu’elle ne les prépare pas à assumer
leurs rôles d’épouses et de mères, tandis que dans les zones
rurales elle est considérée comme empéchant ces filles de
se marrier à un âge approprié (généralement entre 12 et
13 ans). Du 8 au 9 mars 2000, un symposium national financé
par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), sur
“le rôle des chefs traditionnels dans la survie, la protection
et le développement des femmes et des enfants”, a rassemblé
plus de 200 de ces chefs (aux niveaux des provinces, districts
et villages). Un des résultats de la conférence fut qu’ils
se mirent d’accord pour développer des stratégies de persuasion
de leurs communautés respectives d’envoyer leurs filles
à l’école. Ils expliqueront que plus les filles sont instruites,
plus leur vie sera facile plus tard, aux plans économique
et social, et qu’une femme instruite gère mieux les finances
et la petite affaire familiale et qu’elle peut également
contribuer au succès des enfants à l’école. D’aprés le coordinateur
de “l’Unité technique pour la promotion de l’instruction
des filles”, créé par le gouvernement du Niger, grâce à
de telles actions, 40% des filles devraient pouvoir intégrer
l’école d’ici la fin de l’an 2000.
Enseignement : Grâce
à leur autorité morale, les chefs traditionnels peuvent
influencer leurs communautés afin de réaliser certains objectifs
du développment nécessitant un changement de comportement
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Pratique no. : 112
Pays : Ethiopie
Domaine : Communication
Technologie : Moyen de communication traditionnel
Détenteurs des connaissances :
La communauté des Afars
Lien :
Contact: mailto::%20EHNRI@telecom.net.et
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Application: Chez les Afars, le terme ‘dagu’ désigne
un moyen de communication traditionnel qui permet de transmettre
l’information efficacement et rapidement
Au
sein de la société Afar, toute information qui affecte le
ou contribue au bien-être des individus ou du groupe leur
est transmise en une journée grâce à un moyen de communication
traditionnel de bouche à oreille appelé ‘dagu’. L’authenticité
et la validité des messages doivent d’abord être confirmées
par les anciens qui bénéficient généralement de la confiance
des membres de la communauté. Les messages ont généralement
trait à des évènements tels que mariages, funérailles, ou
à d’autres questions d’ordre économique ou sociale.
Enseignement : Les
méthodes de communication traditionnelle de bouche à oreille
lorsqu’elles sont efficaces peuvent être envisagées pour
transmettre des messages concernant des questions de développment
au sein d’une communauté ou d’une communauté à l’autre.
Source: Akalu Woldemariam, Association
for the Promotion of Indigenous Knowledge (APIK) Addis Ababa
University P.O. Box 1176 Addis Ababa, Ethiopia, Tel/Fax:
+251-1-550655
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Pratique no. : 113
Pays : Ethiopie
Domaine : Santé
Technologie : Pharmacopée traditionnelle
Détenteurs des connaissances :
Communautés locales
Source: Akalu Woldemariam, Association
for the Promotion of Indigenous Knowledge (APIK) Addis Ababa
University P.O. Box 1176 Addis Ababa, Ethiopia, Tel/Fax:
+251-1-550655
Lien :
Contact: EHNRI@telecom.net.et
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Application: Les communautés à travers l’Ethiopie
utilisent une mixture à base de poudre de café et de miel
appelée ‘mar ba buna’ pour traiter la diarrhée
‘Mar ba buna’ est le nom d’une
mixture faite à base de poudre de café et de miel, utilisée
comme traitement de la diarrhée par diverses communautés
locales d’Ethiopie et considérée comme efficace. Le café
est torréfié et moulu et le miel est collecté de préférence
au mois d’octobre, durant la floraison de nombreuses espèces
de fleurs. On mélange dans un bol 50 à 100 grammes de café
fraîchement moulu avec une quantité égale de miel. La mixture
est ensuite consommée par le patient, dont la diarrhée est
censée cesser aprés la première prise de ce médicament traditionnel.
Enseignement : Facile
à préparer et d’un bon rapport qualité prix, les préparations
médicales traditionnelles lorsque leur efficacité est prouvée,
pourraient être transmises d’une communauté à l’autre.
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Pratique no. : 114
Pays : Ethiopie
Domaine : Production artisanale
Technologie : Fabrication d’encre
Détenteurs des connaissances :
Communautés locales
Source: Akalu Woldemariam, Association
for the Promotion of Indigenous Knowledge (APIK) Addis Ababa
University P.O. Box 1176 Addis Ababa, Ethiopia, Tel/Fax:
+251-1-550655
Lien :
Contact: EHNRI@telecom.net.et
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Application: Une encre à base d’herbes et d’argile,
traditionnellement utilisée pour écrire sur des parchemins
est également utilisée sur du papier.
‘Kalam’ qui signifie encre
en Amharic, est donc une encre préparée localement et utilisée
par les scribes et les membres du clergé pour écrire sur
des parchemins depuis des siècles. Sept plantes différentes
entrent dans la composition de cette encre. Elles sont cueillies
et déposées sur le sol pour sécher au soleil. Elles sont
ensuite moulues et mélangées avec de l’argile et
de l’orge grillée. La mixture est alors conservée pendant
6 mois et remuée une fois par jour pendant les 4 à 5 premiers
mois. A la fin de cette période, le mélange est devenu plus
dur et peut être brisé en plusieurs morceaux et dissous
dans de l’eau dans un bol ou une bouteille. Les textes écrits
avec cette encre endure l’épreuve du temps pendant des siècles,
comme le prouvent les parchemins gardés dans les monastères
du pays.
Enseignement : Cette
méthode de préparation de l’encre offre un bon rapport qualité
prix et pourrait être transferrée à d’autres communautés. L’encre pourrait également être
produite en grande quantité en combinant la méthode traditionnelle
de préparation avec les technologies modernes.
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Pratique no. : 115
Pays : Ethiopie
Domaine : Agriculture
Technologie : Conservation des sols
Détenteurs des connaissances :
Agriculteurs du nord du pays
Source: Association for the
Promotion of Indigenous Knowledge (APIK) Addis Ababa University
P.O. Box 1176 Addis Ababa, Ethiopia, Tel/Fax: +251-1-550655
Lien :
Contact: EHNRI@telecom.net.et
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Application: Un haricot appelé ‘gebeto’ est planté
dans les champs du nord de l’Ethiopie plusieurs mois avant
l'ensemencement pour restaurer la fertilité des sols
Les
agriculteurs du nord de l’Ethiopie, particulièrement dans
la région d’Agaw Mider utilisent une sorte de haricot appelé
‘gebeto’ en tant que fertilisant. Ce haricot, au goût trés
amer n’est pas apprécié des oiseaux et est planté dans les
champs quelques six mois avant les semences de maïs, de
blé ou d’autres céréales. La plante qui pousse n’est pas
cueillie mais est laissé à sécher pour devenir un fertilisant
naturel. Les agriculteurs labourent ensuite leurs champos
et l’ensemencent. Il a été rapporté que grâce à cette méthode
de fertilisation naturelle la production a augmenté de manière
substancielle. Le haricot ‘gebeto’ est aussi utilisé à des
fins médicales. Au nord de l’Ethiopie, on en fait cuire
une poignée, qui, consommée chaque matin, est censée réduire
la tension artérielle.
Enseignement : Les
méthodes traditionnelles de fertilisation des sols devraient
pouvoir être étudiées, préservées et leur utilisation promue.
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Pratique no. : 187
Pays : Madagascar
Domaine : Santé
Technologie : Médecine traditionnelle
Détenteurs des connaissances :
Les guérisseurs traditionnels
Source: National Geographic,
avril 2000
Lien :
Contact: : nayachi@worldbank.org
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Application: Les ‘ombiasys’ (guérisseurs), principaux
agents de santé pour la population locale développent des traitements complémentaires
efficaces pour des maladies comme la malaria.
A
Madagascar les ‘ombiasys’ sont des guérisseurs et pharmaciens
traditionnels. Ils sont connus pour avoir développé une
connaissance profonde des plantes et pour celle des artéfacts
sacrés utilisés pour invoquer leur pouvoir de guérison.
Le savoir des ‘ombiasys’ provient de leurs ancêtres et de
l’expérience. Ils utilisent le ‘jateorhiza palmata’ (vigne
de couleur verdâtre) pour calmer les douleurs ; l’écorce
du baobab local dont il font un bouillon pour calmer les
douleurs dos (le baobab étant sacré, seule la portion d’écorce
dont on a besoin est prise) ; les feuilles et l’écorce
d’ ‘harungana madagascariensis’ pour stimuler la sécrétion
de sucs gastriques dans le traitement des problèmes digestifs.
En outre, il faut signaler qu’en s’appuyant sur les savoirs
locaux en médicine traditionnelle, un thé préparé à partir
d’écorces de ‘strychnos’
pour accroître l’action de la chloroquine contre
un parasite dans le traitement de la Malaria, a été développé
par l’Institut Malgache de Recherches Appliquées. L’institut
demontrait ainsi que combiner des méthodes de traitement
de la médicine traditionnelle avec la médecine moderne peut
permettre de développer des traitements efficaces et d’un
bon rapport qualité prix.
Enseignement : Le
savoir des guérisseurs locaux peut être combiné aux méthodes
de la médecine moderne pour développer des traitements d’un
bon rapport qualité prix de maladies telles que la malaria.
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Pratique no. : 188
Pays : Afrique
du sud
Domaine : Santé
Technologie : Traitement des symptômes
du SIDA
Détenteurs des connaissances :
Les guérisseurs traditionnels
Source: The Sowetan (Johannesburg)
May 21, 1999. By Mokgadi Pela
Lien : http://www.sun.ac.za/
Contact: nayachi@worldbank.org
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Application: Une tubercule, une plante médicinale
traditionnelle utilisée pour traiter des maladies chroniques
virales et certains cancers, est à présent reconnue par
les médecins pour renforcer le système immunitaire des personnes
séropositives.
Une
tubercule (Hypoxis), une plante médicinale qui pousse dans
le Kwa Zulu Natal en Afrique du Sud, utilisée par les guérisseurs
traditionnels pour traiter des maladies chroniques et virales,
ainsi que certains cancers de la vessie
et de la prostate, et, d’aprés certaines sources
des maladies sexuellement transmissibles, s’est avéré contenir
des substances appelées stérol et stérolin (lipides), ce
qui a permis à de nombreux malades de guérir plus rapidement
de certaines maladies chroniques. Une partie de la tubercule
est empoisonnée, mais une préparation
et un dosage adéquats peuvent permettre le renforcement
du système immunitaire. Les chercheurs de l’université de
Stellenbosch (Afrique du sud) ont effectué une recherche
intensive sur ce médicament traditionnel et ont développé
sur la base de cette tubercule des pillules plus faciles
à consommer. Ils ont indiqué que bien que cette tubercule
ne constituent pas un traitement en soi, elle est trés utile
lorsque combinée à d’autres types de traitement. D’aprés
le professeur Patrick Bouic qui dirige le département d’immunologie
de l’université de Stellenbosch et le professeurr Ruben
Sher de HIVCare International,
la plante permet d’accroître le CD4 (la quantité de cellules
blanches), de stabiliser le patient, d’augmenter le poids
du dit patient et de réduire la quantité de VIH dans le
corps. Les deux professeurs ont aussi
souligné l’importance de la combinaison des médecines
occidentale et traditionnelle dans le traitement des maladies
graves. Ce médicament préparé à base du tubercule est commercialisé
sous la forme de capsules et on ne devrait pouvoir se le
procurer que dans les centres de santé et les pharmacies.
Enseignement : Combiner médecines
occidentale et traditionnelle dans le traitement de certaines
maladies peut permettre de développer des traitements efficaces
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Pratique no. : 189
Pays : Ethiopie
Domaine: Santé
Technologie : Médecine traditionnelle
Détenteurs des connaissances : Guérisseurs
Source: Lenna Liu, M.D. , University
of Washington.
Lien :
Contact: nayachi@worldbank.org
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Application: Les maladies
respiratoires telles qu’asthme, pneumonie, tuberculose sont
d’une certaine manière reconnues par les guérisseurs traditionnels
et traitées en tant que telles.
Il
existe deux types de guérisseurs en Ethiopie, le rebouteux
appelé ‘wogesha’ qui traite les fractures et le médecin
traditionnel appelé ‘medihanit awakge’ (‘medihanit’ signifie
médecine et ‘awakge’ sage) qui traite les maladies communes
et dispense des remèdes par les herbes. C’est ainsi que
le ‘medihanit awakge’ prescrit des traitements de l’asthme,
qui est distingué du rhume (refroidissement), de la pneumonie,
de la tuberculose et d’autres maladies des poumons. La pneumonie
est trés commune, associée avec l’exposition au froid elle
est traitée en exigeant du malade qu’il reste chez lui.
La tuberculose ou ‘samba nkersa’ (‘samba’ signifie poumon
et ‘nkersa’ cancer) est considéré comme une maladie sérieuse
et est traitée en isolant le patient à cause de sa communicabilité.
Il n’y a guère de tabous associés à l’asthme. Les gens savent
qu’on peut en mourir et bien que certains enfants en souffrent,
les personnes agées en sont les plus atteintes. On traite
l’asthme en incitant les malades à changer de résidence
et à rechercher un climat plus favorable. On peut également
le prévenir, d’aprés les guérisseurs, en évitant les éléments
qui l’aggravent tels que la poussière et le pollen. Il est
traité par la consommation d’un miel appelé ‘tazma mar’.
Le savoir de ces guérisseurs est transmis d’une génération
à l’autre.
Enseignement : Connaitre la classification
et le traitement traditionnels de certaines maladies (respiratoires)
peut faciliter le travail des agents de santé dans les communautés
rurales
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Pratique no. : 190
Pays : Erythrée
Domaine : Santé
Technologie : Médecine traditionnelle
Détenteurs des connaissances :
Les guérisseurs traditionnels
Source: Ken Feldman, MD, Children's
Hospital and Medical Center, Seattle, WA
Lien :
Contact: nayachi@worldbank.org
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Application: La croyance dans le pouvoir guérisseur
de certaines plantes fait partie du processus de guérison.
Bon
nombre d’érythréens croient au pouvoir de guérison des plantes,
particulièrement celles de certaines racines. Leurs guériseurs
traditionnels leur donnent des racines à mâcher et, aprés
cela, ils disent se sentir généralement mieux.
Ils croient également au pouvoir de certaines plantes
pour éloigner les serpents et même pour guérir de leurs
morsures. D’autres méthodes utilisées par les guérisseurs
traditionnels comprennent les brûlures de diverses
parties du corps au moyen d’une piece de métal chauffée
à blanc, tels que les coudes et les chevilles, pour par
exemple traiter la jaunisse. Dans d‘autres cas il s’agit
des tempes ou de la zone intercostale droite. D’autre part
pour traiter certains problèmes abdominaux résultants du
« mauvais oeil », de petites incisions sont pratiquées
pour laisser couler quelques gouttes de sang. Dans ce dernier
cas seules les femmes
effectuent le traitement, alors que pour la jaunisse,
ce peut être l’un ou l’autre sexe.
Les guérisseurs traditionnels érythréens sont aussi
connus pour enlever les goitres, comme en témoignent certaines
marques au niveau du cou.
Enseignement : Il
apparait que la croyance en l’efficacité de certaines pratiques
médicales traditionnelles contribue au processus de guérison.
Ceci pourrait être pris en considération par les agents
de la santé dans le développement d’approches adaptées aux
communautés locales.
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Pratique no. : 191
Pays : Somalie
Domaine : Santé
Technologie : Médecine traditionnelle
Détenteurs des connaissances :
Les guérisseurs traditionnels
Source: Toby Lewis, MD, University
of Washington
Lien :
Contact: nayachi@worldbank.org
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Application: Les guérisseurs somalis traditionnels
sont particulièrement à même de traiter une variété de maladies
telles que l'hépatite, la pneumonie, la rougeole, les maux
d’estomac, les factures, en utisant des plantes médicinales,
par les brûlures, et par les prières
En
Somalie la médecine traditionnelle est pratiquée par les
guérisseurs qui sont habituellement les hommes âgés de la
communauté qui ont appris leurs qualifications des membres
plus âgés de la famille. Ils sont particulièrement versés
dans le traitement de l'hépatite, de la rougeole, des oreillons,
des bosses, des factures, etc… Les méthodes utilisées comprennent
les brulûres, les plantes médicinales, les prières. Le traitement
par les brulûres est un procédé où un bâton fait avec du
bois provenant d'un arbre spécial est chauffé jusqu'à ce
qu'il rougeoie puis appliqué sur la peau du malade. Il est
généralement utilisé pour l'hépatite (identifiée lorsque
les yeux, la peau et les ongles deviennent jaunâtres et
l’urine foncée). Dans ce cas le guérisseur applique le bâton
chauffé une fois sur chacun des poignets du malade et 4
fois sur son abdomen. Il est également utilisé dans les
cas de malnutrition (marasmus); lorsque la tête apparaît
plus grande, hors de proportion avec le reste du corps.
Dans ce cas le morceau de bois chauffé est appliqué sur
la tête afin d’en réduire la taille. La pneumonie est traitée
avec du feu, des herbes, et parfois par des ponctions (pour
retirer des «fluides») faites au niveau de la poitrine.
Les attaques sont traitées avec des herbes et en lisant
le Coran. Les maux d’estomac et les douleurs au dos sont
traités avec l’herbe ‘habakhedi’, alors que les éruptions
cutanées et les angines le sont avec un thé
fait à partir de l'herbe ‘dinse’. Les guérisseurs traditionnels
traitent également les maladies provoquées par les esprits.
Losque ces derniers sont
fâchés, des maux tels que fièvre, mal de tête, vertige,
faiblesse peuvent en résulter. Ces maux sont traités par
des cérémonies curatives conçues pour apaiser les esprits.
Ces cérémonies impliquent la lecture du Coran, la consommation
de nourritures spéciales et de faire brûler de l'encens.
Ces cérémonies durent une à deux journées.
Enseignement : Les cérémonies curatives
impliquant la lecture du Coran la consommation de | | |