Appel à l'action en faveur des jeunes du monde entier
L'année
2006 restera dans les annales celle de la prise de conscience de la
nécessité
d'investir dans les jeunes.
C'est un appel
à l'action sur plusieurs fronts
qu'ont lancé les dirigeants de la planète : pour
scolariser quelque 100 millions d'enfants ; pour immuniser des millions
contre les maladies pour lesquelles il existe des vaccins ; pour
protéger les jeunes de la violence, du paludisme et du
VIH/SIDA
; pour prendre les mesures voulues face au changement climatique et aux
menaces qu'il fait peser sur le bien-être des
générations futures ; et pour donner plus de
chances
à quelque 1,3 milliard de jeunes dans les pays en
développement.
Selon
François Bourguignon, économiste en
chef de la Banque mondiale, l’énorme effectif que
constitue la jeune génération
d’aujourd’hui
et qui, dans beaucoup de pays, est probablement à un niveau
qui
ne sera jamais dépassé,
« présente une
opportunité fantastique pour les pays, du fait qu'ils
peuvent
investir dans cette jeune génération qui sera
responsable
du développement futur ».
Bonne gouvernance
: Le moment est venu d'agir
Par la voix de son
président, Paul Wolfowitz, la
Banque mondiale s'est déclarée résolue
à
aider les pays à assurer une « bonne gouvernance
»,
c'est-à-dire à gérer leurs affaires de
façon honnête, responsable et efficace, voyant
là
un facteur clé de prospérité et de
croissance.
« Nous
savons que lorsque que l'appareil
étatique ne fonctionne pas, l'aide au
développement que
nous accordons à l'État ne produit pas non plus
de
résultats », a déclaré M.
Wolfowitz. «
En revanche, lorsque que l'appareil étatique fonctionne de
manière satisfaisante —
c’est-à-dire lorsque
les pouvoirs publics luttent contre la corruption et confortent le
respect des principes du droit — un pays peut, à
long
terme, aller jusqu'à quadrupler son revenu national.
»
Changement
climatique
Le changement
climatique et son impact ont
été un sujet de préoccupation
croissant dans le
monde en 2006. À la demande des dirigeants du G8, la Banque
a
conçu un cadre d'investissement pour les énergies
propres
et le développement, mécanisme qui permet
à la
fois d'établir la meilleure façon de
répondre aux
besoins énergétiques des pays en
développement
sans accroître de façon notable les
émissions de
gaz à effet de serre, et d'encourager le
développement
des énergies renouvelables. Elle a par ailleurs
commencé
à intégrer dans les plans de
développement les
aspects concernant le changement climatique et la
préparation
aux catastrophes, et à intensifier les efforts en vue de
protéger des ressources primordiales comme l'eau ou la
forêt.
Investir dans la
santé
La Banque a
intensifié en 2006 les efforts
menés pour lutter contre deux des plus graves menaces pesant
sur
le monde en matière de santé — le
VIH/SIDA et le
paludisme — par le biais d'importants programmes en Afrique.
Parallèlement, elle a apporté son concours aux
actions
menées dans le monde entier pour sauver des vies humaines en
assurant la vaccination des enfants et en prenant les mesures
préparatoires voulues contre une éventuelle
épidémie de grippe aviaire.
Parité
hommes-femmes et développement
La Banque a
renforcé en 2006 l'attention qu'elle
porte aux questions d'égalité des sexes en
lançant, en septembre, son plan d'action pour la
parité
hommes-femmes, qui s'étend sur quatre ans et est
doté de
24,5 millions de dollars, et en commençant en outre
à mettre davantage l'accent sur
l'inégalité des
sexes face au VIH/SIDA. Le plan d'action a pour but de renforcer, dans
les pays en développement, les possibilités
économiques offertes aux femmes dans des domaines essentiels
comme l'infrastructure, l'agriculture et la finance,
d'accroître
les ressources consacrées à la
problématique
hommes-femmes dans les projets de la Banque et ses services
d'assistance technique, et d'intensifier le travail de recherche et de
collecte de statistiques sur l'incidence que les obstacles d'ordre
économique fondés sur le sexe ont pour
l'économie
des pays.
Afrique : Des
signes de progrès
La Banque a
maintenu l'Afrique en tête de ses
priorités en 2006, dans un contexte
caractérisé
par des signes de progrès et d'ouverture un an
après le
lancement du plan d'action pour cette région. Elle a
consolidé les initiatives majeures engagées pour
lutter
contre le paludisme, le VIH/SIDA et les maladies infantiles. La
région a par ailleurs vu ses conflits s'atténuer
et ses
taux de scolarisation primaire progresser parallèlement aux
améliorations que les pays ont apportées au
climat des
affaires, ainsi qu'à l'expansion des échanges, de
l'investissement et du processus de développement.
«
L'enjeu pour la communauté du développement est
d'accélérer la dynamique dans ces pays, et
d'aider les
autres à trouver et à emprunter le même
chemin vers
la prospérité », a
déclaré à
ce sujet Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale.
Éducation
et équité
À
l'heure où, selon les estimations, le
monde compte encore 100 millions d'enfants qui ne sont pas
scolarisés, sans parler de ceux qui n'achèvent
pas leurs
études secondaires, les dirigeants de la planète
ont
intensifié leurs efforts en 2006 afin de mobiliser des
ressources financières à long terme pour le
programme
Éducation pour tous. La Banque a par ailleurs soutenu des
activités de recherche et des projets visant à
renforcer,
sur le plan quantitatif et qualitatif, l'éducation en
Afrique,
en Amérique latine et en Asie, et à promouvoir ce
secteur
comme élément décisif dans une optique
d'équité et de croissance. « Nous
devons
reconnaître toute l'importance que revêt
l'éducation
pour l'avenir du monde et pour ce qui est de réaliser notre
rêve d'un monde sans pauvreté », a dit
à cet
égard le président de la Banque, Paul Wolfowitz.
Investir dans les
jeunes : Une chance à saisir
Selon le Rapport
sur le développement dans le monde 2006,
le fait que les
pays en développement comptent aujourd'hui 1,3 milliard de
jeunes constitue à la fois une opportunité et un
défi. D'un côté, la jeunesse
d'aujourd'hui est en
meilleure santé et mieux instruite que les
générations antérieures ; de l'autre,
ne pas
investir dans ce groupe de population d'une ampleur sans
précédent risquerait d'être source de
désillusions et de tensions sociales
généralisées.
« Cela
présente de grandes
opportunités dans la mesure où de nombreux pays
auront
une main-d'œuvre plus nombreuse et plus qualifiée,
et
moins de personnes à charge », a
déclaré
François Bourguignon, économiste en chef et
premier
vice-président de la Banque mondiale pour
l’économie du développement.
« Mais il faut
que ces jeunes soient bien préparés de
manière
à créer et trouver de bons emplois. »
Allégement
de la dette pour les pays pauvres
En juillet, la
Banque a engagé le processus
d'annulation de 37 milliards de créances pour certains des
pays
les plus pauvres de la planète dans le cadre de l'initiative
multilatérale pour l'allégement de la dette
(MDRI),
concrétisant ainsi l'engagement pris en 2005 par les
dirigeants
du G8.
« Cet
engagement, qui a fait date, finance
l'allégement de la dette dont ont tant besoin les pays les
plus
pauvres du monde — et libère ainsi des ressources
qui
peuvent être consacrées aux efforts
axés sur la
réalisation des objectifs de développement pour
le
Millénaire », a déclaré
à ce sujet le
président de la Banque, Paul Wolfowitz.
Le processus MDRI
s'inscrit dans le prolongement des
allégements de dette consentis depuis 1996 au titre de
l'Initiative en faveur des pays pauvres très
endettés
(appelée Initiative PPTE). Dans les dix dernières
années, la Banque et d'autres créanciers ont
approuvé pour plus de 56 milliards de dollars
d'allégements en faveur de 28 pays.
The MDRI builds on debt relief that has been provided under the HIPC Initiative since 1996. Over the last ten years, the Bank and other creditors have approved more than $56 billion in debt relief for 28 countries.
Commerce et finance
Selon le rapport Financement
du développement
dans le monde 2006,
l'année 2005 a été
marqué par le niveau record (491 milliards de dollars) des
apports nets de capitaux privés aux pays en
développement. Selon ce même rapport ainsi que
d'autres
études, les courants d'investissement se situent de plus en
plus
entre pays en développement et progressent plus rapidement
que
les apports des pays développés aux pays en
développement.
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