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(mis à jour le 2 septembre 2009)
Dans le cadre du Programme
d’intervention en réponse
à la crise alimentaire mondiale
(GFRP), le Groupe de la Banque mondiale
a lancé un mécanisme
de financement rapide afin d’accélérer
les apports d’aide aux pays
qui en ont le plus besoin. La réponse
de la Banque s’est faite en
articulation avec l’Equipe spéciale
de haut niveau des nations Unies (HTLF)
sur la sécurité alimentaire.
La Banque soutient ainsi la mise en
place du Cadre d’action global
(CAG).
- Le GFRP est aujourd'hui doté
de 2 milliards de dollars. Créé
en mai 2008, le Programme a pour mission
de réduire la menace que des
prix alimentaires élevés,
une production agricole en hausse
et de lourds coûts de commercialisation
font peser sur les conditions de vie
des pauvres dans le monde. Les projets
financés ont pour but de fournir
une alimentation pour les enfants
de milieux défavorisés
et autres catégories de population
vulnérables, ou des compléments
nutritionnels pour les femmes enceintes,
les mères allaitantes, les
nourrissons et les jeunes enfants.
Autres missions, faire face au surcroît
de dépenses lié aux
importations de produits alimentaires
ou encore acheter des semences pour
la nouvelle saison de semailles.
Le 2 septembre 2009, le GFRP a décaissé
1 164 millions de dollars sur 1 190,4 millions au total pour des projets
dans 35 pays. 26,4 millions de dollars
supplémentaires sont en cours
d’affectation pour des programmes
dans 4 autres pays.
Le GFRP décaisse des fonds
dans les pays suivants : Afghanistan
(a) (8 millions de dollars), Bangladesh
(a) (130 millions), Bénin
(9 millions), Burundi (10 millions),
République
centrafricaine(a) (7 millions),
Djibouti
(a) (5 millions), Éthiopie
(a) (275 millions), Guinée
(10 millions), Guinée-Bissau
(5 millions), Haïti
(a) (10 millions), Honduras
(a) (10 millions), Kenya
(a) (50 millions ; 5 millions),
République
kirghize(a) (10 millions),
Laos (5 millions), Libéria
(a) (10 millions), Madagascar
(10 millions, 12 millions), Mali
(5 millions), République
de Moldova(a) (7 millions),
Mozambique (20 millions), Nicaragua
(a) (7 millions), Népal
(a) (36 millions), Niger
(a) (7 millions), Philippines
(a) (200 millions), Rwanda (10 millions),
Sierra
Leone(a) (7 millions), Somalie
(a) (7 millions), Soudan du Sud
(5 millions), Tadjikistan
(a) (9 millions), Togo
(7 millions), Yémen (10 millions),
et Cisjordanie et Gaza (5 millions).
Des subventions ont également été mises à disposition via plusieurs fonds fiduciaires faisant l’objet de financements externes, en vue de soutenir l’ensemble des interventions proposées sous le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP). Un fonds fiduciaire multi-donateurs, qui a reçu une contribution de 50 millions de dollars australiens par le gouvernement australien au cours de l’automne 2008, a permis d’affecter des fonds à des opérations menées au Sénégal, au Cambodge, au Zimbabwe, aux Îles du Pacifique, au Vietnam et en Sierra Leone.
La Fédération de Russie a également affecté 15 millions de dollars à la République kirghize et au Tajikistan, par le biais du fonds fiduciaire de la Russie, entré en vigueur en avril 2009 et destiné aux interventions en réponse à la crise alimentaire. La Commission européenne a affecté 48,5 millions d’euros à des projets en Éthiopie, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Kenya et s’est engagée à verser encore 62,3 millions d’euros pour des projets en Honduras, au Mali, au Bénin, en République kirghize, au Laos et au Yémen.
Depuis août 2009, des opérations financées par le fonds fiduciaire multi-donateurs ont été approuvées au Cambodge (8 millions de dollars), au Sénégal (8 millions de dollars), au Zimbabwe (7 millions de dollars) et 6,25 millions de dollars ont été approuvés au Tajikistan via le fonds fiduciaire de la Russie.
- Développer l’ensemble
des prêts à l’agriculture
pour les faire passer de 4 milliards
en 2008 à 12 milliards de
dollars sur les deux prochaines
années. Une mesure
qui a été annoncée
en avril 2009. Cette mesure
entraîne un quasi doublement
des prêts à l’Afrique.
Les prêts passent de 450 millions
à 800 millions de dollars.
En ce qui concerne l’Amérique
latine, ils passent de 250 millions
à 400 millions de dollars,
tandis que de nouveaux projets en
faveur de l’agriculture et
du développement rural en
Asie du Sud reçoivent une
aide financière supérieure
à 1 milliard de dollars.
- La Société financière
internationale (IFC) a investi plus
de 1,4 milliard de dollars pour l’année
fiscale 2008 dans des projets concernant
la chaîne d’approvisionnement
agro-alimentaire. Plus de 40% d’entre
eux concernaient des pays IDA, dont
des investissements en Afrique sub-saharienne
pour 116 millions de dollars. Pour
l’année fiscale 2009,
l’IFC a investi 893 millions
de dollars en février, avec
en Afrique des investissements atteignant
109 millions de dollars en faveur
de la distribution et du stockage,
du moulage des grains, de la réhabilitation
des plantations et du financement
du commerce.
- Tripler
les investissements en faveur des
filets de protection sociale
et d'autres programmes sociaux dans
les domaines de la santé
et de l’éducation,
pour atteindre un montant de 12
milliards de dollars sur les deux
prochaines années. Cette
annonce a été faite
en avril 2009.
- En juin 2009, la Fondation Bill et Melinda Gates a permi à la Banque mondiale de constituer le Fonds d’appui au financement de l’agriculture en annonçant qu'elle apporterait une contribution s'élevant à 20 millions de dollars. Ce Fonds aura pour objectif d'accroître l’accès aux services financiers tels que l’épargne, le crédit, le paiement et l’assurance dans les zones rurales des pays en développement pour en faire un secteur d’activité rentable.
- Aider les pays à mettre en
place des produits d’assurance
du marché financier et des
stratégies de gestion du risque
afin de développer leurs capacités
à répondre à
une prochaine hausse des prix, concernant
par exemple des produits dérivés
climatiques ou des assurances sur
les récoltes. En septembre
2008, le Malawi est devenu l’un
des premiers pays à utiliser
le nouveau produit financier dérivé
climatique de la Banque mondiale.
Ces dérivés climatiques
indexés facilitent le transfert
des risques vers les marchés
financiers. Les paiements sont déclenchés
lors d’évènements
climatiques défavorables, selon
des conditions spécifiées
à l’avance. La Banque
soutient également les initiatives
d’assurances indexées
sur le climat en Thaïlande, au
Bangladesh, au Sénégal,
au Burkina Faso, au Kenya, en Jamaïque
et peut-être dans les îles
Fidji. En Indonésie, la Banque
et l’IFC réalisent une
étude de faisabilité
concernant une assurance expérimentale
sur les récoltes de maïs
de petits fermiers.
- Intégrer les stratégies
de gestion du risque agricole conduites
au niveau national dans de nouvelles
opérations, au Maroc, au Malawi,
au Mozambique, à Haïti,
au Belize, à la Grenade et
en Jamaïque.
- Engager un dialogue avec plus de
40 pays afin de les aider à
mieux faire face à la crise
par des politiques appropriées.
- Grâce au Secrétariat
de l’Equipe spéciale
de haut niveau (HLTF), la Banque travaille
en liaison avec des mécanismes
de coordination existant au niveau
national et des initiatives régionales,
telles que le Programme intégré
pour le développement de l’agriculture
en Afrique (CAADP) afin d’identifier
des opportunités et des obstacles
dans la mise en place du Cadre d’action
global (CAG). Le programme porte ses
efforts sur 27 pays parmi les moins
développés et les plus
vulnérables, dont 22 sont déjà
soutenus par le Programme GFRP de
la Banque.
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