Accès
à l'eau salubre. Pourcentage de la population
qui n'a pas trop difficilement accès à une
eau salubre, qu'il s'agisse d'eaux superficielles traitées
ou d'eaux non traitées mais non contaminées
provenant de sources, de puits sanitaires ou de points
d'eau protégés.
Accord
général sur les tarifs douaniers et le commerce
(GATT). Organisation internationale chargée,
entre 1947 et 1995, de réduire les mesures de protection
et de promouvoir la liberté des échanges
entre les nations. Beaucoup d'obstacles au commerce —
tarifs douaniers, contingents
d'importation, etc. — ont été
réduits dans le cadre de ses huit cycles de négociations
multilatérales. Le dernier cycle, qui s'est tenu
en Uruguay (1986-94), a porté sur des questions
telles que la réduction des restrictions imposées
par les gouvernements sur les investissements étrangers
et le commerce de services tels que banques, assurances,
transports, tourisme et télécommunications.
En 1995, l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) a succédé au GATT.
Accroissement
naturel de la population.
Différence entre le taux de natalité
et le taux de mortalité
sur une période donnée. Voir également
taux de croissance de la population.
Accumulation
de capital. Développement de biens de capital
par le recours à l'investissement.
Actifs
produits. Voir capital physique.
Agriculture.
Secteur de l'économie comprenant les cultures,
l'élevage, la chasse, la pêche et la foresterie.
Aide
publique nette. Ensemble des dons et prêts
concessionnels accordés par les gouvernements des
pays donateurs aux pays bénéficiaires, moins
les éventuels remboursements du principal effectués
pendant la durée des prêts en question.
Analphabétisme
des adultes. Proportion des personnes âgées
de 15 ans et plus ne sachant pas lire en le comprenant,
ni écrire intelligiblement, un texte simple sur
leur vie quotidienne.
Apports
de capitaux privés nets. Flux de capitaux
du secteur privé que reçoit un pays aux
conditions du marché, moins les sorties de capitaux
analogues. Les flux nets d'investissements de portefeuille
en sont un exemple : il s'agit de l'ensemble des actions
et obligations acquises par des investisseurs étrangers,
moins la valeur des actions et actions qu'ils ont vendues.
Voir investissement de portefeuille.
Avantage
absolu. Avantage qu'un pays a par rapport à
tous les autres ou à beaucoup d'autres pour la
production de certains biens ou services, du fait d'avoir
certains facteurs de production à sa disposition
— des terres cultivables en abondance, un climat
favorable à l'agriculture, ou encore une main-d'œuvre
très qualifiée pour des activités
manufacturières à haute technologie. Cela
signifie qu'il peut produire certains biens ou services
à un coût moindre que ne le peuvent les autres
pays, et il a donc manifestement intérêt
à se spécialiser dans la production et l'exportation
des biens et services en question. Mais même les
pays qui ne disposent pas d'avantages absolus peuvent
tirer parti des échanges internationaux ; voir
avantage comparatif.
Avantage
comparatif. Concept formulé par l'économiste
britannique David Ricardo, selon lequel les agents économiques
— individus, entreprises, pays — ont le plus
d'efficacité lorsqu'ils s'en tiennent à
ce qu'ils font le mieux. Cette notion est d'une importance
particulière sur les marchés mondiaux, où
les pays ont le plus à gagner s'ils produisent
et exportent les biens et services qu'ils peuvent produire
d'une manière plus efficace (pour un coût
moindre, en utilisant moins de capital
physique, humain et naturel)
que d'autres. Ricardo a notamment montré qu'un
pays peut profiter des échanges internationaux
même s'il a des coûts de production plus élevés
que ses partenaires commerciaux pour tous les biens et
services échangés — autrement dit,
même s'il n'a aucun avantage absolu. Il s'agit,
pour cela, de choisir correctement son domaine de spécialisation
à l'échelon international en fonction de
ses avantages comparatifs. En l'occurrence, le pays optimisera
son volume global de production et de consommation au
plan national s'il utilise ses recettes d'exportation
pour importer d'autres biens et services à des
prix qui soient inférieurs à leurs coûts
de production intérieure.
Banque
mondiale. Organisme de crédit international
ayant pour but de réduire la pauvreté et
d'améliorer l'existence des individus en consolidant
les économies et en favorisant un développement
durable. Appartenant à ses États
membres (au nombre de 183 en 2001), la Banque accorde
chaque année quelque 20 milliards de dollars de
prêts pour des projets de développement ;
elle fournit en outre aux pays une assistance technique
et des conseils sur les politiques à suivre, et
joue un rôle catalyseur pour l'investissement et
le crédit provenant d'autres sources. Ses pays
membres les plus pauvres bénéficient de
prêts sans intérêts d'une durée
allant jusqu'à 50 ans, et les autres membres dans
le besoin ont accès à des prêts d'une
durée de 15 à 20 ans assortis de taux d'intérêt
inférieurs à ceux pratiqués par les
banques commerciales.
Biens
publics. Biens présentant la double caractéristique
de non-rivalité (la consommation qu'en fait une
personne ne réduit pas leur disponibilité
pour les autres) et de non-exclusion (on ne peut empêcher
ceux qui le veulent de les consommer). De ce fait, il
est impossible de rendre leur consommation payante, ce
qui explique que le secteur privé ne soit pas intéressé
par la fourniture de ces biens, fourniture qui est en
fait assurée dans bien des cas par l'État.
Les biens publics sont généralement nationaux
ou locaux. La défense est un bien public national
qui profite à la population de tout un pays. Les
routes rurales sont des biens publics locaux qui profitent
à un groupe d'individus plus réduit. Il
peut aussi y avoir des biens publics mondiaux, dont profite
la majorité de la population du globe : par exemple,
la paix et la sécurité mondiales, ou l'information
nécessaire à la prévention des changements
climatiques planétaires. La fourniture des biens
(et services) de ce type est
une fonction des organisations internationales.
Capital
(biens de capital). Ensemble de ressources servant
à la production de biens et services. En science
économique, on distingue aujourd'hui le capital
physique (également appelé actifs
produits), le capital naturel
et le capital humain.
Capital
humain. Ensemble des connaissances, compétences
et données d'expérience que possèdent
les individus et qui les rendent économiquement
productifs. Investir dans l'éducation, les soins
de santé et la formation professionnelle peut accroître
le capital humain.
Capital
naturel. Ensemble des ressources
naturelles — terres, eau, minéraux,
etc. — servant à la production. Il peut être
renouvelable ou non
renouvelable.
Capital
physique (actifs produits). Bâtiments, machines
et équipements techniques utilisés dans
la production, auxquels s'ajoutent les stocks de matières
premières et de produits semi-finis et finis.
Chlorofluorocarbures
(CFC). Gaz synthétiques bon marché
utilisés comme réfrigérants dans
les réfrigérateurs et climatiseurs et comme
propulseurs d'aérosols. Alors qu'on les croyait
initialement inoffensifs, on sait à présent
que les CFC s'accumulent dans l'atmosphère terrestre
où ils ont pour effet d'appauvrir la couche protectrice
d'ozone et d'emprisonner le rayonnement solaire, contribuant
à l'effet de serre (voir gaz à
effet de serre). L'emploi des CFC est désormais
contrôlé par le Protocole de Montréal,
un accord signé par de nombreux pays.
Combustibles
fossiles. Charbon, gaz naturel et produits pétroliers
formés à partir des restes de plantes et
d'animaux ayant vécu il y a des millions d'années.
Ils constituent une source d'énergie non
renouvelable.
Consommation
d'énergie par habitant. Quantité
d'énergie consommée pendant une période
donnée (en principe, un an) dans un pays, divisée
par son nombre d'habitants. Cela comprend, outre la combustion
de combustibles fossiles par des machines (les automobiles,
par exemple), l'électricité produite par
l'énergie nucléaire, l'énergie géothermique,
l'hydroélectricité, ainsi que les combustibles
fossiles proprement dits. Quelle qu'en soit l'origine,
la consommation d'énergie par habitant est exprimée
en unités d'équivalent pétrole. Bien
que non négligeable dans certains pays
en développement, l'énergie tirée
de la biomasse — bois de feu, charbon de bois, fumier
— n'est pas prise en compte dans cette statistique
du fait qu'on ne dispose pas de données fiables
à ce sujet.
Contingents
d'importation. Limites imposées par l'État
sur les quantités de certains biens et services
pouvant être importées. Comme les tarifs
douaniers, ils s'agit d'un moyen utilisé
par les gouvernements pour protéger les entreprises
nationales de la concurrence étrangère.
Voir protection.
Croissance
économique. Évolution
d'ordre quantitatif ou expansion de l'économie
d'un pays. L'indicateur de croissance économique
communément utilisé est l'augmentation en
pourcentage du produit intérieur
brut (PIB) ou du produit national
brut (PNB) au cours d'une année. La croissance
économique revêt deux formes : une économie
peut croître de manière « extensive
» en utilisant davantage de ressources (telles
que le capital physique, humain
ou naturel), ou de manière
« intensive » en utilisant la même
quantité de ressources plus efficacement (de façon
plus productive). Lorsque la croissance économique
est accomplie avec plus de main-d'œuvre, cela n'entraîne
pas d'augmentation du revenu par habitant (voir Chapitre
4). Mais lorsqu'elle résulte d'une utilisation
plus productive de toutes les ressources, y compris la
main-d'œuvre, elle entraîne une hausse du
revenu par habitant et une amélioration du niveau
de vie moyen de la population. Une croissance économique
intensive nécessite un développement
économique.
Défaillances
du marché. Situations dans lesquelles
une économie de marché n'offre pas à
la population la quantité voulue de certains biens
et services. Elles peuvent intervenir lorsque le marché
ne produit pas assez de biens publics
et de biens aux externalités
positives, lorsqu'il produit trop de biens aux externalités
négatives, lorsque le jeu des monopoles
naturels a pour effet de gonfler les prix des
produits, et lorsque les agents économiques n'ont
pas accès à des informations suffisantes,
telles que celles relatives à la qualité
de certains biens de consommation. Ces défaillances
justifient en général l'intervention économique
de l'État, mais il y a toujours un risque de défaillance
de l'État lui-même — le genre de situation
dans laquelle des déficiences au niveau des processus
politiques ou des structures institutionnelles empêchent
les mesures gouvernementales d'améliorer effectivement
le bien-être social (voir Chapitre
11).
Démilitarisation.
Pour un pays, le fait de réorienter son économie
dans des domaines autres que la production militaire.
Contraire de militarisation.
Démographie.
Étude
scientifique des populations humaines, notamment en termes
d'effectifs, de composition, de répartition, de
densité et de croissance, ainsi que des causes
et des conséquences socioéconomiques de
l'évolution de ces facteurs.
Développement
durable. Selon la définition établie
par la Commission mondiale pour l'environnement et le
développement des Nations Unies (1987) : « Un développement
qui répond aux besoins du présent sans compromettre
la capacité des générations futures
de répondre aux leurs. » La Banque mondiale a proposé
une définition plus opérationnelle (axée
sur la pratique), selon laquelle il s'agit d'un processus
consistant à gérer un portefeuille d'actifs
dans le but de préserver et d'accroître les
opportunités offertes aux individus. La notion
de développement durable recouvre l'idée
de viabilité économique, environnementale
et sociale, laquelle peut être assurée par
une gestion rationnelle du capital physique,
naturel et humain
(voir Chapitres 1 et 16).
Développement
économique. Évolution
d'ordre qualitatif et restructuration de l'économie
d'un pays en rapport avec le progrès technologique
et social. Le principal indicateur de développement
économique est la hausse du PNB par habitant (ou
du PIB par habitant), qui témoigne d'une augmentation
de la productivité économique et d'une amélioration,
en moyenne, du bien-être matériel de la population
d'un pays. Développement économique et croissance
économique sont étroitement liés.
Économie noire (économie occulte).
Ensemble d'activités économiques qui ne
sont pas prises en compte dans les statistiques officielles.
Il s'agit aussi bien d'activités illégales
(ce qu'il est convenu d'appeler le marché noir)
que d'activités qui, bien que légales, ne
sont pas déclarées ou sont déclarées
de manière incomplète pour des raisons d'évasion
fiscale.
Économie
occulte. Voir économie
noire.
Économies
en développement à revenu élevé.
Économies
classées par les Nations Unies parmi les pays en
développement alors que leur revenu par habitant
devrait les faire figurer parmi les pays
développés. Cette classification
peut être le fait de leur structure économique
ou de l'avis exprimé officiellement par leurs autorités.
En 1995, ce groupe comprenait Hong Kong (Chine), Israël,
le Koweït, Singapour et les Émirats arabes
unis.
Émissions
de dioxyde de carbone par habitant. Quantité
de dioxyde de carbone émise dans l'atmosphère
pendant une période donnée (en principe,
un an) dans un pays, divisée par son nombre d'habitants.
Un volume important d'émissions résulte
de la combustion de combustibles fossiles
et de la biomasse — bois de feu, charbon de bois,
fumier — pour la production d'énergie.
Épargne.
Revenus non affectés à la consommation présente.
Voir également taux d'épargne
intérieure brute et taux
d'investissement intérieur brut.
Espérance
de vie à la naissance. Nombre d'années
que vivrait un nouveau-né si, à tous les
âges de sa vie, ses chances de survie étaient
les mêmes que celles prévalant pour le groupe
d'âge correspondant lors de l'année de sa
naissance. L'évolution de cet indicateur reflète
les changements intervenus dans l'état de santé
général de la population d'un pays, les
conditions de vie et la qualité des soins de santé.
Externalités.
Effets que les activités d'une personne ou d'une
entreprise ont sur d'autres, sans compensation. Les externalités
peuvent nuire ou bénéficier aux autres —
autrement dit, être négatives ou positives.
Exemple d'externalité négative : la situation
créée par une entreprise qui, pour assurer
sa production, pollue l'environnement local sans fournir
de compensation aux résidents que cela affecte.
À l'opposé, l'enseignement primaire peut
être créateur d'externalités positives,
car il bénéficie non seulement aux élèves
du primaire mais à l'ensemble de la société.
L'État peut limiter les externalités négatives
en réglementant et en taxant les produits qui en
créent. Inversement, il peut renforcer les externalités
positives en subventionnant les produits qui en sont porteurs,
ou en fournissant directement ces produits.
Facteurs
de production. Principaux moyens utilisés
pour la production, quelle qu'elle soit. Les économistes
avaient coutume de distinguer trois facteurs de production
: le travail, la terre et le capital. Ils en sont venus,
plus récemment, à faire appel aux trois
notions du capital : le capital physique
(ou produit), le capital
humain et le capital naturel.
Fonds
monétaire international (FMI). Organisation
internationale fondée en 1944, en même temps
que la Banque mondiale, en vue
de promouvoir la coopération monétaire internationale
et de faciliter l'expansion et l'accroissement harmonieux
du commerce mondial en encourageant l'élimination
des restrictions de change, en favorisant la stabilité
des changes et en facilitant les règlements entre
pays membres.
Gaz
à effet de serre. Gaz qui emprisonnent
le rayonnement solaire dans l'atmosphère terrestre,
créant ainsi un effet de serre susceptible d'élever
dangereusement les températures à travers
le monde. Ils comprennent l'ozone, le méthane,
la vapeur d'eau, l'oxyde nitreux, le dioxyde de carbone
et les chlorofluorocarbures (CFC).
Indicateur
du développement humain (IDH). Indicateur
composite regroupant plusieurs indicateurs sociaux et
permettant de faire de larges comparaisons au niveau de
plusieurs pays, même s'il fournit peu d'informations
spécifiques sur chacun. Utilisé pour la
première fois dans le Rapport mondial sur le
développement humain (1990) du Programme des
Nations Unies pour le développement.
Indicateur
nominal. Indicateur calculé au moyen des
prix en vigueur à la date du calcul. Une variation
d'un indicateur nominal reflète parfois l'évolution
des prix du marché plus que tout autre changement
(ceux au niveau de l'indicateur réel). Par exemple,
en période d'inflation, les salaires nominaux peuvent
augmenter alors qu'ils diminuent en valeur réelle.
Dans le cadre des comparaisons au niveau de plusieurs
pays, cette expression s'applique également au
fait de convertir en une monnaie commune (le dollar des
États-Unis, le plus souvent) des indicateurs calculés
en unités monétaires locales. Les indicateurs
nominaux sont ceux convertis en dollars aux taux de change
actuels, tandis que les indicateurs réels sont
calculés en utilisant comme facteur de conversion
la parité de pouvoir d'achat (PPA).
Indicateur
réel. Indicateur économique fondé
sur les prix d'une année de base quelconque. Cette
approche prend en compte les fluctuations des prix du
marché et permet donc de faire ressortir plus clairement
les autres facteurs de changements économiques.
Dans le cadre des comparaisons au niveau de plusieurs
pays, cette expression s'applique également au
fait de convertir en une monnaie commune (le dollar des
États-Unis, le plus souvent) des indicateurs calculés
en unités monétaires locales. Les indicateurs
réels sont calculés en utilisant comme facteur
de conversion la parité de pouvoir
d'achat (PPA), tandis que les indicateurs
nominaux sont ceux convertis en dollars aux taux
de change actuels.
Indice
synthétique de fécondité.
Nombre moyen d'enfants qu'une femme aura au cours de son
existence, mesuré au niveau d'un pays ou d'une
région. Entre 1980 et 1995, l'indice moyen est
tombé de 4,1 à 3,1 dans les pays
à faible revenu et les pays
à revenu intermédiaire, et de 1,9
à 1,7 dans les pays à revenu élevé.
Industrialisation.
Phase du développement économique
d'un pays durant laquelle l'industrie croît plus
vite que l'agriculture et finit
peu à peu par jouer le rôle moteur dans l'économie.
Industrie.
Secteur d'une économie comprenant les industries
extractives, le bâtiment, le secteur manufacturier
et les secteurs électricité, eau et gaz.
Investissement.
Dépenses effectuées par des individus, des
entreprises ou des entités publiques pour accroître
leur capital. Du point de vue des agents économiques
pris individuellement, l'acquisition de droits de propriété
pour un capital existant constitue également un
investissement. Mais du point de vue d'une économie
prise globalement, seule la création de nouveau
capital est considérée comme un investissement.
L'investissement est une condition nécessaire à
la croissance économique.
Voir épargne, taux
d'épargne intérieure brute et taux
d'investissement intérieur brut.
Investissement
de portefeuille. Achat d'actions et d'obligations
qui, à la différence d'un investissement
direct, n'établit pas d'intérêt durable
dans une entreprise ni ne permet d'en contrôler
effectivement la gestion. Voir investissement
étranger direct.
Investissement
étranger. Investissement
dans une entreprise qui opère en dehors du pays
de l'investisseur. Voir également investissement
direct étranger et investissement
de portefeuille.
Investissement
étranger direct. Investissement étranger
établissant un intérêt durable dans
une entreprise ou permettant d'en contrôler effectivement
la gestion. Il peut consister à acheter des parts
de capital d'une entreprise basée dans un autre
pays, à réinvestir les bénéfices
d'une entreprise sous contrôle étranger dans
le pays où elle est basée, ou, dans le cas
de sociétés mères, à accorder
des prêts à leurs filiales étrangères.
Selon les règles du Fonds monétaire
international (FMI), un investissement constitue
un investissement étranger direct s'il porte sur
10 % au moyen des actions de la firme étrangère
portant droit de vote, mais beaucoup de pays fixent un
seuil plus élevé du fait que 10 % ne suffit
pas, dans bien des cas, à établir un contrôle
effectif sur la gestion d'une entreprise ou, pour un investisseur,
à manifester un intérêt durable dans
l'entreprise.
Libéralisation
du marché. Processus consistant à
éliminer ou à ne plus employer les mesures
de contrôle de l'État qui entravent le fonctionnement
normal d'une économie de marché —
par exemple, le fait de supprimer le contrôle des
prix et des salaires et les contingents
d'importation, ou de réduire les impôts
et les tarifs douaniers. En général,
la libéralisation du marché ne signifie
pas que l'État s'abstient totalement d'intervenir
dans les processus du marché.
Matières
premières. Biens qui sont vendus (pour
servir à la consommation ou à la production)
tels qu'ils ont été trouvés à
l'état naturel. Il s'agit par exemple du pétrole,
du charbon, du fer et de produits agricoles comme le blé
ou le coton. Également appelés produits
de base.
Militarisation.
Pour un pays, le fait d'orienter son économie vers
la production militaire. Contraire de démilitarisation.
Minimum
vital. Autre appellation du seuil
de pauvreté.
Monopole
naturel. Situation résultant du fait que,
dans un secteur d'activité donné, une entreprise
peut approvisionner l'ensemble du marché à
un coût inférieur à ce qui serait
le cas si le secteur était composé de plusieurs
petites entreprises. Les services de distribution de gaz
et d'eau constituent deux exemples classiques de monopoles
naturels. Il ne faut pas laisser ces monopoles opérer
librement, car ils pourraient en pareil cas accroître
leurs prix et leurs bénéfices en limitant
leur production. C'est pour empêcher ce genre de
situation que l'État réglemente les monopoles
de service public ou assure lui-même les services
d'utilité publique.
Niveau
de vie. Mesure du bien-être (d'un individu,
d'un groupe ou de la population d'un pays) établie
sur la base du niveau de revenu (représenté,
par exemple, par le PNB par habitant)
ou de la quantité des divers biens et services
consommés (par exemple, le nombre d'automobiles
pour 1 000 personnes ou de téléviseurs par
habitant). Voir également qualité
de la vie.
Organisation
de coopération et de développement économiques
(OCDE). Organisation chargée de la coordination
des politiques entre pays développés. Les
pays membres de l'OCDE échangent des données
économiques et mettent en place des politiques
unifiées afin d'optimiser leur propre croissance
économique et d'aider les pays non membres à
se développer plus rapidement. L'OCDE est issue
de l'Organisation européenne de coopération
économique (OECE), créée en 1948
dans le but d'administrer le Plan Marshall en Europe.
Une fois que celui-ci a pris fin, en 1960, le Canada,
l'Espagne et les États-Unis ont rejoint les membres
de l'OECE pour former l'OCDE.
Organisation
mondiale du commerce (OMC). Organisation internationale
créée le 1er janvier 1995 pour
succéder à l'Accord général
sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).
Elle sert de forum pour les négociations commerciales
multilatérales et contribue au règlement
des différents commerciaux entre ses pays membres.
Ozone.
Gaz qui pollue l'air à basse altitude mais qui,
au niveau des couches supérieures de l'atmosphère,
forme un mince écran protégeant la vie sur
terre des radiations nocives du soleil. Les chlorofluorocarbures
(CFC) détruisent cette couche d'ozone.
Paiements
de transfert. Montants versés par l'État
aux individus en guise de redistribution de la richesse
d'un pays. Il s'agit, par exemple, des paiements effectués
au titre des pensions, des prestations sociales et des
allocations de chômage.
Parité
de pouvoir d'achat (PPA). Facteur de conversion
indiquant le nombre d'unités de la monnaie d'un
pays qui est nécessaire pour acheter sur le marché
de ce pays ce que 1 dollar permettrait d'acheter aux États-Unis.
En utilisant la PPA plutôt que le taux de change,
on peut convertir le PNB par habitant
d'un pays, calculé en unités de monnaie
nationale, en PNB par habitant en dollars, tout en prenant
en compte la différence qui existe au niveau des
prix intérieurs des biens considérés.
La PPA permet donc de comparer de manière plus
précise les PNB de différents pays. Comme
les prix sont généralement plus bas dans
les pays en développement,
le PNB par habitant de ces pays exprimé en dollars
PPA est supérieur à leur PNB par habitant
exprimé en dollars. Pour les pays
développés, c'est l'inverse (voir
Chapitre 2).
Pays
à économie en transition (pays en transition,
économies en transition). Pays qui font
le passage du système d'économie à
planification centrale à celui de l'économie
de marché. Ces pays, parmi lesquels figurent la
Chine, la Mongolie, le Viet Nam, les anciennes républiques
de l'Union Soviétique et les pays d'Europe centrale
et orientale, comptent un tiers environ de la population
mondiale.
Pays
à faible revenu. Selon la classification
établie par la Banque mondiale
en 1997, pays dont le PNB par habitant
était égal ou inférieur à
765 dollars en 1995.
Pays
à revenu élevé. Selon la
classification établie par la Banque
mondiale en 1997, pays dont le PNB
par habitant était égal ou supérieur
à 9 386 dollars en 1995. Ce groupe comprend à
la fois des pays développés
et des économies en développement
à revenu élevé.
Pays
à revenu intermédiaire. Selon la
classification établie par la Banque
mondiale en 1997, pays dont le PNB
par habitant se situait entre 766 et 9 385 dollars
en 1995. Une distinction est en outre faite entre les
pays à revenu intermédiaire de la tranche
inférieure (766-3 035 dollars) et
les pays à revenu intermédiaire de la tranche
supérieure (3 036-9 385
dollars).
Pays
développés (pays industriels, pays industriellement
avancés). Pays
à revenu élevé, dont la majorité
de la population a un niveau de vie
élevé. Parfois définis également
comme les pays dotés d'un important stock de capital
physique, dans lesquels la majorité de
la population entreprend des activités hautement
spécialisées. Selon la classification de
la Banque mondiale, ce groupe
englobe toutes les économies à revenu élevé
sauf Hong Kong (Chine), Israël, le Koweït, Singapour
et les Émirats arabes unis. Selon certaines définitions,
les économies en transition
à revenu intermédiaire peuvent également
figurer dans cette catégorie, les pays en question
étant hautement industrialisés. Les pays
développés comptent environ 15 % de la population
mondiale. Ils sont parfois désignés également
sous l'appellation de « pays du Nord ».
Pays
en développement. D'après la classification
de la Banque mondiale, groupe
composé de pays dont le PNB par
habitant est d'un niveau faible ou moyen, ainsi
que de cinq économies en développement
à revenu élevé : Hong Kong (Chine),
Israël, le Koweït, Singapour et les Émirats
arabes unis. Si ceux-ci figurent dans cette catégorie
en dépit d'un revenu par habitant élevé,
c'est en raison de leur structure économique ou
de l'avis exprimé officiellement par leurs autorités.
Plusieurs économies en transition
sont classées dans certains cas parmi les pays
en développement du fait de leur niveau faible
ou moyen de revenu par habitant et, dans d'autres, parmi
les pays développés
en fonction de leur niveau élevé d'industrialisation.
Les pays en développement, dont le nombre dépasse
100, comptent plus de 80 % de la population mondiale.
Pays
en transition. Voir pays à
économie en transition.
Pays
industriels. Voir pays développés.
Pays
les moins avancés. pays
à faible revenu dans lesquels, selon les
Nations Unies, la croissance économique
se heurte à des obstacles à long terme,
tels que des carences d'ordre structurel et un faible
niveau de développement des ressources
humaines. Cette classification sert de guide aux
bailleurs de fonds et aux pays pour l'octroi de l'aide
extérieure.
PIB.
Voir produit intérieur brut.
PNB.
Voir produit national brut.
PNB
par habitant. Au niveau d'un pays, le produit
national brut (PNB) divisé par le nombre
d'habitants. Reflète le revenu dont disposerait
chaque individu si le PNB était réparti
de manière égale. Également appelé
revenu par habitant. Le PNB par
habitant est un bon indicateur de la productivité
économique, mais il ne rend pas lui-même
compte du niveau de bien-être de la population ou
du degré de réussite d'un pays en matière
de développement. Il ne montre pas dans quelle
mesure le revenu d'un pays est réparti de manière
équitable ou non entre ses habitants, ne reflète
pas les atteintes causées à l'environnement
et aux ressources naturelles par les processus de production,
et ne tient pas compte du travail non rémunéré
qui peut être effectué au sein des ménages
ou des communautés, ni de la production à
mettre au compte de l'économie
noire (occulte). Il attribue une valeur à
tout ce qui est produit, que l'élément en
question porte atteinte ou contribue au bien-être
général (par exemple, les armes chimiques
et les médicaments), mais il ignore en revanche
la valeur d'éléments du bien-être
individuel tels que les loisirs ou la liberté.
Population
active. Ensemble des personnes âgées
de 15 à 65 ans qui sont économiquement actives
dans un pays. Cela inclut toutes les personnes employées,
celles qui sont au chômage ainsi que les membres
des forces armées, mais exclut les étudiants
et les personnes qui s'occupent d'autrui, telles que les
femmes au foyer.
Post-industrialisation.
Phase du développement économique
d'un pays qui suit l'industrialisation
et qui se caractérise par le rôle moteur
que joue le secteur des services
dans l'économie du pays.
Productivité
(productivité économique, rendement).
Production de biens et services exprimée
sur une base unitaire par rapport aux moyens utilisés
: par exemple, par unité de main-d'œuvre
(productivité de la main-d'œuvre), d'énergie
(comme pour la mesure du PNB par unité d'énergie
utilisée) ou de l'ensemble des facteurs
de production conjugués (voir Chapitre
2).
Produit
intérieur brut (PIB). Valeur de tous les
biens et services produits dans un pays au cours d'une
année (voir également produit
national brut). Le PIB peut se calculer en additionnant
tous les éléments de revenu — salaires,
intérêts, bénéfices, loyers
— ou, au contraire, de dépense — consommation,
investissement, achats publics,
exportations nettes (exportations moins importations)
— d'une économie. Dans l'un ou l'autre cas,
le résultat devrait être le même, car
une dépense a toujours pour contrepartie un revenu,
si bien que la somme de tous les revenus doit être
égale à la somme de toutes les dépenses.
Produit
national brut (PNB). Valeur de tous les biens
et services produits dans un
pays au cours d'une année (produit intérieur
brut), plus les revenus reçus de l'étranger
par les résidents du pays, moins ceux versés
aux non-résidents. Il peut être bien inférieur
au PIB si les revenus de la production d'un pays vont
pour une bonne part à des personnes ou des entreprises
étrangères. À l'inverse, si les nationaux
ou entreprises d'un pays détiennent un important
volume d'actions et d'obligations d'entreprises ou d'organismes
publics d'autres pays dont ils perçoivent des revenus,
le PNB pourra être supérieur au PIB. Mais
pour la plupart des pays, ces deux indicateurs statistiques
présentent des différences négligeables
(voir Chapitre 2). Le terme
« brut » indique que la perte de valeur liée à
la « dépréciation » naturelle du capital
utilisé pour la production n'est pas déduite
de la valeur de la production totale. Si elle l'était,
on obtiendrait un indicateur appelé produit
intérieur net (PIN), également appelé
revenu national. Les termes « produit » et « revenu
» sont souvent utilisés de manière interchangeable,
et donc l'expression revenu par habitant
est également employée pour désigner
le PNB par habitant.
Produits
manufacturés. Biens produits à partir
de matières premières.
Il s'agit par exemple des produits pétroliers,
de l'acier, des textiles et des produits de cuisson.
Protection.
Application de tarifs douaniers,
contingents d'importation et
autres facteurs limitant les importations. C'est le contraire
du « libre-échange ». Les pays y ont recours :
- pour
protéger leurs secteurs d'activité « d'importance
stratégique », comme l'agriculture,
sans lesquels ils seraient vulnérables en temps
de guerre ;
- pour
protéger leurs nouveaux secteurs jusqu'à
ce qu'ils soient suffisamment solides pour soutenir
la concurrence sur les marchés mondiaux ;
- à
titre de rétorsion contre les politiques protectionnistes
de leurs partenaires commerciaux ; Depuis
la Seconde Guerre mondiale, les négociations
menées dans le cadre de l'Accord
général sur les tarifs douaniers et le
commerce (GATT) ont entraîné
une réduction sensible des politiques protectionnistes
dans la plupart des pays.
Qualité
de la vie. Bien-être global des individus.
Il s'agit d'une notion difficile à mesurer (tant
au niveau des individus que pour un groupe ou tout un
pays), car elle recouvre, outre le bien-être matériel
(voir niveau de vie), des éléments
immatériels tels que la qualité de l'environnement,
la sécurité nationale, la sécurité
individuelle, et les libertés politiques et économiques.
Rapport
de dépendance économique. Rapport
de la population inactive — les personnes de moins
de 15 ans ou de plus de 65 ans — à la population
active — les personnes âgées entre
15 et 64 ans. En 1996, il était en moyenne de 0,7
pour les pays à faible revenu,
de 0,6 pour les pays à revenu intermédiaire,
et de 0,5 pour les Pays à revenu
élevé.
Ressources
humaines. Quantité et qualité globales
des moyens humains disponibles pour la production de biens
et services. Capacités musculaires et cérébrales
des êtres humains. On peut considérer que
les ressources humaines recouvrent à la fois la
main-d'œuvre au sens propre — qui est essentiellement
fonction du nombre d'individus composant la population
active d'un pays — et le capital
humain.
Ressources
naturelles. Ensemble des « dons de la nature »
— air, terre, eau, forêts, faune et flore
sauvages, minéraux — utilisés par
les êtres humains pour la production ou la consommation
directe. Elles peuvent être renouvelables
ou non renouvelables. Elles englobent
le capital naturel, ainsi que
les dons de la nature qu'on ne peut stocker (comme la
lumière solaire), ou utiliser pour la production
(comme un paysage pittoresque).
Ressources
naturelles renouvelables. Ressources
naturelles qui peuvent être remplacées
ou reconstituées, soit par une évolution
naturelle soit par une intervention humaine. Les poissons
et les forêts sont des ressources naturelles renouvelables.
Les minerais et les combustibles fossiles
sont des ressources naturelles non renouvelables
du fait que leur régénération se
fait sur une échelle de temps géologique
et non pas humaine. Certains éléments environnementaux
— qualité des sols, capacité d'assimilation,
systèmes de soutien environnemental — sont
qualifiés de semi-renouvelables du fait que leur
régénération se fait très
lentement à l'échelle humaine.
Ressources
non renouvelables. ressources
naturelles qui ne peuvent être remplacées
ou reconstituées. Voir ressources
naturelles renouvelables.
Revenu
par habitant. Autre appellation du PNB
par habitant.
Services.
Biens immatériels dont la production et la consommation
interviennent souvent de façon simultanée.
Pour prendre un exemple dans le domaine de l'éducation,
le cours auquel assistent les élèves —
et qui constitue un service pédagogique —
est dispensé simultanément par le professeur.
Le secteur des services englobe : l'hôtellerie,
la restauration, et la vente en gros et au détail
; les transports, l'entreposage et les communications
; les finances, les assurances, l'immobilier et les services
aux entreprises ; les services communautaires et sociaux
(tels que l'éducation et les soins de santé)
; et les services personnels.
Seuil
de pauvreté. Niveau de revenu nécessaire
aux individus pour se procurer l'essentiel — nourriture,
vêtements, logement — et satisfaire leurs
besoins essentiels sur le plan socioculturel. Il évolue
avec le temps et varie selon les régions. Également
appelé minimum vital.
Seuil
de pauvreté international. Niveau de revenu
défini par la Banque mondiale
en vue de cerner la présence des pauvres à
travers le monde, et fixé à 1 dollar par
jour et par personne aux prix de 1985 ajustés sur
la base de la parité de pouvoir
d'achat (PPA). Une personne est considérée
comme pauvre si elle vit dans un ménage dont le
niveau de revenu ou de consommation journalier est de
moins de 1 dollar par personne. Bien que le seuil
de pauvreté soit utile pour les comparaisons
internationales, il est impossible d'établir un
indicateur de pauvreté qui soit strictement comparable
d'un pays à l'autre. Le niveau de 1 dollar par
jour et par personne est proche des seuils de pauvreté
nationaux établis dans les pays
à faible revenu, mais nettement inférieur
à ceux établis dans les pays
à revenu élevé.
Tarifs
douaniers. Taxes imposées sur certains
biens ou services importés.
Le montant prélevé peut représenter
un pourcentage de la valeur du bien ou service en question,
ou un montant fixe par unité. Les tarifs douaniers
servent à accroître les recettes de l'État
et à protéger les entreprises nationales
de la concurrence étrangère. Voir protection.
Taux
brut de scolarisation. Nombre d'inscriptions dans
un niveau d'enseignement donné, en pourcentage
des effectifs du groupe d'âge correspondant officiellement
à ce niveau. Il peut être supérieur
à 100 % si certains inscrits sont plus âgés
ou plus jeunes que le groupe d'âge en question.
Taux
brut de scolarisation primaire. Nombre d'élèves
inscrits à l'école primaire, par rapport
au nombre d'enfants d'âge primaire (généralement
entre 6 et 11 ans). Le taux brut de scolarisation secondaire
se calcule de la même façon, mais pour le
groupe d'âge des 12 à 17 ans. Pour le taux
brut d'inscriptions dans l'enseignement supérieur,
les calculs sont basés sur le nombre de jeunes
figurant dans le groupe de cinq années d'âge
qui suit l'âge en fin d'études secondaires.
Ces taux bruts peuvent être supérieurs à
100% du fait que certains inscrits sont plus âgés
ou plus jeunes que le groupe d'âge en question.
Taux
d'épargne intérieure brute. Taux
égal au produit intérieur
brut (PIB) moins la consommation des secteurs
public et privé, exprimé en pourcentage
du PIB. Un taux élevé est généralement
indicatif d'un fort potentiel d'investissement pour un
pays. Voir également épargne.
Taux
d'investissement intérieur brut. Ensemble
des dépenses effectuées pour remplacer et
accroître le capital physique d'un pays, plus les
variations du niveau des stocks de produits, en pourcentage
du PIB. L'investissement intérieur brut, au même
titre que l'investissement direct étranger,
est essentiel à la croissance
économique et au développement
économique.
Taux
de croissance de la population. Augmentation du
nombre d'habitants d'un pays pendant une période
donnée (en principe, un an), en pourcentage du
chiffre de la population en début de période.
Le taux de croissance de la population représente
la somme de la différence entre le taux
de natalité et le taux
de mortalité — l'accroissement
naturel de la population — et de la différence
entre le nombre d'immigrants et d'émigrants —
le taux net de migration.
Taux
de fécondité. Voir indice
synthétique de fécondité.
Taux
de mortalité. Nombre de décès
au cours d'une année, exprimé en pourcentage
de la population ou pour 1 000 habitants.
Taux
de mortalité infantile. Sur 1 000 naissances,
nombre d'enfants qui meurent avant l'âge d'un an.
Taux
de natalité. Nombre de naissances
au cours d'une année, exprimé en pourcentage
de la population ou pour 1 000 habitants.
Termes
de l'échange. Rapport entre les prix à
l'exportation et les prix à l'importation. Un rapport
d'un niveau élevé est à l'avantage
d'une économie, car le pays concerné peut
alors financer un gros volume d'importations grâce
au produit d'un volume limité d'exportations. En
cas de dégradation des termes de l'échange,
le pays devra exporter davantage pour se procurer le même
volume d'importations.
Union
européenne (UE). Organisation internationale
régionale comptant la plupart des pays
développés d'Europe parmi ses membres.
Elle a succédé en 1995 à la Communauté
économique européenne (CEE), créée
en 1957 pour promouvoir l'intégration économique
parmi ses pays membres.