Aperçu des activités de la Banque mondiale durant l'exercice 96

 Faire reculer la pauvreté et assurer un développement durable restent les objectifs primordiaux de la Banque mondiale. L'exercice 96 a été marqué par plusieurs initiatives destinées à renforcer l'efficacité de l'action de développement menée par la Banque, et à faire en sorte que celle-ci soit plus en prise sur les besoins de ses clients et donne la prépondérance aux résultats sur le terrain (voir l'encadré ci-après sur les changements en cours à la Banque).

 Le processus de changement de la Banque s'articule autour de deux grands axes : a) des initiatives immédiates destinées à relever le niveau de l'ensemble des services fournis aux clients, et b) des mesures visant, dans une perspective à plus long terme, à rendre l'institution mieux à même de répondre d'une manière encore plus efficace aux besoins de ces clients.

 C'est en particulier son aptitude à réagir rapidement aux besoins en question que la Banque a renforcée, comme en témoignent quelques exemples :

CHANGER LA BANQUE

 Sous l'impulsion de sa nouvelle direction, la Banque est aujourd'hui engagée dans un effort concerté en vue de mieux répondre aux besoins de ses clients, de fournir des services de qualité optimale sur le terrain, d'améliorer encore son rendement et son rapport coût-efficacité, de renforcer ses partenariats extérieurs et de relever le niveau de compétence professionnelle de tous ses services. Des exemples d'initiatives menées dans chacun de ces domaines sont fournis tout au long de ce Rapport.
 Un cadre institutionnel a été mis en place pour favoriser ce processus de changement. Il poursuivra quatre objectifs majeurs :
  • mettre au point une stratégie institutionnelle qui donne une idée précise de la direction qu'entend suivre la Banque pour servir ses emprunteurs, ses bailleurs de fonds, ses autres actionnaires, les bénéficiaires de ses programmes et ses partenaires;
  • accroître la capacité institutionnelle de la Banque en renforçant ses compétences gestionnelles et en améliorant ses mécanismes d'incitation;
  • élaborer et mettre en place des procédures internes mieux conçues et plus rationnelles, dans le but d'améliorer la qualité des services de la Banque; et
  • suivre, en matière de communications, une stratégie de nature à susciter, au niveau institutionnel et à l'extérieur, un appui en faveur du programme de changement.

 Bien que celui-ci n'en soit qu'aux stades préliminaires, l'impulsion donnée va en s'accélérant et plusieurs initiatives sont déjà lancées.
 On trouvera, au Chapitre deux et dans les diverses perspectives régionales du présent Rapport, des exemples des mesures prises pour simplifier les procédures internes et la documentation des projets, pour accélérer le cycle des projets et réduire le délai d'instruction des prêts, ou pour améliorer la qualité du portefeuille de projets de la Banque.
 Des informations concernant les mesures destinées à renforcer la gestion des ressources humaines à la Banque sont fournies dans la section intitulée « Budget administratif, planification interne et gestion des ressources ».
 Afin d'accroître l'orientation des activités de la Banque sur les pays eux-mêmes, les Régions Afrique et Amérique latine ont entrepris de désigner des directeurs de département géographique pour diriger les équipes chargées des pays. Le directeur du nouveau département pour le Mexique et le directeur pour le Kenya et Djibouti sont déjà basés sur le terrain, et l'intention de la Banque est d'accroître, au fil du temps, le nombre de directeurs ainsi basés dans les pays. Au sein du Bureau régional Afrique, 15 directeurs de département géographique, directement responsables auprès des Vice-Présidents régionaux, sont à la tête d'équipes de pays, qui ont pour « copilotes » les représentants résidents et qui engagent sous contrat du personnel technique pour travailler sur des projets ou programmes donnés. Ces directeurs sont chargés de répartir le budget opérationnel entre les diverses composantes du programme d'activités, et redevables des services que la Banque a convenu de fournir dans le cadre des stratégies d'aide aux pays, qu'il s'agisse de gérer le portefeuille, d'effectuer les décaissements ou d'assurer la qualité des services proprement dits. Les nombreuses initiatives de changement qui sont en cours au niveau du Bureau régional Amérique latine et Caraïbes sont examinées plus en détail aux pages 124 à 133.
 Des mesures sont en outre prises actuellement pour renforcer les services techniques de la Banque et les capacités d'échange des connaissances à tous les échelons de l'institution, dans le but de permettre à celle-ci d'atteindre à l'excellence professionnelle dans l'oeuvre qu'elle entreprend.
 Afin de se focaliser encore plus sur les besoins des clients, la Banque a conçu durant l'exercice 96 une nouvelle génération de stratégies d'aide aux pays en consultation plus étroite avec ses emprunteurs et en collaboration avec un ensemble bien plus large de partenaires. Dans le cas des Philippines, par exemple, elle s'est particulièrement attachée à solliciter les points de vue des autorités du pays et des bailleurs de fonds tout au long du processus, en conviant notamment des responsables gouvernementaux à une série d'ateliers destinés à préciser les stratégies de développement et les domaines dans lesquels la Banque peut concentrer son action de la manière la plus productive.
 Les efforts menés dans ce sens et sur les autres fronts seront poursuivis durant l'exercice 97, en prenant pour axe majeur les quatre principaux objectifs du programme de changement.

 Des modifications des approches opérationnelles sont également en cours dans l'ensemble des services de la Banque. Durant l'exercice 96, par exemple, des progrès considérables ont été réalisés dans le renforcement des stratégies d'aide-pays, qui doivent dorénavant : a) tracer l'approche adoptée par la Banque face aux problèmes de développement propres à un pays en définissant le dosage approprié de services de prêts et de services consultatifs, et b) fixer des indicateurs vérifiables (aussi bien qualitatifs que quantitatifs), à partir desquels sera évaluée la manière dont la Banque aura effectivement répondu à ces problèmes.

 À l'échelon régional également, on relève de nombreux exemples de changements.

 Les initiatives ainsi prises à l'échelon des régions bénéficient de l'appui du Groupe de contrôle de la qualité récemment créé. Celui-ci a pour objet de renforcer le contrôle de la qualité et des résultats en fournissant aux responsables hiérarchiques des évaluations indépendantes de leur travail et en aidant à traiter les aspects du portefeuille qui font le plus problème.

 Diverses autres initiatives institutionnelles ont été prises, ou sont proposées, pour accélérer et soutenir le programme de changement de la Banque (voir l'encadré ci-après). Ayant pour but d'améliorer sensiblement le niveau de performance de la Banque et son aptitude à faire face à l'évolution des besoins de ses clients, elles comprennent :

 Le programme de changement que s'est fixé la Banque a pour objet d'accroître la portée de ses services sur le plan du développement en améliorant la qualité de l'ensemble de ses activités -- prêts, conseils et produits financiers de pointe. Les changements qui amélioreront la qualité du personnel de la Banque et amplifieront l'efficacité de ses programmes pourront avoir un effet sensible sur sa performance en tant qu'organisme de développement.

 Ces améliorations sont mises en place avec toujours plus d'efficacité et de souplesse. La Banque a reconnu explicitement qu'elle devait se montrer plus efficiente en réduisant son budget administratif net de quelque 6 % par an, en valeur réelle, au cours des exercices 96 et 97. Cela l'a amenée à faire des choix difficiles, qui se sont traduits par un ensemble équilibré de gains d'efficacité et de réductions dans certains programmes, tout en permettant le lancement d'initiatives importantes et l'extension d'autres programmes.

 D'autres priorités immédiates ont également fait l'objet de mesures au cours de l'exercice écoulé :

 Le premier élément de ce programme triennal est constitué par un fonds intérimaire d'une durée d'un an, à compter du 1er juillet 1996, doté d'environ 3 milliards de dollars et au sein duquel seuls les donateurs ayant contribué à ce financement et les pays en développement seront admis à prendre part à la prise des décisions et à la passation des marchés (voir le tableau ci-après). Durant chacune des deux autres années, à compter du 1er juillet 1997, tous les donateurs à l'IDA apporteront une contribution de l'ordre de 4 milliards de dollars à la Onzième reconstitution des ressources de l'IDA.

Tableau 1

Tableau 2

 Ces apports des bailleurs de fonds, une fois complétés par les financements d'autres sources dont bénéficie l'IDA, permettront de faire face aux besoins prévisionnels, qui sont de l'ordre de 14,5 milliards de DTS. Mais ils ne laissent aucune marge de manoeuvre en cas d'imprévus, autrement dit pour les opérations futures sortant du cadre des prévisions actuelles -- par exemple, dans les pays qui ne sont pas actuellement des emprunteurs actifs, ou dont les emprunts sont inférieurs aux prévisions en raison de problèmes de capacité d'absorption. La Bosnie constitue l'exemple le plus récent d'une demande imprévue de financement de l'IDA. L'actuel programme en faveur de la Bosnie peut certes être aujourd'hui financé, mais l'IDA aurait beaucoup de mal à répondre à des demandes nouvelles et imprévues dans le cadre de l'enveloppe dont elle dispose.

 Les représentants des bailleurs de fonds (les Délégués à l'IDA) ont réaffirmé l'engagement spécial pris par l'IDA envers l'Afrique dans le cadre de sa mission primordiale de lutte contre la pauvreté; ils ont souligné qu'une croissance tirée par le secteur privé et un développement socialement et écologiquement viable sont les fondements d'une véritable réduction de la pauvreté, et ont lancé un appel aux pays bénéficiaires pour qu'ils améliorent la gestion de leurs affaires publiques et permettent aux pauvres de participer plus largement au processus de développement. Les Délégués ont souligné que l'accès à l'enseignement primaire, à l'eau salubre, aux services de santé et à l'infrastructure de base est indispensable aux familles pour échapper à la pauvreté. Ils ont lancé un appel aux dirigeants de l'IDA non seulement pour qu'ils continuent d'appuyer vigoureusement ces types d'investissements, mais aussi pour qu'ils aident les gouvernements à restructurer, autant que possible, leurs dépenses publiques pour les affecter à ces secteurs et non plus à des fins non productives.

 Sur la base de cette analyse, les Conseils des deux institutions ont reconnu qu'il existait un certain nombre de PPTE, pour la plupart situés en Afrique subsaharienne, dont l'endettement resterait probablement insoutenable à moyen terme, et ce malgré la vigueur de l'action des pouvoirs publics et le fait qu'ils mettent pleinement à profit les mécanismes d'allégement de la dette existants.

 Les Administrateurs ont convenu que toute action supplémentaire devrait être guidée par six grands principes :

 a) S'efforcer, au coup par coup, de parvenir à une situation tenable de l'endettement global du pays considéré.

 b) Envisager une action uniquement si le débiteur a donné la preuve, en appliquant des réformes et de bonnes politiques, qu'il saura faire bon usage de toute aide exceptionnelle qui lui sera fournie pour ramener son endettement à un niveau soutenable.

 c) Faire en sorte que les nouveaux dispositifs s'inscrivent, dans la mesure du possible, dans le prolongement des mécanismes existants.

 d) Veiller à coordonner, au niveau de tous les créanciers concernés, tout effort supplémentaire en faveur des pays à problèmes, et à assurer une participation large et équitable.

 e) Faire en sorte que toute action destinée à alléger le fardeau de la dette envers les créanciers multilatéraux préserve l'intégrité financière de ces institutions, ainsi que leur statut de créancier privilégié, et soit compatible avec leurs statuts, de sorte qu'elles puissent continuer à fournir des financements à tous les pays membres à des conditions appropriées.

 f) Veiller à ce que tout nouveau financement extérieur en faveur des pays concernés soit consenti à des conditions suffisamment concessionnelles pour qu'ils puissent persévérer dans la voie des réformes et afficher de bons résultats de politique économique.

Figure

 La Banque a intensifié ses activités de prêt et de conseil dans ces domaines, en fournissant un appui à la réforme du secteur financier et au secteur privé en Moldova; à la réforme du système bancaire au Viet Nam; au développement des exportations en Jordanie; au financement privé des infrastructures en Inde; et à l'établissement d'un cadastre en République démocratique populaire lao. Elle collabore également avec les milieux d'affaires de nombreux pays afin d'ouvrir des débouchés commerciaux dans les pays en développement (ainsi, des séminaires sur l'investissement à l'intention de représentants du secteur privé ont désormais lieu dans le cadre des Assemblées annuelles). Elle a en outre lancé le Programme InfoDev, une initiative destinée à mobiliser des ressources nouvelles
-- auprès des entreprises, des fondations ou des administrations publiques --, afin de promouvoir réformes et investissements dans le monde en développement grâce à un meilleur accès aux technologies de l'information (voir l'encadré ci-après). Des efforts supplémentaires sont également menés à l'heure actuelle pour intégrer le mécanisme de garanties aux activités courantes de la Banque, de manière à encourager les investissements, et au niveau d'autres services qui doivent servir de catalyseurs à l'investissement privé dans les pays en développement.

LANCEMENT DU PROGRAMME InfoDev (INFORMATION POUR LE DÉVELOPPEMENT)

 Programme de coopération géré par le Département de l'industrie et de l'énergie de la Banque mondiale, InfoDev fait appel aux concours financiers et aux compétences d'organismes gouvernementaux, d'institutions multilatérales telles que la Banque mondiale ou l'Union européenne et du secteur privé en vue de promouvoir, grâce à un meilleur accès aux technologies de l'information, les réformes et les investissements dans les pays en développement. Il reçoit des propositions de projets de gouvernements, d'entreprises privées ou d'organisations internationales et non gouvernementales qui cherchent à favoriser ce type de développement par des actions dans quatre grands domaines : la mise en place d'un climat favorable au marché afin de permettre un accès plus rapide à l'information; la lutte contre la pauvreté et l'exclusion; des mesures visant à promouvoir l'éducation, à améliorer la santé et à protéger l'environnement; et des initiatives destinées à améliorer l'efficacité et la transparence des administrations publiques. InfoDev s'attache à encourager les partenariats entre la Banque mondiale, les gouvernements, le secteur privé et la société civile.
 Lancé en septembre 1995, ce programme a reçu depuis lors, du monde entier, plus de 144 propositions de projets allant de l'enseignement à distance ou de programmes avancés de cartographie agricole à l'établissement de bases de données médicales. Quatre ont déjà été approuvées au titre du programme de travail initial d'InfoDev : le projet d'Université africaine virtuelle; le programme Télématique au service du développement africain; le Partenariat pour la technologie dans l'enseignement de base en Jamaïque; et le Sixième colloque sur la réglementation de l'Union internationale des télécommunications. Le financement standard par projet est de l'ordre de 250.000 dollars. Des dizaines d'autres projets sont en cours d'évaluation, InfoDev espérant en financer entre dix et quinze chaque année. On s'attend à ce que les fonds mis à la disposition du programme par ses partenaires du secteur privé, des pays membres et des institutions multilatérales atteignent environ 4,5 millions de dollars pour l'année civile 1996.

 Dans ce contexte, les engagements de la Banque se sont élevés à 21.520 millions de dollars, dont 14.656 millions de dollars pour la BIRD et 6.864 millions pour l'IDA (voir tableau ci-contre). Au total, 256 projets ont été approuvés (129 pour la BIRD et 127 pour l'IDA). Deux prêts assortis de conditions analogues à celles de l'IDA et d'un montant total de 60 millions de dollars, financés sur les ressources du Fonds fiduciaire pour Gaza, ont été approuvés pour la Cisjordanie et Gaza. Sept projets ont également été approuvés pour la Bosnie-Herzégovine, représentant au total 150 millions de dollars de financements du Fonds fiduciaire pour ce pays. Des garanties partielles, représentant globalement 275 millions de dollars, ont été approuvées pour trois pays : la Chine, la Jordanie et le Pakistan. Les décaissements bruts se sont chiffrés à 19.256 millions de dollars, dont 13.372 millions de dollars pour la BIRD et 5.884 millions de dollars pour l'IDA.

Tableau 3

 L'aide aux pays les plus pauvres -- ceux dont le produit national brut par habitant ne dépasse pas 765 dollars (en dollars constants des États-Unis de 1995) -- a totalisé 9.883 millions de dollars -- 3.556 millions de dollars provenant de la BIRD et 6.327 millions de dollars provenant de l'IDA (voir figure ci-contre).

 Environ 32 % du total des prêts d'investissement de la Banque au titre de l'exercice ont été directement ciblés sur les pauvres, soit la même proportion que lors de l'exercice 95. Ils devaient financer des activités destinées à accroître la productivité des pauvres et leurs possibilités économiques, à valoriser leurs ressources humaines et à mettre en place des filets de protection sociale (une description de ces projets ciblés figure dans le résumé des projets qui commence à la page 142).

 Au cours de l'exercice, les dons accordés par le Fonds de désendettement pour les pays exclusivement IDA ont totalisé 77 millions de dollars. Quatre pays en ont bénéficié : l'Albanie, l'Éthiopie, la Mauritanie et le Nicaragua. Ce fonds accorde des dons aux pays à faible revenu pour les aider à réduire leurs dettes aux conditions du marché (il doit s'agir de dettes extérieures publiques ni gagées ni garanties). Ses ressources proviennent de transferts prélevés sur le revenu net de la BIRD et de contributions d'autres donateurs.

 La BIRD a emprunté l'équivalent de 10.883 millions de dollars sur les marchés internationaux des capitaux au cours de l'exercice 96. Son revenu net s'est chiffré à 1.187 millions de dollars.

 Par ailleurs, le Conseil des Administrateurs a approuvé en fin d'exercice deux initiatives visant à donner aux emprunteurs de la BIRD plus de latitude dans le choix de la composition monétaire de leurs prêts. L'une leur permet de choisir, pour de nouveaux engagements, l'option des prêts en une seule monnaie, sans restriction quant au volume de prêts ainsi accordé. L'autre les autorise à convertir leurs prêts actuels du pool de monnaies en prêts libellés dans la monnaie de leur choix, parmi celles offertes par la Banque.

 Pendant l'exercice, la Bosnie-Herzégovine a mené à bien les formalités voulues pour pouvoir succéder à l'ex-République socialiste fédérative de Yougoslavie en tant que membre de la BIRD. Avec l'adhésion du Brunéi Darussalam, le 10 octobre 1995, le nombre de membres de la BIRD a ainsi été porté à 180.

 Au 30 juin 1996, les démarches étaient en cours pour l'adhésion à la BIRD de la République fédérative de Yougoslavie (Serbie/Monténégro).

 La Bosnie-Herzégovine a également mené à bien les formalités voulues pour succéder à l'ex-République socialiste fédérative de Yougoslavie en tant que membre de l'IDA, dont le nombre d'États membres a ainsi été porté à 159.

 Au 30 juin 1996, les démarches étaient en cours pour l'adhésion à l'IDA du Brunéi Darussalam et de la République fédérative de Yougoslavie (Serbie/Monténégro) et de l'Ukraine.


Notes

1 Banque mondiale. 1996. World Bank Participation Sourcebook. Washington.


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