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Rapport annuel
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Collaboration entre la CORAF et le SPAAR Activités scientifiques de la CORAF
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Sur le plan institutionnel, deux événements importants ont eu lieu en 1997 pour la Conférence des responsables de recherche agronomique en Afrique de l'Ouest et du Centre (CORAF). Le 18 février, à l'occasion de l'assemblée générale qui a marqué la naissance officielle du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) pendant la " Semaine du SPAAR " à Bamako (Mali), la CORAF et l'Institut du Sahel (INSAH) ont fait une déclaration conjointe clarifiant leurs responsabilités respectives. D'autre part, à la suite de l'adoption de l'acte constitutif du FARA, le président de la CORAF a été élu à l'unanimité président du Forum pour une période de deux ans. Pendant la durée de son mandat, la CORAF assurera le secrétariat du FARA avec l'aide du SPAAR. Un projet de programme de travail et de budget a été établi pour 1997-1998. Au cours de sa réunion plénière tenue du 17 au 22 mars 1997 à N'djamena (Tchad), la CORAF a célébré son dixième anniversaire. Cette organisation compte aujourd'hui 24 Etats membres en Afrique de l'Ouest et du Centre. Outre les réseaux de recherche existants, elle est en train de mettre en place de nouveaux mécanismes de coopération régionale : programmes écorégionaux, bases-centres et pôles de recherche. L'évolution scientifique de la CORAF implique le renforcement de la coopération et des partenariats avec les centres internationaux de recherche agricole (CIRA), les instituts de recherche avancée (IRA), les organisations non gouverne-mentales (ONG), le secteur public, le secteur privé et les donateurs. Dans le cadre de ces partenariats, elle s'attache à promouvoir les principes de la communauté d'intérêts, du partage des responsabilités, de la solidarité, de la transparence et de la durabilité. |
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Collaboration entre la CORAF et le SPAAR En coopération avec la CORAF, le secrétariat du SPAAR continue d'apporter un appui aux systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) du Bénin, du Cameroun, de Côte d'Ivoire et du Togo pour la mise en oeuvre des principes de base du cadre d'action qui a été élaboré pour la région. Au Bénin par exemple, le SPAAR, en collaboration avec le Service international pour la recherche agricole nationale (ISNAR), a aidé l'Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB) à formuler sa stratégie de recherche agricole à moyen et long termes en accord avec les principes du cadre d'action. Le SPAAR a ensuite coparrainé, avec le Gouvernement béninois et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), une table ronde qui a eu lieu en janvier 1997 à Cotonou pour lancer la mise en oeuvre du plan directeur élaboré pour la période 1998-2002 conformément à la stratégie à long terme. Les principaux donateurs et acteurs présents à cette réunion ont entériné la stratégie et annoncé le montant, les modalités et la durée de leur aide pour l'exécution du plan directeur. Depuis lors, le SPAAR et la Banque mondiale ont eu des consultations approfondies avec les autres donateurs intervenant au Bénin en vue de l'élaboration d'un programme d'investissements pour le secteur agricole, que le Gouvernement du Bénin a accepté de lancer en juillet 1998. Ce programme d'investissements, qui prendra la relève du programme de restructuration des services agricoles, inclura une aide à l'INRAB et à l'ensemble du système de recherche agricole, conformément aux priorités que le gouvernement a retenues pour ce secteur. Dans le domaine du suivi et de l'évaluation, le SPAAR et l'INSAH ont organisé conjointement une évaluation externe de l'Institut d'économie rurale (IER) du Mali, qui est l'un des pays pilotes dans lesquels est mis en oeuvre le cadre d'action du Sahel. Cette évaluation a été effectuée par une mission d'experts africains. Le SPAAR a aussi aidé à identifier les experts internationaux qui ont été chargés de mener une réflexion avec les cadres de l'IER pour reformuler la stratégie nationale de recherche agricole. Le SPAAR continue d'appuyer l'action que l'INSAH a entreprise en 1993, avec l'aide de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et d'universités américaines, pour développer les capacités en matière d'évaluation de l'impact. A l'initiative de l'Institut de l'environ-nement et de recherches agricoles (INERA) et de l'INSAH, un nouveau séminaire régional de formation sur l'impact économique de la recherche agricole a été organisé du 14 au 25 juillet 1997 à Ouagadougou (Burkina Faso) à l'intention de chercheurs nationaux francophones. Un cours en langue anglaise sur l'analyse de l'impact a eu lieu du 22 au 26 septembre 1997 au siège du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR) au Ghana, avec la participation de tous les réseaux coordonnés par les CIRA dans la sous-région. Les interactions avec le West African Enterprise Network (WAEN), qui regroupe plus de 300 entreprises locales, et avec des ONG telles que la West African Rural Foundation (WARF), se sont intensifiées. Ces organismes ont participé activement à la 17e réunion plénière du SPAAR et à un atelier sur le rôle des utilisateurs dans la planification et l'exécution des programmes de recherche. Le SPAAR a approuvé le projet de la CORAF d'engager une réflexion commune avec la WARF et le WAEN pour tirer les leçons des expériences nationales de collaboration entre les SNRA et les organisations de producteurs. Des modalités sont à l'étude pour institutionnaliser la représentation des organisations de producteurs et des entreprises agro-industrielles aux niveaux national et régional. Le SPAAR a appuyé l'action menée par le WAEN pour créer un sous-réseau d'entreprises agro-industrielles. Celui-ci a vu le jour au cours d'une réunion organisée en mars 1997 à N'djamena. |
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Le SPAAR a renforcé l'appui apporté à la CORAF dans les domaines de l'analyse et de la planification stratégique, et en vue du développement de l'information et de la communication (voir encadré). Il a participé à la mission de l'USAID qui a évalué en 1996 les réseaux de recherche sur les produits de base financés par cette agence. Les grandes recommandations de la mission, présentées à la réunion plénière de la CORAF en mars 1997 à N'djamena, ont sensibilisé la direction de la CORAF, contribué à des décisions positives, stimulé la réflexion du groupe de travail et aidé la CORAF à formuler sa vision des partenariats au sein des réseaux de la sous-région. Cette vision a été synthétisée sous forme de lignes directrices destinées à aider la CORAF à redéfinir ses relations avec les CIRA dans la sous-région. Dans le cadre de l'Initiative pour le financement durable (SFI), le SPAAR a associé le comité exécutif de la CORAF à la préparation d'un atelier sur les médias, qui doit avoir lieu en liaison avec une conférence interministérielle sur le financement durable des institutions de recherche sur l'agriculture et la gestion des ressources naturelles en Afrique de l'Ouest et du Centre. Cet atelier, qui est organisé à l'initiative du ministère des Finances du Bénin, se tiendra en avril 1998 à Abidjan sous les auspices de la Banque africaine de développement (BAD), avec le concours d'autres donateurs tels que l'USAID, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et la Banque mondiale. |
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Activités scientifiques de la CORAF Les activités des réseaux et des programmes régionaux de recherche de la CORAF, ainsi que les nouvelles initiatives lancées en 1997, sont brièvement décrites ci-après. Les coordinateurs des réseaux régionaux se sont réunis du 12 au 16 mai 1997 à Yaoundé (Cameroun). Ils ont formulé une recommandation demandant aux INRA d'apporter un concours actif aux réseaux régionaux et de s'engager dans des collaborations concrètes avec les universités, ONG et autres parties prenantes. Ils ont également souligné la nécessité d'améliorer l'information sur les activités des réseaux au niveau national. Après avoir passé en revue le travail de chaque réseau, ils ont décidé de lancer plusieurs projets nouveaux. Le Réseau de recherche sur la résistance à la sécheresse (R3S) a atteint un certain nombre de résultats significatifs : évaluation statistique des risques de sécheresse ; calcul des probabilités de production pour le sorgho, le mil, le maïs et l'arachide à l'aide d'un nouvel indicateur hydrique ; élaboration de cartes des potentialités de rendement au Burkina Faso, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Mali, au Sénégal, au Tchad et au Togo. Le réseau a lancé trois nouveaux projets : intégration de l'agriculture et de l'élevage, avec l'aide du CRDI ; participation aux évaluations du Consortium bas-fonds coordonné par l'Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest (ADRAO) ; création d'un observatoire des risques agroclimatiques. En outre, le réseau est en train de mettre en place une unité régionale de vulgarisation qui sera chargée de transférer les résultats de recherche avec des méthodes participatives impliquant les chercheurs, les vulgarisateurs et les producteurs. Le Réseau riz, en partenariat avec des CIRA basés en Afrique et en Amérique latine et avec des IRA européens, poursuit ses activités de criblage de variétés pour déterminer leur adaptation aux conditions locales dans plusieurs pays de la sous-région. Une variété de riz inondé qui produit 6 à 7 tonnes par hectare dans les essais est en train d'être adoptée par les producteurs du Bénin et reçoit également un accueil favorable au Tchad et en Guinée-Bissau. Au Burkina Faso, une variété de riz pluvial particulièrement savoureuse donne des rendements de 3 tonnes par hectare dans les essais en milieu réel. En Côte d'Ivoire, trois variétés de riz pluvial produisent un rendement moyen de 2 tonnes par hectare et sont très appréciées des paysans ; l'une de ces variétés a une excellente qualité de grain qui plaît également aux producteurs ghanéens. Afin d'étendre la culture de ces variétés, il convient de les homologuer et de mettre en oeuvre une politique durable de production semencière. Le Réseau coton est en train de lancer une initiative dans le domaine de la protection des cultures, en collaboration avec des entreprises privées qui doivent financer les essais sur le terrain. Un atelier sera organisé prochainement pour discuter du contenu d'un nouveau projet de recherche sur l'amélioration des conditions de production. En outre, le Réseau coton a inspiré la création de deux nouveaux pôles de recherche appliquée au développement des savanes d'Afrique de l'Ouest (PRASAO) et d'Afrique centrale (PRASAC) (voir plus loin). Le Réseau élevage a organisé un séminaire régional concernant la recherche sur la production animale du 10 au 13 juin 1997 à Lomé (Togo), en partenariat avec l'Institut international de recherche sur l'élevage (ILRI). A cette réunion ont participé 16 pays de la sous-région, ainsi que le Centre international de recherche-développement sur l'élevage en zone subhumide (CIRDES), l'Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) et l'Organisation de l'unité africaine (OUA). La décision a été prise de ne plus avoir désormais qu'un seul réseau élevage opérant dans la région. La CORAF et l'ILRI ont élaboré un projet et un programme d'action qui ont été soumis à l'Union européenne pour financement. Le programme d'action, qui sera mis en oeuvre par les INRA, est axé sur les ressources génétiques animales, les stratégies nutritionnelles et l'amélioration de l'état sanitaire. Il met l'accent sur l'adoption de technologies nouvelles par les petits producteurs et sur l'impact économique. Le Réseau élevage a également organisé, conjointement avec la FAO et l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), une réunion sur la conservation et la gestion des ressources génétiques animales les 1er et 2 décembre 1997 à Ouagadougou (Burkina Faso). |
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Le Réseau forêt a lancé un projet de recherche forestière en Afrique centrale avec l'aide de la FAO et de la France. Les INRA du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo et du Gabon en assureront l'exécution en partenariat avec le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) et le CIRAD. Le Réseau arachide, à l'issue de consultations intensives avec la FAO et le Fonds commun pour les produits de base, est en train de lancer un projet de conservation et d'évaluation de matériel végétal en collaboration avec l'ICRISAT et le CIRAD. Ce projet, qui est financé par la FAO, a pour but de produire et de distribuer des semences de base en Afrique de l'Ouest. Mis en oeuvre par les SNRA, il sera coordonné au niveau régional par l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA). En outre, une étude sur la production, le stockage et la commercialisation des semences d'arachide dans la sous-région doit aider à établir un programme de recherche-développement auquel seront associés les producteurs et le secteur privé. Information et communication - Coraf Action : les leçons d'une expérience La CORAF a publié en octobre 1996, avec l'assistance du SPAAR, le premier numéro de sa lettre d'information, Coraf Action. Celle-ci s'inscrit dans le cadre d'un projet visant à renforcer l'information sur la recherche agricole et le développement rural en Afrique de l'Ouest et du Centre. Il s'agit de diffuser des nouvelles en provenance de l'ensemble de la région tout d'abord par une lettre d'information, puis par le canal des réseaux électroniques lorsque suffisamment de connexions auront été établies. Un an après le lancement de Coraf Action, le bilan de la phase pilote est positif : · neuf réseaux de communication nationaux coordonnés par les institutions de recherche ont été établis pour relier les organismes de développement, services de vulgarisation, associations de producteurs, ONG, facultés des sciences agronomiques, etc. ; |
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· ces réseaux ont participé activement à la formulation des spécifications de la lettre d'information (audience, contenu, titre, format, diffusion, organisation, etc.) et à sa création ; · le secrétariat exécutif de la CORAF, basé à Dakar (Sénégal), s'est doté des compétences requises pour l'édition et la production de cette lettre d'information ; · la traduction en anglais est assurée en Côte d'Ivoire ; · Coraf Action a paru régulièrement le premier jour ouvré de janvier, avril, juillet et octobre 1997 ; les articles ont été fournis principalement par les réseaux nationaux et l'unité de publication a fait preuve d'efficacité ; · chaque trimestre, 5 000 exemplaires en français et 2 000 exemplaires en anglais sont diffusés dans la région et au sein de la communauté internationale. Plus de 4 000 personnes ont demandé à être placées sur la liste de diffusion. Un tel succès démontre que cet outil de communication répondait véritablement à un besoin et que l'approche largement participative adoptée pour sa conception a suscité un sens de propriété vis-à-vis du projet. Mais à présent que la phase pilote est achevée, il serait nécessaire d'engager immédiatement la phase de consolidation prévue à l'origine. En effet, on constate que : · les réseaux de communication nationaux existants ont besoin d'être renforcés ; · de nouveaux réseaux doivent être établis pour que les échanges d'informations englobent les 24 pays de la région ; les réseaux nationaux, dont l'ensemble formera le réseau de communication de la CORAF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, lanceront de nouveaux projets d'information et de communication ; · la qualité de certains articles est à améliorer ; · les orientations de Coraf Action doivent être clarifiées. Afin de remédier à ces faiblesses et carences, il apparaît nécessaire d'organiser chaque année un atelier sous-régional qui rassemblera les coordinateurs des réseaux nationaux pour : (i) procéder à des échanges d'expérience sur les réseaux et leur gestion ; (ii) préciser le contenu de la lettre d'information ; et (iii) assurer une formation à la rédaction et à l'édition d'une lettre d'information. En outre, le comité de rédaction devra améliorer le processus de lecture des articles avant publication et intervenir plus activement pour solliciter des contributions spécifiques. |
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Des détails sont donnés ci-après sur un projet régional, une base-centre et trois pôles de recherche opérant sous les auspices de la CORAF. Une base-centre est une unité de recherche nationale qui possède une expertise scientifique de haut niveau dans un domaine prioritaire donné et qui est ouverte à des partenariats régionaux et internationaux. Un pôle de recherche s'apparente à une base-centre, si ce n'est qu'il met en commun les efforts de deux ou plusieurs INRA qui ont une expertise similaire et travaillent sur une même problématique, tout en axant leurs recherches sur des thèmes différents. Le Projet régional d'amélioration et de gestion de la jachère en Afrique de l'Ouest, qui opère depuis 1994, associe cinq pays : Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger et Sénégal. Des organisations de producteurs participent au travail de recherche et de prévulgarisation sur les méthodes de jachère naturelle, la production pastorale et les produits ligneux, la fertilité des sols, les jachères agroforestières améliorées, etc. Deux synthèses des résultats obtenus sur la lutte contre l'érosion et le rôle des brise-vent et haies antiérosives sont d'ores et déjà disponibles. D'autres synthèses sont en cours d'élaboration. Un séminaire sur la jachère et le maintien de la fertilité a eu lieu du 2 au 4 octobre 1997 à Bamako (Mali). Les participants ont souligné la nécessité d'étudier le potentiel biochimique et biophysique de la mésofaune et de la microfaune des jachères. Ils ont aussi recommandé qu'une étude soit faite sur les espèces indigènes indicatrices de fertilité afin de rapprocher les connaissances scientifiques et les savoirs des paysans. Le Centre d'étude régional pour l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse (CERAAS) est une base-centre localisée à l'ISRA. Depuis sa création, le CERAAS a mené des activités de recherche et formé plus de 100 chercheurs de 26 pays sur la résistance des espèces cultivées à la sécheresse. En 1997, le CERAAS a construit un nouveau laboratoire sur le campus de l'Ecole nationale supérieure d'agronomie (ENSA) au Sénégal. En collaboration avec l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, il offre une spécialisation en agronomie et un DEA dans le domaine de l'adaptation à la sécheresse. Quinze chercheurs sont actuellement formés dans le nouveau laboratoire et le nombre total des bénéficiaires sera bientôt supérieur à 40. |
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Le Pôle régional de recherche sur les systèmes irrigués en zone soudano-sahélienne (PSI), créé à la fin de 1995, associe des institutions de recherche du Sénégal, du Niger, de Mauritanie et du Mali. D'ores et déjà, des résultats intéressants ont été obtenus : l'identification des mécanismes de dégradation des sols et une meilleure évaluation des risques pour les sols sous irrigation ont permis la publication d'un rapport sur les tendances de la dégradation de l'environnement dans les quatre pays ; grâce à de premières campagnes de mesure et à des simulations, des améliorations ont pu être apportées aux techniques d'irrigation et de conservation des sols ; une nouvelle méthode de lutte contre les adventices, qui s'est révélée très efficace dans des essais effectués en collaboration avec des producteurs dans chaque pays, est aujourd'hui largement vulgarisée. Deux séminaires ont eu lieu en 1997 : l'un sur l'organisation sociale et spatiale dans les périmètres irrigués, l'autre sur la modélisation des sols irrigués. Le Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d'Afrique centrale (PRASAC) a été officiellement lancé en septembre 1997 par les institutions de recherche du Cameroun, de la République centrafricaine et du Tchad, le CIRAD, l'Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM) et l'université de Leiden (Pays-Bas). Le coordinateur du pôle sera basé au Tchad. Cette initiative est financée par la France. Le Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d'Afrique de l'Ouest (PRASAO) associe le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, le CIRAD et l'ORSTOM. Au cours d'un premier séminaire organisé à la fin de l'année 1996 à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), il a été décidé d'axer les recherches sur trois thèmes prioritaires : gestion des ressources naturelles et systèmes de production ; compétitivité de la production cotonnière ; et diversification des cultures. Un comité directeur a été établi. Le deuxième séminaire, en juillet 1997 à Abidjan (Côte d'Ivoire), s'est penché sur les problèmes de direction et de gestion. |
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Réseau igname. A l'issue du séminaire international sur l'igname organisé du 3 au 6 juin 1997 à Montpellier (France), le Réseau igname, auquel participent les INRA d'Afrique de l'Ouest et du Centre et l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA), a officiellement demandé à opérer sous les auspices de la CORAF. Quatre thèmes de recherche ont été proposés : ressources génétiques ; biotechnologie (culture in vitro) ; systèmes de culture ; post-récolte, transformation et contrôle de qualité. Ressources phyto-génétiques. A la suite de la conférence technique internationale sur les ressources phytogénétiques qui a eu lieu en 1996 à Leipzig (Allemagne), un atelier pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre a été organisé en novembre 1997 à Cotonou (Bénin). Les participants ont examiné des propositions en vue de la mise en place d'un programme régional. La CORAF se propose de redynamiser trois pôles de recherche avec la collaboration d'institutions nationales de recherche qui possèdent des expertises dans les domaines concernés : petits ruminants avec l'ISRA (Sénégal) ; gestion des ressources naturelles avec l'INERA (Burkina Faso) ; et sorgho avec l'IER (Mali). Le pôle sorgho a pour objectif d'élargir la gamme de matériel génétique disponible pour l'amélioration variétale en identifiant des cultivars au niveau local et dans la sous-région. Une initiative de développement de la production commerciale de mil et de sorgho est envisagée en partenariat avec l'ICRISAT, le CIRAD, le réseau mil Rocafremi, le réseau sorgho Rocars, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria et le Sénégal. |
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Transfert de technologie et évaluation de l'impact Le transfert de technologie est au coeur d'une initiative de la CORAF visant à développer la collaboration entre institutions de recherche, organisations de producteurs, ONG et agences de développement. Cette initiative est financée par la Grande-Bretagne et la France. Une étude sur les méthodes de vulgarisation et sur les relations entre les parties prenantes dans deux pays francophones et deux pays anglophones appliquant des méthodes de vulgarisation différentes servira de cadre de référence pour un atelier sous-régional qui doit avoir lieu en 1998 avec toutes les parties prenantes. Cette initiative s'inscrit en complément d'une réunion que la WARF a organisée les 24 et 25 mars 1997 à Dakar (Sénégal), avec la participation de la CORAF, dans le cadre d'un projet financé par la Banque mondiale sur les relations entre les organisations de producteurs et les services de vulgarisation. En décembre 1996 a été publiée une étude de l'INSAH et de l'université de Purdue sur l'impact de la recherche agricole (The Impact of Agricultural Research : A Synthesis of Findings and Policy Implications for the Sahel). Les résultats extrêmement intéressants de cette étude sont résumés à l'annexe 1. |
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Pour tenir compte des contraintes et priorités régionales, la CORAF a ajouté en 1995 une dimension agroécologique à son approche jusqu'alors articulée exclusivement autour des produits de base. Cette nouvelle orientation s'est traduite par la création de programmes régionaux comme ceux qui ont été décrits plus haut. Simultanément, la CORAF a été amenée à intensifier ses interactions avec des centres internationaux de recherche tels que l'ILRI (élevage), l'IITA (manioc, igname et maïs), l'ICRISAT (arachide), l'ICRAF et le CIFOR (forêt et agroforesterie). La CORAF doit à présent revoir le mode de gestion de ses opérations, afin d'établir un système de programmation reposant sur les priorités identifiées et de proposer un modèle de partenariat intégrant toutes les parties prenantes. Avec l'aide de l'Union européenne, elle a entrepris d'élaborer une stratégie qui servira de cadre pour planifier et coordonner les activités de recherche agricole en Afrique de l'Ouest et du Centre. Les résultats d'une étude de l'INSAH financée par le SPAAR sur le financement durable de la recherche agricole dans le Sahel ont été publiés en 1997. A partir de données recueillies au Mali et au Cap-Vert, cette étude conclut que le problème fondamental auquel les institutions de recherche du Sahel se trouvent confrontées n'est pas tant la disponibilité de fonds que leur instabilité. Afin de régulariser le flux de leurs ressources, les SNRA doivent élaborer des stratégies et des programmes d'activités qui répondent véritablement aux priorités des utilisateurs finaux et qui soient appuyés par des systèmes budgétaires adéquats. En outre, il leur faut convaincre les parties prenantes de la valeur de leurs résultats en réalisant des études d'impact comme celles qui ont été mentionnées plus haut. |
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D'autre part, cette étude confirme que la recherche agricole dépend de manière excessive de l'aide extérieure. Il est indispensable que les institutions de recherche mobilisent des ressources nationales. A cet effet, divers moyens peuvent être mis en oeuvre : laboratoires de technologie alimentaire et de nutrition animale, production de semences de base, culture in vitro, consultations, formation de vulgarisateurs, vente de publications, etc. Les pays peuvent également s'assurer de nouvelles sources de revenus pour financer durablement la recherche en prélevant des taxes à l'importation et à l'exportation, et en créant des fonds spéciaux et des fondations auxquels seront appelés à contribuer des partenaires privés et publics, ainsi que les donateurs. |
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