No. 75    Décembre 2004
 
 

Notes CA fournit des rapports périodiques sur les Initiatives en matière de développement des Savoirs Locaux (IK) en Afrique Sub-Saharienne et occasionnellement sur des initiatives similaires en dehors de la Région. Il est publié par le Africa Region’s Knowledge and Learning Center dans le cadre d’un partenariat évolutif entre la Banque mondiale, les communautés, les ONG, les institutions de développement et les organisations multilatérales. Les opinions exprimées dans le présent article sont celles des auteurs et ne devraient en aucun cas être attribuées au Groupe de la Banque mondiale ou ses partenaires dans cette initiative. Une page web sur les IK est disponible à l’adresse www.worldbank.org/afr/ik/

Echange et Apprentissage " Sud-Sud " pour le renforcement des capacités des clients


Les enquêtes de rétro-information des clients en Afrique indiquent que la performance de la Banque a besoin d’être renforcée en ce qui concerne (a) le respect des cultures locales, (b) l’adaptation des connaissances au contexte local et (c) l’intégration des savoirs locaux aux efforts de développement. Ces derniers voudraient voir une plus grande participation des bénéficiaires et des experts locaux en matière de projets dans la conception des projets afin de s'assurer que les conditions locales sont mieux prises en considération. Les clients voudraient également que la Banque développe de nouvelles approches au renforcement des capacités visant au transfert des connaissances à et entre des groupes plus diversifiés de parties-prenantes. Afin de satisfaire à ces demandes, le Knowledge and Learning Group de la Région Afrique (AFTKL) a entrepris la deuxième mission d’échange et d’apprentissage " Sud-Sud " entre l'Afrique de l'Est et l'Asie du Sud en juin 2004 (la première ayant eu lieu en septembre 2002). Le principal objectif de cet échange inter-régional d’apprentissage était d'aider à renforcer les capacités des clients dans certains pays choisis d’Afrique de l'Est à utiliser les savoirs locaux (IK), l'informatique et le capital social comme levier pour le développement.

Modèle de renforcement des capacités

Le modèle de renforcement des capacités avancé par beaucoup de praticiens du développement en Afrique suggère qu'il y a trois piliers critiques au succès: (a) donner aux clients voix au chapitre, (b) adapter les connaissances transmises au contexte local et, (c) se comporter en facilitateur. Cela signifie qu’il faut créer un espace permettant au client d’apprendre par l’action, trouver la meilleure adaptation locale possible et consolider les compétences comportementales efficaces. Ce processus est conçu pour favoriser l’appropriation locale /nationale et aider à combler les lacunes d’adaptation des connaissances en s’appuyant sur les connaissances locales et universelles pour apporter juste à temps et juste assez d'expertise pour aider au renforcement des capacités des clients.


Echange & Apprentissage " Sud-Sud " d’IK - Juin 2004

L'" Échange inter-régional d’apprentissage " a eu lieu du 14 au 30 juin 2004 entre l'Ethiopie, le Malawi et la Tanzanie d’une part et le Bangladesh, l'Inde et le Sri Lanka d’autre part et a concerné trois équipes de projet – le Women’s Development Initiatives (WDIP) d’Ethiopie, le Malawi Social Action Fund (MASAF) et le Tanzania Social Action Fund (TASAF). Cinq membres du personnel de la Banque ont servi d’agents encadreurs de l’échange des connaissances afin de s'assurer que les leçons apprises de l'expérience soient effectivement recueillies au moyen de Débriefings (dialogues ouverts enregistrés sur vidéo) pour faciliter l’apprentissage par la réflexion.


IK Notes fournit des rapports périodiques sur les Initiatives en matière de développement des Savoirs Locaux (IK) en Afrique Sub-Saharienne et occasionnellement sur des initiatives similaires en dehors de la Région. Il est publié par le Africa Region’s Knowledge and Learning Center dans le cadre d’un partenariat évolutif entre la Banque mondiale, les communautés, les ONG, les institutions de développement et les organisations multilatérales. Les opinions exprimées dans le présent article sont celles des auteurs et ne devraient en aucun cas être attribuées au Groupe de la Banque mondiale ou ses partenaires dans cette initiative. Une page web sur les IK est disponible à l’adresse :www.worldbank.org/afr/ik/


Le thème de cette mission d'" échange et d'apprentissage " était d’apprendre des vastes expériences de l’Inde, du Bangladesh et du Sri Lanka afin d’" utiliser le capital social comme levier pour le développement économique par l’entremise des savoirs locaux et de l'informatique ". Les deux principaux objectifs étaient (a) adapter, intégrer et vulgariser si possible les leçons apprises des expériences de l’Asie du Sud dans les politiques de développement de l’Afrique de l’Est et les projets financés par la Banque; et (b) créer des partenariats de savoirs locaux et d’apprentissage afin d’accélérer le dialogue et la coopération technique Sud-Sud.

Une demi-journée de lancement à New Delhi a présenté un certain nombre de réussites technologiques basées sur les IK en Inde. Cette manifestation a comporté une brève présentation par plusieurs organisations d’Asie du Sud qui devaient être visitées pendant la mission. Par ailleurs, l'équipe a tenu une séance de réflexion sur un résultat de l'échange précédent où le Programme IK de la Banque avait aidé le gouvernement du Kerala à intégrer les IK dans le 10ème plan quinquennal de l'Etat (2002-2007). Le lancement a aidé (i) la délégation de l’Afrique de l’Est et le personnel de la Banque au Bureau de Delhi à jeter un nouveau regard sur les résultats du premier échange; (ii) à préparer la délégation pour les visites à venir et (iii) le personnel de la Banque au Bureau de Delhi à explorer d'autres opportunités de partenariat pour la coopération Sud-Sud entre les praticiens/les institutions d’IK en Afrique de l'Est et en Asie du Sud.


Modèle de processus du partenariat

Le processus de création du partenariat se répartit en quatre phases: (i) Etablissement de relations comportant un exercice de cartographie et l’initiation du dialogue; (ii) Exposition d’apprentissage pour les pays d’Afrique de l’Est;
(iii) Renforcement des capacités au niveau national; et (iv) Poursuite des relations pour plus de coopération. La première phase vise à établir des relations entre des projets dans les pays d’Afrique de l’Est et des projets de l’Asie du Sud. La deuxième phase a comporté une exposition d’apprentissage du personnel de projet et des organisations communautaires à la base (CBO) partenaires venant de communautés de projets en Afrique de l'Est à des projets en Inde, au Bangladesh et au Sri Lanka. La troisième phase sera centrée sur le renforcement des capacités pour l’intégration des IK dans les activités de projet et le renforcement des initiatives de niveau national dans les projets des pays d’Afrique de l’Est. La quatrième phase aidera les projets à poursuivre le partenariat pour plus de coopération et d’apprentissage. Les activités sont conçues autour de ces quatre phases afin de souligner l'importance de renforcer et de poursuivre le partenariat plutôt que simplement entreprendre des voyages d'étude.

Projets partenaires d’Asie du Sud

Huit projets/partenaires furent identifiés, cinq en Inde, deux au Bangladesh et un au Sri Lanka par un processus consultatif impliquant des sources de connaissances en Asie du Sud, le personnel de la Banque et d'autres praticiens. Ces projets ont utilisé des savoirs et des pratiques locales pour le développement dans des domaines très pertinents pour les projets d’Afrique de l'Est. Ces projets étaient les suivants: (a) Self Employed Women’s Association (SEWA), Ahmedabad, Inde; (b) Honeybee Network, Ahmedabad, Inde; (c) MYRADA, Bangalore, Inde (d). Andhra Pradesh District Poverty Initiatives Project, Inde; (e) Center for Good Governance, Hyderabad, Inde; (f) Bangladesh Rural Advancement Committee (BRAC), Bangladesh; (g) Grameen, Bangladesh; et (h) Conservation and Sustainable Use of Medicinal Plants Project, Sri Lanka.

Familiarisation d’apprentissage

Des participants choisis dans chacun des projets d'Afrique de l’Est ont visité les projets en l'Inde, au Bangladesh et au Sri Lanka. Bien que toute l'équipe ait visité les cinq projets en Inde, elle s’est plus tard scindée en trois groupes avec un groupe pour les visites au Bangladesh, un autre pour les visites au Sri Lanka tandis que le troisième groupe restait en Inde. La familiarisation d’apprentissage Sud-Sud elle-même consistait en: (a) des visites de terrain à certains sites de projets/certaines communautés choisis afin de comprendre comment fonctionne le processus; (b) des rencontres avec des fonctionnaires sur le terrain afin de comprendre comment les IK ont catalysé le capital environnemental et social des communautés pour des gains économiques; et (c) un atelier final à la Représentation de la Banque en Inde comprenant une réunion de conclusion, un débriefing et un plan d'action. L'atelier a fourni aux participants l’occasion de réfléchir sur ce qu'ils avaient appris et la manière dont cela pourrait être appliqué dans le contexte africain. La méthode de débriefing (interviews ouvertes enregistrées sur vidéo) s'était avérée être un outil efficace de restitution et de facilitation du processus d'apprentissage lors du voyage d’étude de 2002. Par conséquent, il fut décidé de programmer une autre série de débriefings pour le voyage d'étude de 2004. Ceux-ci eurent lieu périodiquement à plusieurs étapes (en moyenne, une fois tous les trois jours), avec une session finale de conclusion à Delhi.

Les leçons apprises

Ce qui suit est le compte-rendu des principales leçons que les clients africains ont apprises de l'Asie du Sud. Ces leçons commencent par quelques observations d’ordre général, suivies d’observations spécifiques ayant trait au développement communautaire, aux procédures de mise en application et aux aspects techniques dans les domaines suivants.


Leçons d’ordre général
Les observations faites à partir des visites de terrain sont résumées en cinq découvertes d’ordre général que les participants considèrent essentielles au succès des groupes visités.

  • Culture d'épargne: d’importance capitale dans presque tous les groupes visités, on a observé une activité d’épargne (et de crédit)/de microfinance. Dans le contexte
    de l'économie rurale de l'Inde (avec des prêteurs à gages pratiquant des taux d'intérêt exorbitants, un degré plus élevé d'intégration du marché des producteurs ruraux, une meilleure infrastructure de services, des obligations sociales coûteuses) la propension à l'accumulation de capital semble être beaucoup plus élevée qu'en Afrique, ce qui fournit un motif pour initier des activités d’épargne et de crédit (S&L). La gestion de l'épargne et du crédit est vue comme un outil d'autonomisation qui pourrait conduire à une plus grande cohésion et à des initiatives sociales.
  • Orientation vers le profit: Toutes les activités génératrices de revenus entreprises semblaient clairement motivées par le profit et étaient calculées et mises en oeuvre d'une manière qui ne nécessitait pas des injections extérieures de capital pour se maintenir.
  • Mobilisation sociale et rôle des femmes: Les femmes dans les groupes d’auto-assistance (SHG) –avec l'intermédiation d’agents extérieurs, tels que les ONG - non seulement poursuivaient des intérêts économiques mais également d’importants objectifs de développement social autour d’idéologies courantes en Inde (socialisme, mouvements Gandhiens) qui mettent l’accent sur l'importance des droits humains.
  • Priorité aux institutions: Stimuler la croissance des institutions de pauvres conduit à une plus grande réduction de la pauvreté et à l’autonomisation. La participation des pauvres ne conduit pas directement à leur autonomisation; elle conduirait cependant au renforcement des institutions et des relations. L'expérience acquise par le renforcement de ces structures et réseaux et leur maintien est un instrument important d'autonomisation des personnes. L’autonomisation est donc basée sur et se développe à partir des institutions propres aux gens; elle ne leur est accordée par personne ou par une quelconque tentative de décentralisation.
  • Intégration des Ik: Bien que n’étant pas nécessairement formalisés, les IK ont joué un rôle capital dans le succès des divers projets. Cela inclut une transformation intrinsèque et progressive du système traditionnellement restrictif de caste grâce à laquelle les femmes se trouvent maintenant, en raison de leurs activités, en mesure de négocier leurs droits et de devenir des partenaires égaux dans les efforts de développement de leurs communautés. Ces cinq aspects semblent converger en un sens remarquable d’appropriation des activités et des réalisations par les membres des SHG, qui à son tour assure un niveau élevé de transparence, de gouvernance et de responsabilité qui conduit à des " résultats excellents sur le terrain."


Leçons spécifiques


Approches à la mobilisation des communautés

  • Le point de départ de toutes les activités communautaires est leurs intérêts, leurs besoins, leurs souhaits tels qu’établis par divers moyens, allant des méthodes classiques de PRA au concept des organisations basées sur l’adhésion (tous les bénéficiaires sont également membres de l’ONG apportant l’assistance, par exemple SEWA).
    L'identification des groupes (vulnérables) visés n'est pas un exercice d’une seule fois; une méthodologie flexible doit être
  • adoptée selon la situation dans différentes communautés; une réévaluation périodique des groupes cibles doit être faite dans la mesure où les conditions sociales et économiques tendent à changer au niveau de chaque ménage avec le temps. Les communautés sont activement impliquées à tous les niveaux de la planification et de l'exécution.
  • Les groupes de femmes dont les membres sont liés par un tissu de rapports qui leur permet de remplir certaines fonctions traditionnelles, d’appui, sont connus sous le nom de Groupes d'Affinité. Cette affinité, qui existe avant toute intervention extérieure, est basée sur la confiance mutuelle, la réciprocité, l'appui fonctionnel et l’homogénéité entre les membres et reflète un souci commun qui dépasse la génération de revenus. Ces groupes forment également la base des groupes d'épargne et de crédit ou pour d'autres activités spécifiques telles que le tissage, la récupération des terres ou l'élevage laitier. Leur capacité de durabilité en tant que groupe repose principalement sur leur souci commun plutôt que sur l'activité de génération de revenus. Certains participants ont appelé cet aspect transformation du capital social en capital économique
  • En raison de ce qui précède, toutes les activités au niveau de la communauté tendent à être multisectorielles, intégrées et holistiques. Cela s'applique même apparemment aux approches uni-sectorielles telles que la conservation des plantes médicinales qui n’auraient pas pu assurer la participation des communautés sans considération de leurs besoins souvent plus pressants.
  • Les approches viables à la réduction de la pauvreté reposent en grande partie sur l’intégration des pauvres dans le processus du renforcement institutionnel (SEWA, MYRADA, BRAC). Les pauvres deviennent des membres (et même membres du Conseil administratif) des institutions qui les servent.

Instruments d’appui à la mise en œuvre

  • Le rôle du gouvernement dans tous les exemples visités a été celui d’appui technique, institutionnel et de création d’un environnement de politique dans lequel les SHG et les institutions de micro-finance peuvent prospérer. Bien que la coopération au quotidien puisse ne pas être toujours facile, les rapports avec le gouvernement ont dans tous les cas été mentionnés comme étant très utiles. Dans le cas de la médecine traditionnelle, la pratique indigène (Ayurveda) a été réellement institutionnalisée (par exemple par la création d’un ministère de la médecine traditionnelle au Sri Lanka), lui donnant des normes, de la crédibilité, et une bonne réputation.
  • Offre et gestion de crédit : Les systèmes de micro-finance sont viables parce que les coûts de détail de leur fonctionnement sont essentiellement supportés par les groupements de femmes. La tenue des comptes individuels, les approbations de micro-crédit, l’évaluation des garanties sont toutes effectuées par les groupements eux-mêmes avec des taux de recouvrement remarquables - bien au-dessus de 98% dans la plupart des cas. Cependant, cette pratique n’est pas seulement établie comme une mesure de réduction des coûts ; elle permet également aux femmes participantes de gérer leurs propres ressources monétaires avec des réactions en chaîne dans d'autres aspects de leurs vies sociales et économiques. Il n'est pas étonnant que dans un tel système, les débiteurs acceptent des taux d’intérêt environ 2% plus élevés que ceux du marché (qui sont encore inférieurs d’un tiers aux taux pratiqués par les prêteurs sur gages).
  • La mise des groupes d'auto-assistance en rapport avec les banques, les marchés, les entreprises du secteur privé et les uns avec les autres pour former des fédérations en vue de développer des produits répondant mieux à la demande des clients etc., augmente le pouvoir de négociation de toute l'association.


Aspects techniques

  • Innovation dans les savoirs locaux : Les gains obtenus par ceux qui documentent ou ajoutent de la valeur aux savoirs, aux innovations ou aux pratiques locales devraient être partagés d'une façon juste et équitable avec les fournisseurs de ces connaissances et avec d'autres qui ont contribuée à la valeur ajoutée. Cela peut se faire en assurant (a) une protection légale des IK; (b) un partage des bénéfices avec les fournisseurs des IK; (c) la documentation, la diffusion et l’interaction avec les fournisseurs et les communautés dans leur langue maternelle; et (d) des accords de transfert de matériel avec les investisseurs et les chercheurs potentiels.
  • Possibilité d’extraction de bio-diesel : Des substituts potentiels aux combustibles fossiles peuvent être trouvés en utilisant les plantes oléagineuses telles que le " Pongamia ". On peut facilement en extraire l'huile par n’importe quelle technique simple de presse. Ces plantes poussent sur les sols secs ou les terres marginales et l’efficacité énergétique de leur huile est comparable à celle du diesel sans aucun ajustement nécessaire au moteur. Elles augmentent la couverture végétale, les bénéfices environnementaux, les revenus locaux et l'indépendance au niveau national. Leur tourteau peut être transformé en riche gadoue utilisée comme engrais et en méthane, réduisant encore plus les coûts. Du fait que cette plante pousse facilement dans les climats tropicaux, elle pourrait être très facilement adoptée en Afrique.
  • Utilisation de l’informatique pour la prestation des services sociaux : " e-Seva " a créé un nouveau paradigme en offrant aux citoyens des services informatisés à guichet unique s’appuyant sur la technologie de l'information et utilisant un modèle de partenariat public-privé. Il offre toute une gamme de services, allant du paiement des factures de services publics à la délivrance de certificats, de permis, de licences, de réservation d’autobus et aux services de commerce en ligne entre entreprises et particuliers (B2C). Les transactions en temps réel utilisent la technologie pour relier le gouvernement, les prestataires de services et les banques par un réseau informatique sécurisé. C’est une situation gagnant-gagnant pour tous puisque les citoyens utilisent un guichet unique pour plusieurs prestataires de services, les départements ministériels peuvent réduire la paperasserie et redéployer leur personnel tandis que les banques reçoivent les fonds dans un cycle plus court, ce qui leur permet de défrayer les coûts des transactions. Commencé en 2001 avec 10 services, ce service s'est développé jusqu’à compter plus de 75 services, avec de nouveaux services ajoutés périodiquement sur la base de la demande des citoyens
  • Conservation des plantes médicinales : Les plans de conservation et d'utilisation rationnelle des plantes médicinales réussissent s' ils sont élaborés avec la participation des communautés. Une approche de collaboration et ouverte à l'échange d'informations sur les plantes médicinales et les problèmes de conservation est essentielle pour une plus grande prise de conscience et une meilleure coordination des efforts de conservation entre le gouvernement, les ONG et les communautés. Les efforts d'utilisation rationnelle et de conservation au niveau communautaire portent des fruits lorsqu’il existe des institutions locales appropriées dont la structure et les systèmes (organisationnels et financiers) sont conçus localement. " La diversité culturelle et la biodiversité " vont de pair et l'érosion des cultures locales et traditionnelles liées à la biodiversité peut avoir pour conséquence la perte de la biodiversité elle-même.

La marche à suivre

Sur la base des leçons apprises d'Asie du Sud, chacune des trois équipes de projet d’Afrique de l’Est élabore actuellement des plans d'action pour aider à intégrer les leçons apprises par rapport au développement communautaire, à la micro-finance et aux IK dans leurs projets et leur dialogue national de politique. L’accent sera mis sur les principaux domaines suivants: (a) Partenariats et création de Réseaux; (b) Renforcement inter-institutionnel des capacités; (c) Dialogue au niveau des politiques; (d) Activités ou innovation à la base; et (e) Sensibilisation et diffusion et pratiques pour une meilleure aide au développement et des résultats de meilleure qualité.

Cette article a été écrit par Krishna Pidatala et est basé sur le voyage d’étude " South

-South Learning Exchange " effectué en juin 2004. Pour plus d'information, veuillez contacter Krishna Pidatala à : World Bank, 1818 H. Street NW, Washington D.C. 20433. Téléphone: (202)-473-7353 (adresse e-mail: kpidatala@worldbank.org