Notes CA fournit
des rapports périodiques sur les Initiatives en matière
de développement des Savoirs Locaux (IK) en Afrique Sub-Saharienne
et occasionnellement sur des initiatives similaires en dehors de la
Région. Il est publié par le Africa Region’s Knowledge
and Learning Center dans le cadre d’un partenariat évolutif
entre la Banque mondiale, les communautés, les ONG, les institutions
de développement et les organisations multilatérales.
Les opinions exprimées dans le présent article sont celles
des auteurs et ne devraient en aucun cas être attribuées
au Groupe de la Banque mondiale ou ses partenaires dans cette initiative.
Une page web sur les IK est disponible à l’adresse www.worldbank.org/afr/ik/
Echange
et Apprentissage " Sud-Sud " pour le renforcement des capacités
des clients
Les enquêtes
de rétro-information des clients en Afrique indiquent que la
performance de la Banque a besoin d’être renforcée
en ce qui concerne (a) le respect des cultures locales, (b) l’adaptation
des connaissances au contexte local et (c) l’intégration
des savoirs locaux aux efforts de développement. Ces derniers
voudraient voir une plus grande participation des bénéficiaires
et des experts locaux en matière de projets dans la conception
des projets afin de s'assurer que les conditions locales sont mieux
prises en considération. Les clients voudraient également
que la Banque développe de nouvelles approches au renforcement
des capacités visant au transfert des connaissances à
et entre des groupes plus diversifiés de parties-prenantes. Afin
de satisfaire à ces demandes, le Knowledge and Learning Group
de la Région Afrique (AFTKL) a entrepris la deuxième mission
d’échange et d’apprentissage " Sud-Sud "
entre l'Afrique de l'Est et l'Asie du Sud en juin 2004 (la première
ayant eu lieu en septembre 2002). Le principal objectif de cet échange
inter-régional d’apprentissage était d'aider à
renforcer les capacités des clients dans certains pays choisis
d’Afrique de l'Est à utiliser les savoirs locaux (IK),
l'informatique et le capital social comme levier pour le développement.
Modèle
de renforcement des capacités
Le modèle
de renforcement des capacités avancé par beaucoup de praticiens
du développement en Afrique suggère qu'il y a trois piliers
critiques au succès: (a) donner aux clients voix au chapitre,
(b) adapter les connaissances transmises au contexte local et, (c) se
comporter en facilitateur. Cela signifie qu’il faut créer
un espace permettant au client d’apprendre par l’action,
trouver la meilleure adaptation locale possible et consolider les compétences
comportementales efficaces. Ce processus est conçu pour favoriser
l’appropriation locale /nationale et aider à combler les
lacunes d’adaptation des connaissances en s’appuyant sur
les connaissances locales et universelles pour apporter juste à
temps et juste assez d'expertise pour aider au renforcement des capacités
des clients.
Echange & Apprentissage " Sud-Sud " d’IK
- Juin 2004
L'" Échange
inter-régional d’apprentissage " a eu lieu du 14 au
30 juin 2004 entre l'Ethiopie, le Malawi et la Tanzanie d’une
part et le Bangladesh, l'Inde et le Sri Lanka d’autre part et
a concerné trois équipes de projet – le Women’s
Development Initiatives (WDIP) d’Ethiopie, le Malawi Social Action
Fund (MASAF) et le Tanzania Social Action Fund (TASAF). Cinq membres
du personnel de la Banque ont servi d’agents encadreurs de l’échange
des connaissances afin de s'assurer que les leçons apprises de
l'expérience soient effectivement recueillies au moyen de Débriefings
(dialogues ouverts enregistrés sur vidéo) pour faciliter
l’apprentissage par la réflexion.
IK Notes fournit des rapports périodiques sur les Initiatives
en matière de développement des Savoirs Locaux (IK) en
Afrique Sub-Saharienne et occasionnellement sur des initiatives similaires
en dehors de la Région. Il est publié par le Africa Region’s
Knowledge and Learning Center dans le cadre d’un partenariat évolutif
entre la Banque mondiale, les communautés, les ONG, les institutions
de développement et les organisations multilatérales.
Les opinions exprimées dans le présent article sont celles
des auteurs et ne devraient en aucun cas être attribuées
au Groupe de la Banque mondiale ou ses partenaires dans cette initiative.
Une page web sur les IK est disponible à l’adresse :www.worldbank.org/afr/ik/
Le thème de cette mission d'" échange et d'apprentissage
" était d’apprendre des vastes expériences
de l’Inde, du Bangladesh et du Sri Lanka afin d’" utiliser
le capital social comme levier pour le développement économique
par l’entremise des savoirs locaux et de l'informatique
". Les deux principaux objectifs étaient (a) adapter, intégrer
et vulgariser si possible les leçons apprises des expériences
de l’Asie du Sud dans les politiques de développement de
l’Afrique de l’Est et les projets financés par la
Banque; et (b) créer des partenariats de savoirs locaux et d’apprentissage
afin d’accélérer le dialogue et la coopération
technique Sud-Sud.
Une demi-journée de lancement à New Delhi a présenté
un certain nombre de réussites technologiques basées sur
les IK en Inde. Cette manifestation a comporté une brève
présentation par plusieurs organisations d’Asie du Sud
qui devaient être visitées pendant la mission. Par ailleurs,
l'équipe a tenu une séance de réflexion sur un
résultat de l'échange précédent où
le Programme IK de la Banque avait aidé le gouvernement du Kerala
à intégrer les IK dans le 10ème plan quinquennal
de l'Etat (2002-2007). Le lancement a aidé (i) la délégation
de l’Afrique de l’Est et le personnel de la Banque au Bureau
de Delhi à jeter un nouveau regard sur les résultats du
premier échange; (ii) à préparer la délégation
pour les visites à venir et (iii) le personnel de la Banque au
Bureau de Delhi à explorer d'autres opportunités de partenariat
pour la coopération Sud-Sud entre les praticiens/les institutions
d’IK en Afrique de l'Est et en Asie du Sud.
Modèle de processus du partenariat
Le processus de
création du partenariat se répartit en quatre phases:
(i) Etablissement de relations comportant un exercice de cartographie
et l’initiation du dialogue; (ii) Exposition d’apprentissage
pour les pays d’Afrique de l’Est;
(iii) Renforcement des capacités au niveau national; et (iv)
Poursuite des relations pour plus de coopération. La première
phase vise à établir des relations entre des projets dans
les pays d’Afrique de l’Est et des projets de l’Asie
du Sud. La deuxième phase a comporté une exposition d’apprentissage
du personnel de projet et des organisations communautaires à
la base (CBO) partenaires venant de communautés de projets en
Afrique de l'Est à des projets en Inde, au Bangladesh et au Sri
Lanka. La troisième phase sera centrée sur le renforcement
des capacités pour l’intégration des IK dans les
activités de projet et le renforcement des initiatives de niveau
national dans les projets des pays d’Afrique de l’Est. La
quatrième phase aidera les projets à poursuivre le partenariat
pour plus de coopération et d’apprentissage. Les activités
sont conçues autour de ces quatre phases afin de souligner l'importance
de renforcer et de poursuivre le partenariat plutôt que simplement
entreprendre des voyages d'étude.
Projets
partenaires d’Asie du Sud
Huit projets/partenaires
furent identifiés, cinq en Inde, deux au Bangladesh et un au
Sri Lanka par un processus consultatif impliquant des sources de connaissances
en Asie du Sud, le personnel de la Banque et d'autres praticiens. Ces
projets ont utilisé des savoirs et des pratiques locales pour
le développement dans des domaines très pertinents pour
les projets d’Afrique de l'Est. Ces projets étaient les
suivants: (a) Self Employed Women’s Association (SEWA), Ahmedabad,
Inde; (b) Honeybee Network, Ahmedabad, Inde; (c) MYRADA, Bangalore,
Inde (d). Andhra Pradesh District Poverty Initiatives Project, Inde;
(e) Center for Good Governance, Hyderabad, Inde; (f) Bangladesh Rural
Advancement Committee (BRAC), Bangladesh; (g) Grameen, Bangladesh; et
(h) Conservation and Sustainable Use of Medicinal Plants Project, Sri
Lanka.
Familiarisation
d’apprentissage
Des participants
choisis dans chacun des projets d'Afrique de l’Est ont visité
les projets en l'Inde, au Bangladesh et au Sri Lanka. Bien que toute
l'équipe ait visité les cinq projets en Inde, elle s’est
plus tard scindée en trois groupes avec un groupe pour les visites
au Bangladesh, un autre pour les visites au Sri Lanka tandis que le
troisième groupe restait en Inde. La familiarisation d’apprentissage
Sud-Sud elle-même consistait en: (a) des visites de terrain à
certains sites de projets/certaines communautés choisis afin
de comprendre comment fonctionne le processus; (b) des rencontres avec
des fonctionnaires sur le terrain afin de comprendre comment les IK
ont catalysé le capital environnemental et social des communautés
pour des gains économiques; et (c) un atelier final à
la Représentation de la Banque en Inde comprenant une réunion
de conclusion, un débriefing et un plan d'action. L'atelier a
fourni aux participants l’occasion de réfléchir
sur ce qu'ils avaient appris et la manière dont cela pourrait
être appliqué dans le contexte africain. La méthode
de débriefing (interviews ouvertes enregistrées sur vidéo)
s'était avérée être un outil efficace de
restitution et de facilitation du processus d'apprentissage lors du
voyage d’étude de 2002. Par conséquent, il fut décidé
de programmer une autre série de débriefings pour le voyage
d'étude de 2004. Ceux-ci eurent lieu périodiquement à
plusieurs étapes (en moyenne, une fois tous les trois jours),
avec une session finale de conclusion à Delhi.
Les leçons
apprises
Ce qui suit est
le compte-rendu des principales leçons que les clients africains
ont apprises de l'Asie du Sud. Ces leçons commencent par quelques
observations d’ordre général, suivies d’observations
spécifiques ayant trait au développement communautaire,
aux procédures de mise en application et aux aspects techniques
dans les domaines suivants.
Leçons d’ordre général
Les observations faites à partir des visites de terrain sont
résumées en cinq découvertes d’ordre général
que les participants considèrent essentielles au succès
des groupes visités.
- Culture
d'épargne: d’importance capitale dans presque
tous les groupes visités, on a observé une activité
d’épargne (et de crédit)/de microfinance. Dans
le contexte
de l'économie rurale de l'Inde (avec des prêteurs à
gages pratiquant des taux d'intérêt exorbitants, un degré
plus élevé d'intégration du marché des
producteurs ruraux, une meilleure infrastructure de services, des
obligations sociales coûteuses) la propension à l'accumulation
de capital semble être beaucoup plus élevée qu'en
Afrique, ce qui fournit un motif pour initier des activités
d’épargne et de crédit (S&L). La gestion de
l'épargne et du crédit est vue comme un outil d'autonomisation
qui pourrait conduire à une plus grande cohésion et
à des initiatives sociales.
- Orientation
vers le profit: Toutes les activités génératrices
de revenus entreprises semblaient clairement motivées par le
profit et étaient calculées et mises en oeuvre d'une
manière qui ne nécessitait pas des injections extérieures
de capital pour se maintenir.
- Mobilisation
sociale et rôle des femmes: Les femmes dans les
groupes d’auto-assistance (SHG) –avec l'intermédiation
d’agents extérieurs, tels que les ONG - non seulement
poursuivaient des intérêts économiques mais également
d’importants objectifs de développement social autour
d’idéologies courantes en Inde (socialisme, mouvements
Gandhiens) qui mettent l’accent sur l'importance des droits
humains.
- Priorité
aux institutions: Stimuler la croissance des institutions
de pauvres conduit à une plus grande réduction de la
pauvreté et à l’autonomisation. La participation
des pauvres ne conduit pas directement à leur autonomisation;
elle conduirait cependant au renforcement des institutions et des
relations. L'expérience acquise par le renforcement de ces
structures et réseaux et leur maintien est un instrument important
d'autonomisation des personnes. L’autonomisation est donc basée
sur et se développe à partir des institutions propres
aux gens; elle ne leur est accordée par personne ou par une
quelconque tentative de décentralisation.
- Intégration
des Ik: Bien que n’étant pas nécessairement
formalisés, les IK ont joué un rôle capital dans
le succès des divers projets. Cela inclut une transformation
intrinsèque et progressive du système traditionnellement
restrictif de caste grâce à laquelle les femmes se trouvent
maintenant, en raison de leurs activités, en mesure de négocier
leurs droits et de devenir des partenaires égaux dans les efforts
de développement de leurs communautés. Ces cinq aspects
semblent converger en un sens remarquable d’appropriation des
activités et des réalisations par les membres des SHG,
qui à son tour assure un niveau élevé de transparence,
de gouvernance et de responsabilité qui conduit à des
" résultats excellents sur le terrain."
Leçons spécifiques
Approches à la mobilisation des communautés
- Le point de départ
de toutes les activités communautaires est leurs intérêts,
leurs besoins, leurs souhaits tels qu’établis par divers
moyens, allant des méthodes classiques de PRA au concept des
organisations basées sur l’adhésion (tous les
bénéficiaires sont également membres de l’ONG
apportant l’assistance, par exemple SEWA).
L'identification des groupes (vulnérables) visés n'est
pas un exercice d’une seule fois; une méthodologie flexible
doit être
- adoptée
selon la situation dans différentes communautés; une
réévaluation périodique des groupes cibles doit
être faite dans la mesure où les conditions sociales
et économiques tendent à changer au niveau de chaque
ménage avec le temps. Les communautés sont activement
impliquées à tous les niveaux de la planification et
de l'exécution.
- Les groupes de
femmes dont les membres sont liés par un tissu de rapports
qui leur permet de remplir certaines fonctions traditionnelles, d’appui,
sont connus sous le nom de Groupes d'Affinité. Cette affinité,
qui existe avant toute intervention extérieure, est basée
sur la confiance mutuelle, la réciprocité, l'appui fonctionnel
et l’homogénéité entre les membres et reflète
un souci commun qui dépasse la génération de
revenus. Ces groupes forment également la base des groupes
d'épargne et de crédit ou pour d'autres activités
spécifiques telles que le tissage, la récupération
des terres ou l'élevage laitier. Leur capacité de durabilité
en tant que groupe repose principalement sur leur souci commun plutôt
que sur l'activité de génération de revenus.
Certains participants ont appelé cet aspect transformation
du capital social en capital économique
- En raison de
ce qui précède, toutes les activités au niveau
de la communauté tendent à être multisectorielles,
intégrées et holistiques. Cela s'applique même
apparemment aux approches uni-sectorielles telles que la conservation
des plantes médicinales qui n’auraient pas pu assurer
la participation des communautés sans considération
de leurs besoins souvent plus pressants.
- Les approches
viables à la réduction de la pauvreté reposent
en grande partie sur l’intégration des pauvres dans le
processus du renforcement institutionnel (SEWA, MYRADA, BRAC). Les
pauvres deviennent des membres (et même membres du Conseil administratif)
des institutions qui les servent.
Instruments
d’appui à la mise en œuvre
- Le rôle
du gouvernement dans tous les exemples visités a été
celui d’appui technique, institutionnel et de création
d’un environnement de politique dans lequel les SHG et les institutions
de micro-finance peuvent prospérer. Bien que la coopération
au quotidien puisse ne pas être toujours facile, les rapports
avec le gouvernement ont dans tous les cas été mentionnés
comme étant très utiles. Dans le cas de la médecine
traditionnelle, la pratique indigène (Ayurveda) a été
réellement institutionnalisée (par exemple par la création
d’un ministère de la médecine traditionnelle au
Sri Lanka), lui donnant des normes, de la crédibilité,
et une bonne réputation.
- Offre et gestion
de crédit : Les systèmes de micro-finance sont viables
parce que les coûts de détail de leur fonctionnement
sont essentiellement supportés par les groupements de femmes.
La tenue des comptes individuels, les approbations de micro-crédit,
l’évaluation des garanties sont toutes effectuées
par les groupements eux-mêmes avec des taux de recouvrement
remarquables - bien au-dessus de 98% dans la plupart des cas. Cependant,
cette pratique n’est pas seulement établie comme une
mesure de réduction des coûts ; elle permet également
aux femmes participantes de gérer leurs propres ressources
monétaires avec des réactions en chaîne dans d'autres
aspects de leurs vies sociales et économiques. Il n'est pas
étonnant que dans un tel système, les débiteurs
acceptent des taux d’intérêt environ 2% plus élevés
que ceux du marché (qui sont encore inférieurs d’un
tiers aux taux pratiqués par les prêteurs sur gages).
- La mise des groupes
d'auto-assistance en rapport avec les banques, les marchés,
les entreprises du secteur privé et les uns avec les autres
pour former des fédérations en vue de développer
des produits répondant mieux à la demande des clients
etc., augmente le pouvoir de négociation de toute l'association.
Aspects techniques
- Innovation dans
les savoirs locaux : Les gains obtenus par ceux qui documentent ou
ajoutent de la valeur aux savoirs, aux innovations ou aux pratiques
locales devraient être partagés d'une façon juste
et équitable avec les fournisseurs de ces connaissances et
avec d'autres qui ont contribuée à la valeur ajoutée.
Cela peut se faire en assurant (a) une protection légale des
IK; (b) un partage des bénéfices avec les fournisseurs
des IK; (c) la documentation, la diffusion et l’interaction
avec les fournisseurs et les communautés dans leur langue maternelle;
et (d) des accords de transfert de matériel avec les investisseurs
et les chercheurs potentiels.
- Possibilité
d’extraction de bio-diesel : Des substituts potentiels aux combustibles
fossiles peuvent être trouvés en utilisant les plantes
oléagineuses telles que le " Pongamia ". On peut
facilement en extraire l'huile par n’importe quelle technique
simple de presse. Ces plantes poussent sur les sols secs ou les terres
marginales et l’efficacité énergétique
de leur huile est comparable à celle du diesel sans aucun ajustement
nécessaire au moteur. Elles augmentent la couverture végétale,
les bénéfices environnementaux, les revenus locaux et
l'indépendance au niveau national. Leur tourteau peut être
transformé en riche gadoue utilisée comme engrais et
en méthane, réduisant encore plus les coûts. Du
fait que cette plante pousse facilement dans les climats tropicaux,
elle pourrait être très facilement adoptée en
Afrique.
- Utilisation de
l’informatique pour la prestation des services sociaux : "
e-Seva " a créé un nouveau paradigme en offrant
aux citoyens des services informatisés à guichet unique
s’appuyant sur la technologie de l'information et utilisant
un modèle de partenariat public-privé. Il offre toute
une gamme de services, allant du paiement des factures de services
publics à la délivrance de certificats, de permis, de
licences, de réservation d’autobus et aux services de
commerce en ligne entre entreprises et particuliers (B2C). Les transactions
en temps réel utilisent la technologie pour relier le gouvernement,
les prestataires de services et les banques par un réseau informatique
sécurisé. C’est une situation gagnant-gagnant
pour tous puisque les citoyens utilisent un guichet unique pour plusieurs
prestataires de services, les départements ministériels
peuvent réduire la paperasserie et redéployer leur personnel
tandis que les banques reçoivent les fonds dans un cycle plus
court, ce qui leur permet de défrayer les coûts des transactions.
Commencé en 2001 avec 10 services, ce service s'est développé
jusqu’à compter plus de 75 services, avec de nouveaux
services ajoutés périodiquement sur la base de la demande
des citoyens
- Conservation
des plantes médicinales : Les plans de conservation et d'utilisation
rationnelle des plantes médicinales réussissent s' ils
sont élaborés avec la participation des communautés.
Une approche de collaboration et ouverte à l'échange
d'informations sur les plantes médicinales et les problèmes
de conservation est essentielle pour une plus grande prise de conscience
et une meilleure coordination des efforts de conservation entre le
gouvernement, les ONG et les communautés. Les efforts d'utilisation
rationnelle et de conservation au niveau communautaire portent des
fruits lorsqu’il existe des institutions locales appropriées
dont la structure et les systèmes (organisationnels et financiers)
sont conçus localement. " La diversité culturelle
et la biodiversité " vont de pair et l'érosion
des cultures locales et traditionnelles liées à la biodiversité
peut avoir pour conséquence la perte de la biodiversité
elle-même.
La marche
à suivre
Sur la base des
leçons apprises d'Asie du Sud, chacune des trois équipes
de projet d’Afrique de l’Est élabore actuellement
des plans d'action pour aider à intégrer les leçons
apprises par rapport au développement communautaire, à
la micro-finance et aux IK dans leurs projets et leur dialogue national
de politique. L’accent sera mis sur les principaux domaines suivants:
(a) Partenariats et création de Réseaux; (b) Renforcement
inter-institutionnel des capacités; (c) Dialogue au niveau des
politiques; (d) Activités ou innovation à la base; et
(e) Sensibilisation et diffusion et pratiques pour une meilleure aide
au développement et des résultats de meilleure qualité.
Cette article
a été écrit par Krishna Pidatala et est basé
sur le voyage d’étude " South
-South Learning
Exchange " effectué en juin 2004. Pour plus d'information,
veuillez contacter Krishna Pidatala à : World Bank, 1818
H. Street NW, Washington D.C. 20433. Téléphone:
(202)-473-7353 (adresse e-mail: kpidatala@worldbank.org
|