Perspective
du Client dans le processus de préparation de
la stratégie d’appui au Cameroun axée sur
des résultats
(Client Perspective on the Cameroon Results
Based Country Assistance Strategy)
Introduction: Son Excellence, Martin Aristide OKOUDA
est Ministre chargé de l’Economie, la Programmation
et du Développement Régional du Cameroun. Dans
sa capacité d’interlocuteur principal du
pays dans le processus de préparation du RB CAS
et sa mise en œuvre. Son Excellence, M. OKOUDA,
partage dans cet entretien ses propos sur cette
nouvelle approche. Plus particulièrement, il s’explique
sur l’interface entre le RB CAS et le DRSP,
les défis que présentent ces nouveaux instruments,
en matière d’adaptation au contexte du pays,
et les atouts et circonstances qui peuvent favoriser
cette adaptation. Il met l’accent sur l’importance
d’un partenariat solide, la responsabilité
de’ chacun dans ce partenariat, l’importance
du Monitoring & Evaluation et des indicateurs
crédibles à l’appui pour mesurer le progrès.
La vidéo peut être vu en entier ou suivant les
principaux thèmes (notés en bleu) qui ont été
retenu pendant l’entretien. Ce compte rendu
a été organisé par les Services Diffusion du Savoir
de la Région Afrique (AFTKL) de la Banque mondiale.
M. Nicolas Gorjestani, Conseiller Principal, Région
Afrique, a réalisé cet entretien à Yaoundé le
14 février 2004.
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Contexte
général
- Les circonstances dans lesquelles
ce nouveau dialogue a eu lieu - L’interface entre le CAS et le
DSRP…Les deux approches sont mutuellement
concomitantes. L’approche est participative,
dynamique et devrait être itérative des deux
côtés ( pays et Banque). L’approche est
bonne mais les deux instruments (CAS et DSRP),
nécessitent une implémentation, et Monitoring
& Evaluation partant sur une base participative.
(5:24 min)
- Le rôle du CAS dans cette interface
-
- Le CAS doit mettre l’accent sur les
besoins du pays...il faut faire une analyse
prospective sur la base des objectifs du pays,
c’est pour cela que la méthode reste
la même, mais l’implémentation est différente
par pays à cause des contextes différentes..
c’est pour cela que le CAS doit mettre
l’accent sur les besoins du pays…
- L’importance d’une collaboration
continue…l’importance d’une
interface permanente entre les deux équipes
(CAS et DSRP) pour s’assurer que les
engagements pris au départ pour le CAS et
le DSRP se font d’une manière simultanée...voire
si nous sommes entrain de sortir de la piste.
(2:45 min)
Importance
et la nécessité d’adapter ces instruments
aux réalités du pays
- Implication de la société civile Le manque d’ implication de la société civile,
le secteur privé, dont la Banque nous reprochait
dans le passé a été réglé grâce au conseil de
la Banque qui avait finalement compris qu’il
s’agit d’une question de définition
des cibles. (6 :57 min).
- Définition des cibles suivant les
analyses de la pauvreté - Ces analyses nous ont fait découvrir beaucoup de choses que nous
même ne savions pas...la collaboration a été
accentuée pour l’approche participative
avec l’appui de la Banque dans la définition
des cibles suivant les analyses de la pauvreté…Les
approches CAS et DSRP sont convergentes et doivent
se déployer sur le terrain dans le même temps
en terme d’analyse, en terme d’implémentation
et d’évaluation. (3:53 min)
Comment
engager la société
5. Identification - Il fallait l‘identifier, définir
les associations et personnes considérées comme
des vecteurs d’opinion dans certains thèmes,
les distiller et les impliquer dans nos activités.
(35 sec)
- Implication réelle - On peut discuter sur le mode
d’implication, mais pas du niveau d’implication,
car il faut que cette société civile soit perçue
comme un acteur actif tenant compte du fait
qu’à la fin de l’exercice, c’est
le gouvernement qui est responsable des résultats
(5:48 min)
- Responsabilisation (Empowerment)
et renforcement de ses capacité - Par le biais des séminaires, des formations
et autosuffisance.. nous attendons aussi l’appui
de nos partenaires telle que la Banque mondiale
pour que cette formation ne soit pas une exception
mais la règle …nous avons besoins d’une
société civile bien organisée, forte et responsable.
(4 :30 min)
Les
éléments non-techniques dans ce dialogue
- Comportement, mentalité et attitude
du personnel de la Banque - Ce qu’il faut éviter dès le départ c’est des généralisations
et des transpositions …[comme ça a marché
dans tel pays de l’Afrique sub-saharienne,
ça va aussi nécessairement marcher au Cameroun.]…
Il y a un problème d’adaptation nécessaire
au contexte Camerounais, c’est l’effort
que doivent faire les experts de la Banque (8
:53 min)
La
capacité du suivi et évaluation des résultats
et de la collecte de statistiques
- L’importance des résultats
quantifiables -
La préférence pour des indicateurs quantitatifs…et
d’autres exemples tels que le nombres
de moustiquaires…
l’importance de s’entendre avec
nos partenaires sur l’indicateur, sur
le niveau qu’il faut atteindre par rapport
au moyen budgétaire
(3:52 min)
- Les acquis du pays et les besoins
en matière de la capacité pour la collecte de
statistiques - beaucoup d’enquêtes statistiques
ont été mis en œuvre dans le cadre du DSRP
pour la préparation du document avec l’appareil
statistique que nous disposons... le dispositif
statistique sera fondamental par rapport à toutes
les évaluations qu’on pourra faire au
niveau du CAS ou au niveau du DSRP…l’appareil
statistique Camerounais est encore perfectible…on
pourra avoir un outil plus adapté aux nécessités
exigées pour assumer les travaux d’évaluation
du DSRP et du CAS…et nous comptons sur
l’appui de nos partenaires dans ce domaine..
(3:48 min)
- Le rôle du CAS pour développer la
capacité en statistique - le CAS a mis un accent particulier sur les problèmes de M&E
des résultats… nous avons aussi évoqué
le problème de renforcement de l’appareil
statistique pour améliorer les évaluation qu’on
pourra faire sur la base des indicateurs. (38
sec)
Le
rôle de chacun des partenaires (le pays et la
Banque) dans les résultats
- Le pays est responsable des résultats
- La Banque ne peut pas être responsable des
résultats d’un pays, c’est le gouvernement
qui est jugé devant l’histoire. Mais la
Banque peut nous aider à atteindre certains
résultats…par ses appuis institutionnels
elle est largement partie prenante à notre performance
qui dépend de son aide en conseil et en facilité
qu’elle est capable de nous fournir. (2:56
min)
- Les facteurs de succès pour l’amélioration
du partenariat entre la Banque et ses interlocuteurs - Les experts de la Banque donnent
l’impression aux experts camerounais qu’ils
sont mauvais et qu’ils n’ont rien
fait comme travail depuis le début, ils suivront
la démarche de la Banque mondiale mais ne vont
pas y adhérer… il faut qu’ils écoutent,
s’ils donnent l’impression de ne
pas vouloir les écouter si non il n’y
pas de discussion sur la base d’un partenariat.
Pour l’amélioration de notre partenariat…il
faut partir d’une position sans préjugée
en matière de perception. (7:36 min)
Le
rôle de la Banque du Savoir
- Le rôle de la Banque se situe sur
deux pôles : Banque d’appui sur le plan
conseil et appui sur le plan financier -
Ces rôles sont devenus équivalents… avant
la Banque était pourvoyeur de fonds pour mettre
en œuvre des programmes économiques, mais
de plus en plus, la Banque sert vraiment de
conseiller sur des différents options de politiques
économiques…et comme pourvoyeur des idées
pouvant déboucher sur des options fortes et
durables … nous sommes à cent pour cent
pour le rôle de la Banque du savoir, notre problème
est au niveau de l’approche méthodologique
pour rendre cette Banque de savoir beaucoup
plus efficace. (5:31 min)
L’interface
entre le Savoir Global et le Savoir Local
- Nous sommes des hybrides culturels
- malgré cela, nous sommes des africains nous
avons nos coutumes et nos traditions…
il s’agit donc de tirer de ce qui est
de notre spécificité la force pour nous adapter…les
valeurs qui ont cours de l’occident ne
peuvent pas être importer d’une façon
brute, il faut la nécessaire adéquation par
rapport au contexte…nous sommes des hybrides
culturels et tirons de cela la force de nous
adapter…restons nous même et ne détruisons
pas nos valeurs et traditions, mais adaptons
les à la modernité (3:45 min)
- Quelques exemples performants du
Savoir local : l’influence des tradipraticiens - dans le traitement de l’hépatite
A, qui est très bien soignée par les tradipraticiens
et qui est accepté par les populations à tous
les niveaux…bref, il faut que nous adaptions
ce qui constituent nos forces à la modernité.
(3:00 min)
Conclusions
- Observations et conseils sur la
base de votre expérience avec le processus du
RB CAS - ’’ Nous voulons que
nous soyons bien perçu par la Banque q’elle
vois mieux nos efforts, peut être qu’il
y a un déficit de communications, DSRP approfondir
l’analyse des efforts qu’ils sont
entrain de faire et il est sûr que ça aboutira
a l’augmentation des allocations. (12:49
min)
- Feedback sur cette approche de Debriefing
- Cette approche m’a ouvert des horizons
nouveaux d’autant plus qu’il s’agit
d’une conversation où je vous dis ce que
je ressent par rapport à notre partenariat avec
la Banque. Cette approche s’impose au
regard de ce qui se passe dans nos pays. C’est
une bonne idée que la Banque aille auprès de
ses partenaires et solliciter leur point de
vue sur le partenariat. Il serait bon de partager
ces expériences, diffuser ces informations auprès
des autres pays et vice-versa pour que nous
puissions tous améliorer notre perception des
choses et enrichir notre perception du partenariat.
(2:26 min)
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